Oops ! 8 octobre 2008-Jérôme BOSCH- Jardin des Délices

Hiéronymus Van Haken, alias Jérôme BOSCH (1450-1516).

Bosch-OOPS

De son véritable nom Hieronymus Van Haken, Jérôme Bosch est né dans une famille modeste originaire d’Aix la Chapelle, venue s’installer en Pays Bas deux siècles plus tôt.
Son grand-père Jan Van Haken et son père Anthonis Van Haken ont exercés déjà le métier de peintre, quand Hieronymus naît vers 1453 à S’Hertogenbosch au Pays Bas.
On sait assez peu de chose sur sa vie, mais on sait qu’il se marie vers 1478 avec une aristocrate qui lui permet d’accéder à un statut social plus enviable et à une certaine sécurité matérielle.
Vers 1486, Jérôme Bosch est cité comme membre d’une confrérie, « La Confrérie Notre Dame », proche d’une secte hérétique « Les Frères du Libre-Esprit ».

Une citation de 1509 dans les registres de « La Confrérie de Notre Dame » le fait apparaître comme étant « Jheronymus Van Haken, le peintre qui signe « Bosch ».
Si l’origine de l’art et de son évolution stylistique est assez complexe, le difficulté est accrue par le fait qu’ aucune oeuvre n’est datée et que de nombreux panneaux qu’il a peint ont été détruits. La chronologie de son oeuvre est difficile à établir et repose en partie sur des hypothèses

On ne sait que très peu de choses d’abord sur la période d’apprentissage de Jérôme Bosch, dont on peut cependant dire qu’elle n’a pas pu échapper d’abord à l’influence exercée par les oeuvres de son père.
On peut supposer par ailleurs, que bien qu’on ne sache rien de sa formation ou de ses déplacements hors de sa cité natale qui l’auraient mis en contact avec d’autres artistes de son époque. Ses tableaux sont très marqués par les représentations du bien, du paradis, du mal, du vice, de la douleur, de la souffrance, propre aux préoccupations médiévales de son temps.
Le salut, le jugement dernier, l’attente de l’avenir, de la mort ou de la fin du monde, prennent chez lui une forme très différente des peintres qui sont ses contemporains : tels les frères Van Eyck, Rogier Van der Weyden ou Memling, mais encore Dürer ou Léonard de Vinci.
Ce n’est pas une résignation pieuse propre au Moyen-âge qui s’exprime chez lui, comme dans de nombreuses oeuvres de cette époque, mais à l’inverse, une interrogation par la représentation morale de la responsabilité des hommes ici bas, et ainsi en quelque sorte une ouverture à la modernité.

Le jardin des délices, 1503

Cette  peinture à l’huile sur bois, peinte vers 1494-1500 et visible au Louvre à Paris, mesure 57,8 x 32,5 cm. Elle est inspirée par La Nef des Fous (Das Narrenschiff), un recueil de poèmes satiriques de l’alsacien Sébastien Brant publié en 1494. L’ouvrage, illustré de gravures sur bois attribuées à Albrecht Dürer, connut immédiatement un succès sans précédent. Il fut traduit en plusieurs langues, détrôna un temps la Bible dans le record des ventes.

BOSCH-jardindesdelicesferme

Peinture la plus célèbre de Jérôme Bosch, ce triptyque dépeint l’histoire du monde et la progression de péché. Les panneaux fermés représentent la création du monde,

BOSCH-Le jardin des délices

l’histoire progresse avec Adam et Eve et le péché original sur le panneau gauche.
Le panneau du centre dépeint un monde profondément engagé dans des plaisirs coupables.
Le panneau de droite les supplices de l’enfer.
Ci-dessous des détails de la partie droite du tryptique.

BOSCH-Michel Mancini-Panneau_droit2-li

 

Des tentatives diverses ont été faites pour interpréter les différentes scènes. Les représentations sexuelles ont été rapprochées du credo des Adamites, une secte hérétique qui préconisait la liberté sexuelle.

Une  autre théorie met en avant une série d’illustrations de  proverbes.

Dans l’enfer figurent plusieurs instruments de musique gigantesques. Si leur forme est réaliste, leur situation ne l’est pas :
la harpe sort d’un luth et relève du fantastique.
Une figure humaine tendue à travers les cordes d’une harpe;

BOSCH-Panneau_droit4

une autre se tord autour du bec d’une flûte et s’est entrelacée avec un serpent ; une troisième paire montre un tambour équipé de pieds d’oiseaux.

(Les détails proviennent d’une copie du tryptique par Michel MANCINI.)

Autre réalisation du peintre:

« Le portement de croix » , avec des visages incroyables…

BOSCH-Portement_de_croix-bosh


Sources :
  http://www.lemondedesarts.com/Dossierbosch.html
 http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/bosch/jardindesdelices.htmBOSH
http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/07/31/la_nef_des_fous_de_jerome_bosch.html
et autres documents. 

 

Oops ! 11 janvier 2008 – J.M MANTIS

Jean-Marc MANTIS

Aquarelles en Chartreuse.         conception-plusinfos  Aquarelles au Mont-Blanc  (lien au 20 sept.2009)

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Jean-Marc MANTIS, aquarelliste de renom, publie des ouvrages qui comme lui sont pleins de lumière, de poésie.  Son dernier livre, Aquarelles en Chartreuse, dont il a accepté spontanément que j’emprunte les photos présentées, sera suivi d’un autre ouvrage « Aquarelles autour du mont blanc »  qui devrait sortir à l’automne  2008.
MANTIS vit à Chambéry, organise des stages d’aquarelle et participe réguliérement au festival d’aquarelle de Pouilly-les-Nonains , en septembre chaque année. 

