Vidéo – HASSAN – Beurgeois Gentilhomme

Spectacle de l’humoriste HASSAN, lors du Salon de l’écrit à Perreux (Loire).

 

Le Beurgeois gentilhomme.

L’humoriste Hassan jongle avec les mots. Double sens, contre-sens, et bon sens, il caricature, et d’un œil pétillant nous entraine dans un tourbillon de situations burlesques. La famille, le racisme, l’amour, la cuisine, rien n’échappe à cet artiste, couronné par le prix Raymond Devos.

Nous vous présentons quelques extraits de son spectacle, suivis d’un entretien, dans le cadre du Salon de l’écrit à Perreux le 29 septembre.

 

Vidéo – Peintres en campagne

Journée des peintres à Perreux – 9 septembre 2012

 

 

 

Perreux innove !

Il fallait oser ! Perreux l’a fait !

Placer des peintres sur les chemins de randonnée le long d’un parcours de 9 kilomètres.  Les pieds et les pinceaux, tout un programme à démêler, à emmêler.

Repas tirés du sac pour les participants. Peintres perchés, peintres cachés, peintres isolés, peintres mis à pieds.

Château, arbre foudroyé, creux à bétail, clocher éloigné, barrière, tout est prétexte à ces artistes pour étaler leurs pigments.

Cerise sur le gâteau, piment venu d’ailleurs,   Chrys Mahun nous fait cadeau d’un de ses titres, « Routes de Miel », pour l’accompagnement musical. A vos pinceaux !

 

 

Vidéo – Regards de Louis NGOA

Exposition à l’Espace de la Tour

 

 

Louis Ngoa s’expose !

 

Louis Ngoa fait parler les masques traditionnels du Cameroun.

Le blanc, le noir, le jaune, le rouge sont faits pour cohabiter, vivre ensemble. La liberté, le respect, l’égalité chantent sur ses tableaux accompagnés de textes émouvants, poétiques, sincères.

Plus que de la peinture, c’est l’histoire du monde, racontée par le masque, témoin et porte-paroles.

Dans la vidéo, certains de ses textes sont lus par des gens du spectacle, des fans !

A voir sans retenue jusqu’au dimanche 16 septembre à l’Espace de la Tour à Mably. Si vous aimez le reggae, profitez-en pour vous procurer son premier C.D. Un travail de Pro !  

 

 

 

Pointillisme et Divisionnisme

Signac, le pointillisme expliqué en trois (petits) points


Le Musée des impressionnismes de Giverny a consacré une grande expo au plus connu des pointillistes. L’occasion de se pencher sur les théories scientifiques à l’origine de son œuvre.

 

Steamboats-Rotterdam-Light  

Paul Signac, « Rotterdam. Les fumées », 1906. Huile sur toile, 73 x 92 cm.

 


De près, on ne voit que des points de couleur. Mais en s’éloignant… magie ! Une image apparaît. C’est le principe d’un mouvement pictural qui s’amuse à jouer avec notre perception : le divisionnisme, et plus particulièrement le pointillisme. L’un de ses plus célèbres représentants, avec Georges Seurat (1859-1891), a pour nom Paul Signac (1863-1935). A l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance, le Musée des impressionnismes de Giverny (Eure) organise une grande exposition : « Signac, les couleurs de l’eau ». En tout, une centaine d’œuvres, des peintures mais aussi des aquarelles et des dessins moins connus, sont présentées. L’occasion de comprendre comment procédait ce peintre, qui abordait son art en scientifique.

L’idée de peindre en appliquant sur la toile des petites touches de couleur vous rappelle sans doute un autre courant : l’impressionnisme. De fait, la plupart des pointillistes sont d’abord passés par une phase impressionniste. Et c’est même une exposition de Claude Monet qui détermine, en 1880, la vocation de Paul Signac, profondément ému devant « les gares, les bateaux, les rues pavoisées » recréées par le maître à petits coups de pinceaux. Autre point de rapprochement entre l’impressionnisme et le pointillisme : les deux mouvements vont chercher leurs sujets d’inspiration dans la vraie vie, en plein air. Mais attention, leurs techniques divergent radicalement.

 

 

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Paul Signac, « Concarneau. Calme du soir (allegro maestoso). Opus 220 », 1891. Huile sur toile, 64,8 cm x 81,3 cm.

 


Observez bien ci-dessus cette vue du port de Concarneau selon Paul Signac et comparez-la à la toile impressionniste de Claude Monet représentant Etretat. La différence est flagrante. Les impressionnistes mélangent les touches de couleurs sur la toile tandis que les pointillistes disposent méthodiquement des points colorés les uns près des autres. C’est en nous éloignant de la toile que nous recomposons la scène.