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Couverture du livre.

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Aquarelle réalisée.

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Arbres sous la neige

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Au détour de la route

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Qui est ce moine ?

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Notes et esquisses

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Oops ! 29 mai 2008 – Les vitraux de Marc CHAGALL

Marc Chagall 1887-1985

Portrait_of_Marc_Chagall       Portrait de Chagall par  Yury Pen

„J’ai choisi la peinture parce qu’elle m’était autant nécessaire
que la nourriture. Elle me
semblait être une fenêtre par laquelle je pouvais
m’envoler dans un autre monde »

Marc Chagall 1958

Moyshe Segal arrivé de l’endroit où les vaches volent dans les airs, les poissons jouent du violon et les amants unis dans des baisers passionnés s’élèvent dans les nuages, il a inscrit son chapitre du monde féerique dans l’histoire de la peinture, en se faisant connaître sous le pseudonyme de Marc Chagall. En tant que jeune peintre, il a commencé par l’observation des gens et apporté un monde de maisons de bois couverte de neige, de musiciens errants et de petits buveurs dans les métropoles européennes telles que Paris, Berlin ou New York, en y apportant le charme et l’amour de son pays natal.

Chagall a beaucoup voyagé dans le monde. Chicané par les communistes et puis par les nazis (ils ont jugé son art dégradable). Il a été obligé de changer plusieurs fois son lieu de séjour. Malgré cela il a fait beaucoup de connaissances intéressantes. Il est devenu ami entre autres avec Max Jacob et Guillaume Apollinaire, il était lié avec le couple de peintres Robert et Sonie Delaunay, son atelier parisien voisinait avec l’atelier d’Amadeo Modigliani ainsi qu’avec celui de Chaima Soutin, il entretenait des contacts avec les représentants du cubisme et du surréalisme. Pourtant malgré les rapports avec l’environnement de l’Avant-garde, il créait aux rebords du modernisme, absorbé dans son propre monde de l’imagination .La création de l’artiste très souvent a été comparée aux tableaux des surréalistes, pourtant le peintre lui-même s’est séparé de ce groupement en refusant officiellement d’y entrer en 1924. Il affirmait qu’il préfère peindre la vie que des rêves.

Il disait : « Ne m’appelez pas fantaisiste ! Au contraire je suis réaliste. J’aime le monde « . À l’aide des couleurs il racontait des histoires de sa vie, il parlait de son bonheur et de sa passion pour les femmes, il parlait de la beauté de la vie quotidienne. Sa peinture exprimait la passion de la vie!

http://www.vide.fr/vide/artysci/archiwum_chagall.html__jezyk_id–FR,kraj_id–DE

Le plafond de l’Opéra de PARIS.

chagall-opéra-chagall

 

Architecture intérieure

Peinture (Plafond peint)
Date : 1964

Artiste : Marc Chagall

Modèles : Tristan, Iseut, Daphnis, Chloé, Orphée, Eurydicé

Commanditaire : André Malraux

En relation avec : Igor Stravinski, Piotr Ilitch Tchaïkovski, Christoph Willibald Gluck, Alexandre César Léopold Bizet (Georges), Giuseppe Verdi, Jean-Philippe Rameau, Claude Debussy, Ludwig van Beethoven, Maurice Ravel, Modest Petrovitch Moussorgski, Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart, Richard Wagner, Louis-Hector Berlioz, Jules Eugène Lenepveu
http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000060489.html

Quelques vitraux….

Ce qu’il faut savoir:
Les peintres ne sont pas des « vitraillistes ».
Le peintre, guidé par les plans, les descriptions, les photos, exécute dessins et esquisses. Il fournit une maquette définissant les couleurs, les formes, le rythme des ombres et de la lumière. Vient ensuite le carton à grandeur d’éxécution déterminant le tracé des plombs, la découpe des verres, leur valeur colorée: verres plaqués, verres antiques, soufflés à la bouche, mordus à l’acide, etc.. »Allant du trait noir au lavis le plus léger, Chagall fixait l’intensité colorée de chaque verre et en modifiait la translucidité ». Le travail du vitrail est réalisé par un maître verrier. Pour Chagall, comme pour les autres peintres, le nom du maître verrier n’est pratiquement jamais cité. Le nom du peintre créateur reste, l’artiste verrier est oublié…. Réparons cet oubli.

….Charles MARQ….
Né à Paris en 1923.
Après unelicence de Philosophie à la Sorbonne il s’intéresse à la musique et fonde en 1945 avec Pierre Bonnard la « Société de Musique Italienne » à Reims.
En 1949, il épouse Brigitte Simon qu’il a rencontrée en 1946 et qui l’incite à dessiner. Il reprend avec elle l’atelier de vitraux de Jacques Simon à Reims. Après
la réalisation de vitraux personnels à Reims, Rethel et Lyon, il exécute, à partir de 1956, les vitraux avec Jacques Villon, Roger Bissière et Marc Chagall pour
la cathédrale de Metz. Jusqu’en 1985 ce sera lui qui réalisera tous les vitraux de Marc Chagall.

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Quelques mots émouvants de CHAGALL, en cliquant sur l’oreille.

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Le chœur roman qui remonte aux années 1250 à 1270 est très élevé (18m).

Le rouge sang « prophètes » sur la fenêtre de gauche (nord).

Le jaune « Sion » sur la fenêtre de droite (sud).

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http://www.salzmaenner.ch/projekte/2003/2003-04-05-chagall/index.html

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Vitrail  ( Nations Unies, New-York)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Chagall

LA RESTAURATION DU VITRAIL DE LA PAIX DE CHAGALL MARQUE LE SOIXANTIÈME ANNIVERSAIRE DE L’ONU ET LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE DAG HAMMARSKJÖLD

La Vice-Secrétaire générale s’exprime à l’occasion de la cérémonie d’inauguration

(Publié le 1er février 2006 – retardé à la traduction)

On trouvera ci-après le texte de l’allocution prononcée ce soir, au Siège, par la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Mme Louise Fréchette, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration du vitrail de la paix de Chagall.

 La cérémonie organisée aujourd’hui pour célébrer la restauration du vitrail de la paix de Chagall, fruit du travail acharné de la Maecenas World Patrimony Foundation, marque une étape importante dans l’histoire de l’ONU. En effet, nous célébrons à la fois les 60 ans de l’Organisation et le centième anniversaire de la naissance de Dag Hammarskjöld, dont le souvenir est immortalisé par le vitrail que nous avons devant nous.

 La carrière et la mort prématurée de Dag Hammarskjöld illustrent parfaitement les qualités les plus élevées qu’un fonctionnaire international puisse posséder : dévouement à la cause de la paix, souci de la médiation et disposition à risquer sa vie pour le bien de l’humanité. Malgré de nombreuses obligations professionnelles, il a vécu une existence paisible, expression de son amour de la culture et de la méditation.

 Il était donc approprié que le personnel de l’ONU et l’artiste Marc Chagall honorent la mémoire de Dag Hammarskjöld en lui dédiant ce vitrail de la paix, à l’occasion du troisième anniversaire de sa mort. Peintre français né en Russie, dont la carrière a couvert de nombreux continents, Chagall a créé des œuvres qui symbolisaient la communion des cultures dans la paix, l’amour et l’harmonie. La couleur qui domine dans le vitrail est le bleu, couleur qui, selon Chagall, était propice à la méditation.

 Sa place près de l’entrée de la salle de méditation, pensée et créée par Dag Hammarskjöld, met en relief ce lien.

 En haut, à droite, on voit des défenseurs de la paix et des martyrs morts pour la cause. Étant donné que l’une des œuvres musicales préférées de Dag Hammarskjöld était la neuvième Symphonie de Beethoven, Chagall a également intégré quelques notes du dernier mouvement dans le vitrail.

 

Oops ! 21 décembre 2007 – Pablo Picasso

Pablo PICASSO- Les demoiselles d’Avignon

picasso

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Quelques extraits audio de Pablo Picasso sur le tableau « Guernica. »

En juillet1907, Picasso achève une toile de très grand format (huile sur toile, 243.9 x 233.7 cm), entreprise durant l’hiver, qui rompt brutalement avec tout ce qui avait été fait auparavant. Baptisé à l’origine Le Bordel d’Avignon en souvenir de la carrer d’Avinyorue chaude de Barcelone — elle prend le nom de Demoiselles d’Avignon en 1916.
Il ne reste plus que cinq femmes dont une, à gauche est vêtue, sur la toile. Les dessins préparatoires réalisés montrent qu’au début, deux hommes devaient figurer : un marin et un étudiant en médecine tenant un crâne dans ses mains, symbole de la mort, mais aussi du vice et des vertus. Peu à peu, le peintre a délaissé le récit – principe narratif classique – pour se concentrer sur les innovations formelles qu’il comptait apporter aux figures et à l’espace. Néanmoins, il s’agit d’une scène de

bordel pour les amis de Picasso. Mais aujourd’hui, parler de « bordel » pour une interprétation du « Jugement de Pâris », nous permet d’envisager une nouvelle lecture de l’œuvre de Picasso. L’idée de Picasso était de détruire l’image de l’idéal de la femme. Cette oeuvre est donc une sorte de caricature à l’encontre du Bain Turc d’Ingres, de même que la 2nd figure de la femme sur ma gauche est une Odalisque couchée relevée (cf la période d’Orientalisme d’Ingres).

PICASSO-les-demoiselles-avignon-1907

Matisse, Derain, Braque, Apollinaire, qui découvrent la toile dans l’atelier du Bateau-Lavoir, la perçoivent comme un « terrorisme ». Derain, à son propos, dira même à Daniel-Henry Kahnweiler :
« Un jour, nous apprendrons que Picasso s’est pendu derrière sa grande toile »
Le contenu – des prostitués nues aux corps mutilés – et le traitement de l’espace et des figures, qui rompent radicalement avec l’art traditionnel, sont à l’origine de cet effroi. Picasso a lui-même vu en cette œuvre un acte d’exorcisme. Sans doute a-t-il traduit ses peurs du vice et de la maladie par les visages des figures de droite « dont les déformations évoquent les lésions atroces de la syphilis » (Rubin) — ce qui est une interprétation plausible sachant qu’a l’époque, des prospectus circulaient sur les conséquences physiques de cette maladie. Mais depuis 1907, il entend surtout trouver une nouvelle représentation de la figure humaine.
Les formes schématisées de la figure de gauche poursuivent les recherches engagées autour de l’art ibérique à cette époque. Elles témoignent déjà du désir du peintre de saisir l’essence des figures. Mais c’est avec les figures de droite, dans lesquellesKahnweiler a vu « le début du cubisme », que Picasso accède à une représentation objective. Remaniées en juin 1907 suite à sa visite au Musée du Trocadéro, où sont présentés des objets tribaux, elles reprennent un principe de l’art africain qui consiste à montrer ce que l’on connait et non ce que l’on voit. Le premier principe du cubisme naît ainsi avec la femme du bas à droite, en qui Picasso réalise une synthèse de différents points de vue. On passe d’un mode pictural perceptif à un mode conceptuel.
Quant à l’espace, engendré à partir des contours de deux types de figures, il est nettement sectionné en deux. Ces espaces abstraits, dénués de profondeur, rompent radicalement avec les règles de perspectives et le principe d’unité du style classique. Par la cohabitation du travail effectué jusqu’à la Nature morte à la chaise cannée (1912), œuvre qui débouche sur le cubisme synthétique.