Paul Signac - Détail Concarneau

Détail de « Concarneau. Calme du soir (allegro maestoso). Opus 220 », de Paul Signac, 1891.

Huile sur toile , 64,8 cm x 81,3 cm.


C’est le cas ici, dans la prairie au premier plan de Concarneau, comme nous pouvons le voir sur ce zoom de la toile de Paul Signac. On peut imaginer à quelle point cette technique, à coups de petites et régulières touches de peinture, est longue et exigeante. Elle rebuta d’ailleurs plusieurs peintres, dont Henri Matisse. Il faut ainsi plus d’un an et la réalisation d’une soixantaine d’études à Georges Seurat pour terminer son chef d’œuvre, Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte. 

Mais pourquoi s’imposer un tel labeur ? Les pointillistes étaient certains qu’en s’appuyant sur les théories scientifiques de l’époque concernant les phénomènes optiques (celles d’Eugène Chevreul, de Charles Blanc, ou d’Ogden N. Rood et Charles Henry), ils pourraient révolutionner leur art. Et ils ont réussi. La preuve en image.

 

Paul Signac--cercle chromatique

Paul Signac, « Application du cercle chromatique de Mr. Ch. Henry. 

 


Observez cet hommage de Paul Signac au Cercle chromatique, un ouvrage écrit par Charles Henry. L’œuvre reprend une idée du livre : les couleurs peuvent être réunies en fonction de leur proximité les unes avec les autres. Cette figure est très pratique pour trouver celles qui s’accordent harmonieusement entre elles. En prenant des teintes opposées sur le cercle, on peut ainsi utiliser des couleurs complémentaires.

En mariant vert et rouge, en rapprochant jaune et violet ou bleu et orange, on obtient des contrastes forts qui semblent augmenter l’intensité de chacune des teintes. Maintenant, regardez à nouveau le petit paysage composé par Paul Signac ci-dessus : le ciel rouge est confronté à l’horizon vert, les bateaux jaunes à la mer violette, le pull bleu à des reflets orange… c’est une pure illustration de l’utilisation des complémentaires, qui permet de faire « vibrer » les couleurs.

Pour Georges Seurat et Paul Signac, le rapprochement des complémentaires n’est qu’un des moyens d’obtenir des combinaisons de couleurs harmonieuses dans un tableau. L’autre solution ? Utiliser différentes intensités d’une même teinte.

 


Paul Signac La bouee rouge-light

 

Paul Signac, « La Bouée rouge, Saint-Tropez », 1895. Huile sur toile, 81 cm x 65 cm. 

 


Regardez cette vue du port de Saint-Tropez. On retrouve le contraste entre le bleu et l’orangé. Mais à l’intérieur du bleu, par exemple, on note une multitude de petites touches qui n’ont pas exactement la même intensité. L’utilisation de ces différents bleus fait toute la complexité et la richesse du tableau.

 

Steamboats-Rotterdam-Light

 

Paul Signac, « Rotterdam. Les fumées », 1906. Huile sur toile, 73 x 92 cm. 

 


La marine ci-dessus permet de comprendre une autre idée essentielle du pointillisme. Le scientifique Ogden N. Rood a fait une expérience simple et passionnante : il a posé un peu de peinture rouge à côté d’un peu de peinture bleue sur un disque tournant. D’autre part, sur une surface fixe, il a mélangé les mêmes pâtes colorées bleue et rouge. Surprise : le pourpre obtenu en tournant la roue était beaucoup plus clair que celui réalisé en mêlant les pigments ! De fait, tout mélange concret tend à assombrir la palette du peintre, tandis qu’en recréant les teintes par mélange optique dans la rétine du spectateur, on conserve leur luminosité. Signac a tenté de mettre en application cette théorie, en « trichant » un peu puisqu’il utilise également des couleurs obtenues sur sa palette. Notez comme le paysage ci-dessus semble clair, presque rayonnant : il aurait été difficile d’obtenir le même effet en mélangeant simplement les couleurs sur la toile.

La science n’empêche pas l’émotion

Est-ce à dire que les toiles pointillistes sont de simples et froides applications de théories scientifiques ? Non évidemment, comme l’explique Paul Signac, la technique se met d’abord au service de la sensation du peintre. Voilà pourquoi on ressent des émotions si contradictoires face à ces deux toiles réalisées à partir des mêmes théories.

 

Paul Signac - Voiles et pins

 

Paul Signac, « Voiles et pins », 1896. Huile sur toile, 81 x 52 cm.

 

 

 

Paul Signac - Herblay- Coucher de soleil

 

Paul Signac, « Herblay. Coucher de soleil. Opus 206 », 1889.

 


La première, très agitée, fait rugir les couleurs quand la seconde se révèle beaucoup plus sereine. Autre preuve que le pointillisme est avant tout affaire de sensibilité et n’aboutit pas à une production impersonnelle.


Extraits de Franvetvinfo

Oops! Paul Signac

Paul SIGNAC

 

  Paul Signac

 

 

 

 

Paul Signac, (Paul-Victor-Jules Signac) né à Paris le 11 novembre 1863, décédé le 15 août 1935, est un artiste peintre paysagiste français qui donna naissance au pointillisme avec le peintre Seurat. Il a aussi mis au point la technique du divisionnisme. (Cliquez) Cofondateur avec Seurat de la Société des Artistes Indépendants dont il fut Président.

 

 

Paul Signac par Georges Seurat

 

 

Biographie

 

Signac - La Calanque-light

 

La Calanque, tableau pointilliste, 1906 (Musées royaux des beaux-arts de Belgique)


Fils de commerçants, adoré de sa mère qui respecte ses choix, Signac, esprit anticonformiste, quitte le lycée en 1880 pour se consacrer à une vie d’artiste. Il commence à peindre en 1882 à Montmartre (atelier d’Émile Bin), et se perfectionne seul sous l’influence des impressionnistes. Il devient ami de Seurat en 1883-1884. Une constante de sa vie est le besoin d’évasion. Signac travaille avec Seurat et avec Pissarro, avec qui il va former le groupe des « impressionnistes dits scientifiques ». Par comparaison avec Seurat, Signac construit le tableau de façon plus spontanée, intuitive, et sa couleur est plus lumineuse. Il a été l’ami de Van Gogh peu avant le suicide de ce dernier.

Il sympathise avec le symbolisme littéraire, surtout en Belgique. Il en retient plusieurs éléments, notamment l’idée d’une harmonie, à mi-chemin du paradis perdu de l’âge d’or et de l’utopie sociale, et l’ambition d’un art total. Au cours des années 1890, il s’essaye à la grande peinture décorative, surtout pour un immense tableau, depuis 1938 propriété de la mairie de Montreuil, Au temps d’harmonie.

Néanmoins, s’il est vrai que Signac a de bonnes relations personnelles avec les Nabis, notamment Bonnard, il ne partage pas du tout leurs vues esthétiques, et n’adhère pas au credo religieux de Denis. Il se veut personnalité impartiale, au-dessus des écoles, ami des uns et des autres, souple et convivial, et devient président de la Société des Artistes Indépendants en 1908.

 

Paul SIGNAC-Les moulins de Montmartre-light

Les moulins de Montmartre

 

 

La plupart des peintres importants font une sorte de pèlerinage chez Signac à Saint-Tropez (villa La Hune), avec des personnalités aussi différentes que Matisse et Maurice Denis.

 


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Port de Saint-Tropez

 

 

 

 

Il est passionné de mer et possède un petit yacht qui l’amène sur les différentes côtes françaises. Après avoir eu une perspective plus ou moins socialisante au cours des années 1890 (Le Démolisseur, 1897), il se replie ensuite sur des paysages sans figure humaine, avec une palette de plus en plus libre et une grande passion des couleurs (recréer la nature).

 

Paul Signac La bouee rouge-light

La bouée rouge

 

 

 

Paul Signac Les Andelys. Château-Gaillard. light

Les Andelys

 

 

 

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Notre Dame de la Garde

 

 

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Concarneau

 

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Les Andelys-Les lavandières

 

 

Steamboats-Rotterdam-Light

Les vapeurs à Amsterdam


 

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Portrait de Fénéon

 

 

 

Parmi les toiles : Portrait de Fénéon, Le Grand-père, Le Petit déjeuner à la salle à manger, Femmes au puits, des paysages de Bretagne et de Normandie, des toiles méditerranéennes (Vue de Collioure, La Voile jaune à Venise).

 

Paul Signac, Grand Canal (Venise)-light Le canal deVenise


 

Signac - La femme à l'ombrelle-light

Femme à l’ombrelle

 


Il fut nommé peintre officiel de la Marine en 1915.

Mort en 1935, Paul Signac repose au cimetière du Père-Lachaise.

 

Extraits de Wikipedia + Divers