Inspiration demoiselles Avignon

Symbolique :
Cette peinture est une « interprétation » comme Picasso en fera durant toute sa vie, du Jugement de Pâris (partie gauche) de Raphaël, qui sera repris par de nombreux peintres dont Rubens, qui en donnera plusieurs versions. Dans cette peinture de Picasso de 1907, cinq personnages, comme dans la partie gauche du Jugement de Pâris. Les trois femmes présentées à Pârissont à gauche. Pâris est assis et hésite. Le berger est debout à droite. La pomme est au premier plan, parmi d’autres fruits. Pâris n’a pas encore fait son choix. Les masques différents et plus « mâles » des deux personnages de droite pourraient donner raison à cette hypothèse.

Anecdotes :
Dans cette peinture, Picasso offre aussi une représentation d’une maison close barcelonaise, située rue Avinyo, qui donne son nom à la toile, laquelle n’ayant donc, contrairement à ce que laisse penser sa graphie, aucun rapport avec la ville française d’Avignon.
Les Demoiselles d’Avignon est l’anagramme parfait de vile meaningless doodles (vils griffonnages sans signification), comme cela est mentionné dans Da Vinci Code de Dan Brown(version anglaise).
Le tableau fêta ses 100 ans le 31 janvier 2007. Une exposition lui était consacrée aumusée Picasso de Paris.

 

Oops ! 22 mai 2008 Les 2 tricheurs – Georges de La TOUR

Le Tricheur à l’as de carreau et le tricheur à l’as de trèfle.

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Georges de la TOUR (1593-1652)

Georges de La Tour, né en 1593 à Vic-sur-Seille, est le plus grand peintre lorrain du XVII ème siècle. Il se maria à Diane Le-Nerf avant de devenir peintre ordinaire du Roi Louis XIII. Ainsi, Georges de La Tour faisait l’objet de nombreuses commandes de la part du Roi et d’une clientèle parisienne importante.
En janvier 1652, à Lunéville, le peintre vicois mourut quinze jours après sa femme, d’une pleurésie.

Le Tricheur à l’as de carreau (environ 1635)

Seul tableau diurne de G. de La Tour au Louvre avec le Saint Thomas, Le Tricheur illustre un thème fréquemment traité à la suite du Caravage. Le jeune homme est ici soumis aux trois tentations majeures selon la morale du XVIIe siècle : le jeu, le vin, la luxure. Il en existe une autre version comportant des variantes notables, Le Tricheur à l’as de trèfle , qui serait le premier crée .(Fort Worth, Kimbell Art Museum).

 

Quatre personnages sont réunis autour d’une table et jouent aux cartes. Ils semblent tous suspendus dans le temps. A droite, un jeune homme richement habillé passe en revue ses cartes. Il est isolé des autres protagonistes et ne partage pas la complicité de ces derniers, visible dans les jeux de regard. Légèrement excentrée, une femme, à la coiffe sophistiquée et au décolleté plongeant, nous dirige par son regard et par le geste de sa main vers la gauche de la composition. Là, un autre joueur plongé dans l’ombre sort discrètement un as de carreau dissimulé à l’arrière de sa ceinture. Enfin, entre lui et la courtisane, une servante prépare un verre de vin. La situation paraît assez claire. Le jeune homme attiré dans le jeu par la courtisane qui ne manque pas d’atouts, est enivré et va être dépouillé par l’homme de gauche.

Les différences sont visibles sur les compositions ci-dessous:

(Le haut du tableau est allongé de 10 cm,  des modifications de bijoux, de barbe chez le tricheur, de position de la main de la joueuse, la couleur de la robe de la servante,….

GEORGES de la TOUR-montage trèfle

GEORGES de la TOUR-Montage carreau

 

Oops ! 21 novembre 2007 – Anamorphose

Vous avez dit  » Anamorphose » ?

anamorphose [anamɔʀfoz] nom féminin
étym. 1751; du grec anamorphoun « transformer »

Phys., math. Transformation, par un procédé optique ou géométrique, d’un objet que l’on rend méconnaissable, mais dont la figure initiale est restituée par un miroir courbe ou par un examen hors du plan de la transformation. (petit Robert)

 

http://www.youtube.com/watch?v=nUDIoN-_Hxs

Oops ! 15 octobre 2009 – Vincent VAN GOGH

Vincent VAN GOGH, peintre incompris (1853 – 1890)

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Autoportrait

Peintre néerlandais, resta jusqu’à la mort un tourmenté, un isolé, un incompris.
Sa jeunesse (1853–1869)

 

Il est le fils de Theodorus Van Gogh, pasteur de l’Église réformée à Groot-Zundert  et d’Anna Cornelia. Il  apprend le français, l’anglais et l’allemand mais quitte l’école à 15 ans.

Marchand d’art et prédicateur (1869-1878)

Le 30 juillet 1869, à l’âge de seize ans, il devient apprenti auprès du marchand d’art Goupil et Cie à La Haye, filiale fondée par son oncle Hendrik Vincent.

Après sa formation, qu’il termine brillamment, il est engagé chez Goupil & Cie et effectue un bref stage à Bruxelles. En juin 1873, Adolphe Goupil l’envoie dans la succursale de Londres, puis son père et son oncle l’envoient à Paris, où il est choqué de voir l’art traité comme un produit et une marchandise, ce qu’il dénonce à certains clients et qui provoque son licenciement en 1876. Il se sent alors une vocation spirituelle et religieuse. Il retourne en Angleterre où, pendant quelque temps, il travaille bénévolement, d’abord comme professeur suppléant dans un petit internat donnant sur le port de Ramsgate. Il a d’ailleurs fait quelques croquis de la ville. À son frère Théo, il écrit :

« À Londres, je me suis souvent arrêté pour dessiner sur les rives de la Tamise en revenant de Southampton Street le soir, et cela n’aboutissait à rien; il aurait fallu que quelqu’un m’explique la perspective. »

Il devient un fervent animateur du mouvement méthodiste et veut « prêcher l’Évangile partout ».

À Noël 1876, il retourne chez ses parents et travaille alors dans une librairie de Dordrecht pendant six mois. Toutefois, il n’y est pas heureux. Il passe la majeure partie de son temps dans l’arrière boutique du magasin à dessiner ou à traduire des passages de la Bible en anglais, en français et en allemand. Le soutenant dans son désir de devenir pasteur, sa famille l’envoie en mai 1877 à Amsterdam, où il séjourne chez son oncle Jan Van Gogh, amiral de la marine. Vincent se prépare pour l’université et étudie la théologie avec son oncle Johannes Stricker, un théologien respecté. Malheureusement, Van Gogh échoue à ses examens. Il quitte alors le domicile de son oncle Jan, en juillet 1878, et suit des cours pendant trois mois à l’école protestante de Laeken, près de Bruxelles, mais il échoue à nouveau et abandonne ses études pour devenir prédicateur laïc.

En 1878, Van Gogh obtient une mission d’évangéliste en Belgique, auprès des mineurs de charbon du Borinage, dans la région de Mons. Il y devient un prédicateur solidaire des luttes contre le patronat.

Poussant ses convictions à leur conclusion logique, Van Gogh choisit de vivre comme ceux auprès desquels il prêche, partageant leurs difficultés jusqu’à dormir sur la paille dans sa petite hutte au fond de la maison du boulanger chez lequel il réside. Il consacre tout aux mineurs et à leur famille. Il va même jusqu’à descendre à 700 mètres au fond de la mine. Lors d’un coup de grisou, il sauve un mineur. Mais ses activités de prêtre ouvrier ne tardent pas à être désapprouvées et cela le choque. Accusé d’être un meneur, Vincent Van Gogh est contraint d’abandonner la mission qu’il s’était donnée, sa mission étant suspendue par le Comité d’évangélisation. Il en garde l’image de la misère humaine qui apparaîtra dans une partie de son œuvre. Sous la pression de ses parents, il revient chez eux à Etten, y reste jusqu’en 1880 au grand dam de ses parents qui sont de plus en plus préoccupés à son égard. Un conflit considérable éclate entre Vincent et son père, ce dernier allant jusqu’à se renseigner pour faire admettre son fils à l’asile de Geel. Van Gogh s’enfuit de nouveau.

Van Gogh-vieil homme pleurant

Il s’intéresse de plus en plus aux personnes l’entourant et aux scènes quotidiennes qu’il commence à représenter dans certains croquis à la mine de plomb, au fusain ou au crayon. En novembre 1880, Van Gogh écoute les conseils avisés de son frère Théo à prendre l’art au sérieux. Sur les recommandations de Théo, il se rend à Bruxelles, afin d’étudier la peinture avec l’artiste hollandais Willem Roelofs. Ce dernier réussit à le persuader (en dépit de l’aversion de Van Gogh d’apprendre l’art dans une école) de s’inscrire à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Il s’y inscrit le 15 novembre 1880 pour les cours du soir et étudie non seulement l’anatomie, mais aussi les règles de la composition et de la perspective.

1880-1882 : les années de formation

Van Gogh a dessiné et a peint des aquarelles alors qu’il allait à l’école, mais très peu de ces travaux ont survécu.

Van-GoghLes planteurs de pommes de terre

En 1880, il et a commencé à se consacrer à l’art en copiant le Cours de dessin de Charles Bargue, puis des lithographies et des gravures sur bois en s’inspirant des œuvres de Jean-François Millet, artiste pour lequel il conserva jusqu’à la fin de sa vie une véritable vénération.

Pendant cette période, il est soutenu matériellement par Théo, employé de Goupil et Cie à Bruxelles.

Il commence à réaliser diverses peintures de grande taille qu’il a pour la plupart détruites. Les Mangeurs de pommes de terre, la Vieille Tour du cimetière de Nuenen et le Cottage, sont les seules qui aient survécu. Après une visite au Rijksmuseum d’Amsterdam, Van Gogh se rend compte que ses peintures présentent beaucoup de défauts en raison de son manque d’expérience et de technique. Il part alors à Anvers, et plus tard à Paris pour perfectionner ses connaissances.

En 1881, à Etten, où résident ses parents, il dessine des portraits, des sujets paysans d’après nature mais surtout des paysages d’une grande richesse calligraphique et dignes de la tradition extrême-orientale.

1882-1883 : La Haye

En conflit avec son père, et essuyant un second échec sentimental, il finit par quitter le domicile familial après une violente dispute et s’installe pour un temps à La Haye fin 1881.

Il y reçoit des leçons de peinture de son cousin Anton Mauve et pratique alors essentiellement l’aquarelle et étudie la perspective. Durant ses deux premières années, il cherche des commandes et au printemps 1882, son oncle, Cornelis Marinus (propriétaire d’une galerie d’art renommée à Amsterdam) lui demande de fournir des dessins de La Haye. Le travail de Van Gogh ne s’avère pas à la hauteur des espérances de son oncle, qui lui passe tout de même une deuxième commande. Bien qu’il lui ait décrit en détail ce qu’il attendait de lui, il est de nouveau déçu par le résultat.

C’est au cours de l’été 1882 qu’il commence la peinture à l’huile.

« Ne va pas te figurer que je me considère comme parfait, ni que je m’imagine sans reproche quand tant de personnes parlent de mon caractère impossible. Il m’arrive souvent d’être mélancolique, susceptible et intraitable ; de soupirer après de la sympathie comme si j’avais faim et soif ; de me montrer indifférent et méchant lorsqu’on me refuse cette sympathie, et même de verser parfois de l’huile sur le feu. Je n’aime pas beaucoup la compagnie des autres, il m’est souvent pénible ou insupportable de les fréquenter ou de bavarder avec des gens. Mais connais-tu l’origine de tout cela, du moins en grande partie ? Tout simplement ma nervosité ; je suis extrêmement sensible, autant au physique qu’au moral, et cela date de mes années noires. Demande donc au médecin – il comprendra tout de suite de quoi il s’agit – s’il pourrait en être autrement, si les nuits passées dans les rues froides, à la belle étoile, si la peur de ne pas avoir à manger un morceau de pain, si la tension incessante résultant du fait que je n’avais pas de situation, si tous mes ennuis avec les amis et la famille ne sont pas pour trois quarts à l’origine de certains traits de mon caractère, de mes sautes d’humeur et de mes périodes de dépression… »

— Extrait d’une de ses lettres à son frère Théo, juillet 1882 (Lettres de Vincent à Théo)
Pendant plus d’une année il a travaillé sur des figures simples, en réalisant notamment des études en « noir et blanc », travail qui ne lui a alors apporté que des critiques. Aujourd’hui, ces études sont pourtant considérées comme ses premiers chefs-d’œuvre.

À partir du printemps 1883, il s’intéresse à des compositions plus élaborées, basées sur le dessin. Très peu de ces dessins ont survécu car, lorsque son frère lui confie qu’ils manquent de nervosité et de fraîcheur, Van Gogh les détruit et se tourne vers la peinture à l’huile.

1883-1883 : Province de Drenthe

De septembre à décembre 1883, Vincent séjourne en solitaire dans la province de Drenthe, au nord des Pays-Bas, où il s’acharne à travailler pour accomplir sa destinée de peintre. C’est l’unique remède qu’il trouve à un profond sentiment de détresse. Au terme de cette nouvelle expérience, il décide de rejoindre sa famille installée depuis peu à Nuenen, dans le Brabant-Septentrional, dans le presbytère paternel.

1884-1885 : Nuenen

Van Gogh-Tisserand

Le métier (1884)

De retour dans sa famille à Nuenen, Van Gogh réalisera la célèbre série de toiles représentant des tisserands.  Dans cette œuvre, son amour pour les humbles, sa religiosité profonde, un vague espoir de rédemption grâce au travail pour soulager les consciences du mystère de la tombe, expriment le malaise d’un jeune contestataire.

Van gogh-Les mangeurs de pommes de terre
Les mangeurs de pommes de terre (1885)
C’est à Nuenen que le talent de Van Gogh se révèle définitivement ; il y réalise de puissantes études à la pierre noire de paysans au travail, mais aussi quelque deux cents tableaux à la palette sombre et aux coups de brosse expressifs, qui viennent alors    confirmer son talent de dessinateur et de peintre.

                       Van gogh-lettre musée     Extrait de courrier

       1885-1886 : à Anvers

À Anvers de nouveau, il est impressionné par les Rubens et à la révélation des estampes japonaises, qu’il commence à collectionner dans cette ville. C’est aussi dans la capitale flamande que l’artiste inaugure sa fameuse série d’autoportraits, sur le registre de l’humour macabre.

1886-1888 : à Paris

Seule la connaissance du milieu artistique parisien pouvait véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d’enrichir sa vision, ce qui motive son installation à Paris en 1886. Cette année là est celle de la dernière exposition impressionniste, et en 1887 devait avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet. Il s’installe à proximité de son frère Théo qui dirige la succursale parisienne de Goupil depuis 1880.

Au début de 1886, Vincent rejoignit son frère à Paris avec l’envie de s’informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste.

À Paris dans les années 1886 – 1887, il fréquente un moment l’académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell. Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du Père Tanguy, il devient l’ami de Paul Signac. Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La palette de l’artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887.

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 Restaurant de la sirène (1887)

Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûla les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment: il s’essaya au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquêta sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, fut précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, put apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par ce bain dans les sources de la modernité, l’artiste hollandais était prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui ferait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d’estampes japonaises. C’est une période très fertile où son art s’oriente vers l’impressionnisme mais l’absinthe et la fatigue aggravent son état mental.

1888-1889 : à Arles

Suivant les conseils de Toulouse-Lautrec qui lui parle de la luminosité des paysages méridionaux, il s’installe à Arles en 1888.

Bien qu’il arrive dans la cité avec un temps de neige, une nouvelle page de son œuvre s’ouvre avec la découverte de la lumière provençale. Dès le 22 février 1888, il débute sa production arlésienne ; il parcourt à pied la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits. Trois de ses premiers tableaux sont présentés à l’exposition annuelle de la Société des artistes indépendants

À Arles,  il réalise une série sur les vergers fleurissants dans des triptyques, ainsi qu’une série de portraits comme ceux de la famille Roulin.

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Terrasse de café la nuit (Arles 1888)

Vincent qui habite la « maison jaune », rêve  d’une communauté d’artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches : Paul Gauguin vient le rejoindre dans ce but le 23 octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble comme par exemple sur la série de tableaux consacrés aux Alyscamps.

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La chambre (1888)

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Autoportrait à l’oreille bandée (1889)

Mais les deux hommes s’entendent mal : la tension et l’exaltation permanentes qu’impliquent leur démarche créatrice et une telle urgence de peindre débouchent sur une crise : le 24 décembre 1888, à la suite d’une dispute plus violente que les autres, Van Gogh, en proie au délire tente de tuer son compagnon, puis, pour s’auto-punir, se coupe le lobe de l’oreille gauche avant d’aller l’offrir à une prostituée. Il est soigné par le docteur Rey dont il peint le portrait. En mars 1889, après une période de répit pendant laquelle il peint entre autres l’Autoportrait à l’oreille bandée (janvier 1889), une pétition des habitants d’Arles entraîne son   internement à l’Hôtel-Dieu.

1889-1890 : Saint-Rémy-de-Provence
Ayant décidé de lui-même d’entrer dans un asile près de Saint-Rémy-de-Provence (l’hôpital psychiatrique du monastère Saint-Paul-de-Mausole) où il va rester pendant une année. Son état varie de la dépression profonde aux phases de rémission et d’activité intense, qui entraînent de nouvelles modifications de son style : le graphisme et la touche dont les traits discontinus et sinueux donnent aux champs de blé, aux oliviers et à la voûte céleste des Alpilles et des Baux-de-Provence les mouvements mêmes de sa pathologie.
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Champ de blé aux cyprès (1889)

Le 8 mai 1889, hanté par l’idée du suicide mais pleinement conscient du mal qui le ronge, il quitte Arles.

Les peintures de la période où il a vécu à Saint-Rémy-de-Provence sont souvent caractérisées par des remous et des spirales. À diverses périodes de sa vie,

Van Gogh a également peint ce qu’il voyait de sa fenêtre, notamment à la fin de sa vie avec une grande série de peintures de champs de blé qu’il pouvait admirer de la chambre qu’il occupait à l’asile de Saint-Rémy.

Van Gogh commence également à sortir de l’anonymat. En janvier 1890, un article d’Albert Aurier dans le Mercure de France souligne pour la première fois l’importance de ses recherches. Un mois plus tard, le peintre Anna Boch acquiert l’un de ses tableaux, La vigne rouge, pour la somme de quatre cents francs.

1890 : Auvers-sur-Oise

En mai 1890, l’artiste quitte Saint-Rémy-de-Provence et rejoint son frère Théo à Paris, qui l’installe à Auvers-sur-Oise dans la modeste auberge Ravoux, où il loue une petite chambre d’une grande sobriété, sous la surveillance du docteur Paul Gachet, ami de Paul Cézanne et des peintres.

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Portrait du docteur GACHET (1890)

Grâce aux soins du docteur Gachet, l’activité artistique de Van Gogh est intense. Il produit pendant deux mois plus de soixante-dix tableaux. Cependant, le répit est de courte durée : lorsque Théo lui fait part de son désir de retourner en Hollande, Vincent se sent de nouveau abandonné.

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L’église d’Auvers sur Oise (1890)

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 27 juillet 1890, dans un champ où il peint une ultime toile, il se tire un coup de revolver dans la poitrine. Ramené mourant à l’auberge Ravoux, il meurt deux jours plus tard, soutenu par son frère Théo et toujours inconnu du grand public.

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Fac similé de la lettre à Théo du 27 juillet 1890.

Source: Larges extraits Wikipedia

Oops ! 8 janvier 2008 – Honoré DAUMIER

LA CARICATURE SELON HONORE DAUMIER

Les parlementaires.


DAUMIER-Alexandre Le Comte

DAUMIER-Cunin-Gridaine

DAUMIER-Antoine ODIER

Alexandre Le Comte

 

Laurent Cunin, dit Cunin-Gridaine (1778-1859)
député des Ardennes, ministre du Commerce

Le Mauvais

Associé de Gridaine, son beau-père fabricant de draps, il est élu en 1827 député de Mézières et siège aux côtés de La Fayette. Opposé au cautionnement des journaux il fait partie des 221 opposants au régime de Charles X. Après 1830, il acquiert une grande importance politique. Il est ministre dans les cabinets Soult puis Guizot en octobre 1840. Il est, dit-on, « le Thuriféraire de toutes les mesures rétrogrades ». Le Charivari du 24 avril 1833 le décrit comme ne parlant jamais et ayant l’air de ne pas penser davantage. Il quitte la politique en 1848.

Antoine Odier

 

DAUMIER-Baron Joseph de Podenas

DAUMIER-Charles Guillaume Etienne

DAUMIER-OOPS

Baron Joseph de Podenas

 

Charles-Guillaume Etienne (1777-1845)
député de la Meuse, pair de France

Le Vaniteux

Auteur dramatique et directeur du Constitutionnel, membre de l’Académie française sous Napoléon Ier, il est révoqué en 1815. Libéral, il siège à gauche comme député de la Meuse en 1822, 1827, 1828. De nouveau député après la révolution de 1830, il soutient les gouvernements jusqu’au ministère Molé entre 1836 et 1839. Il s’allie alors au centre-gauche. Il est nommé pair de France en 1839. Selon Le Charivari du 20 septembre 1833, « Le député de la Meuse dort à la Chambre comme il dort à l’Institut. Il ne s’éveille qu’aux heures des repas ; mais alors, il retrouve toute ses capacités intellectuelles, dont la plus remarquable est d’une étourdissante loquacité. Aussi un homme d’action a dit de lui : « C’est un estomac disert. » Malheureusement, la digestion ne tarde pas à le plonger […] dans cet état de torpeur où le représente […] M. Daumier. »
          Charles Philippon

DAUMIER-Comte Antoine Maurice Apollinaire

DAUMIER-Félix Barthe

DAUMIER-Falloux

Comte Antoine Maurice Apollinaire

 

Félix Barthe (1795-1863)
député de la Seine, ministre de l’Instruction publique, garde des Sceaux, sénateur

L’important personnage

Arrivé de Toulouse à Paris il se fit connaître en faisant traduire en conseil de guerre le coupable du meurtre de l’étudiant Lallemand, abattu devant le Palais Bourbon au cours d’une rixe provoquée par la discussion d’un projet de loi. En 1827 il fut membre de la société jacobine Aide toi, le ciel t’aidera. Il fut présent à la réunion des avocats libéraux chez Dupin Aîné le 26 juillet 1830 affirmant les ordonnances signées par Charles X contraires à la Charte de 1814. D’abord libéral, ministre de l’Instruction publique puis de la Justice, il réforma le code pénal accordant aux tribunaux davantage de liberté dans l’application de la peine. Mais il réprima les délits de presse. En 1834 il présenta la loi sur la censure et les associations politiques. Les petits journaux prétendaient que son strabisme permettait de surveiller à la fois les carlistes et les républicains. La Caricature du 18 juillet 1833 en fait le portrait suivant : « A ces yeux louches, à ce sourire faux, à cette tournure épaisse, à cette figure outrecuidante, vous devinez que ce ministre est Barthe. Il n’y a guère qu’à l’administration de la justice en France, que vous auriez de la peine à reconnaître l’ex-carbonaro de la Restauration ; mais que voulez-vous ? C’est comme ça que la monarchie les aime. »

Inconnu, dit Frédéric-Alfred-Pierre vicomte de Falloux du Coudray
(1811-1885)
député du Maine-et-Loire,
ministre de l’Instruction publique et des Cultes

Un Malin

Falloux est issu d’une famille bourgeoise anoblie par Charles X. Il est proche des catholiques libéraux tels que Montalembert et Lacordaire. En 1846 il est élu à la Chambre. En décembre 1848 il deviendra ministre de l’Instruction publique dans le gouvernement d’Odilon Barrot. Il se retirera de la politique sous le Second Empire. L’identité du personnage représenté reste une énigme. Il est en fait douteux qu’il s’agisse ici de Falloux – qui avait vingt-deux ans en 1833 -, si l’on en juge par les traits du personnage, à moins qu’il ne s’agisse du père de Falloux.

DAUMIER-Jacques Lefebvre

DAUMIER-Jean Pelet de la Lozere

Jacques Lefebvre

Jean Pelet de la Lozére

  » Notre temps n’est pas celui où Daumier passerait six mois en prison pour la caricature de Louis Philippe en Gargantua (qui était aussi souvent représentésous la forme d’une poire). La prison politique, sous la monarchie de Juillet, n’était pas d’ailleurs une condition de forçat. Mais la plus grande différence qu’il y ait entre notre régime politique et ceux sous lesquels vécut Daumier, est bien plus grave, si on y réfléchit. Notre époque peut tout caricaturer, tout tourner en dérision sans que le pouvoir s’en émeuve. Au contraire, il applaudit. La raison en est simple.
Au temps de Daumier, la politique n’aimait pas trop qu’on se mêle de ses affaires et ne prisait pas la publicité. On voit qu’à notre époque c’est, bien sûr, tout le contraire ! Peu importe ce que l’on dit de vous , l’essentiel est que l’on ne vous oublie pas. « 
Propos extraits de l’article d’ Alain Calonne ; Honoré Daumier dans le ventre législatif (à l’occasion d’une exposition au Palais Bourbon : Daumier et les parlementaires); Valeurs de l’art, Nov-déc 1996
Daumier passait par le volume avant de produire sur le papier les caricatures des politiques de son temps ; il modelait donc ses personnages de mémoire lorsqu’il revenait de l’Assemblée Nationale. Baudelaire célébra cette « mémoire quasi divine qui lui tient lieu de modèle ». Et Balzac, qui collaborait dans le même journal qu’Honoré Daumier, s’exclama :  » Ce gaillard-là a du Michel -Ange dans la peau « .
Après la mort de l’artiste, les bustes furent abandonnés dans la cour de sa maison de Valmondois et vendus à vil prix.