ETAIX Pierre

 

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Clown, cinéaste, dessinateur, gagman, humoriste, affichiste : la palette de talents de Pierre Étaix est vaste. Originaire de Roanne, graphiste de formation, initié à l’art du vitrail par le maître Théodore-Gérard Hanssen, Pierre Étaix construit essentiellement sa carrière autour du comique. Il s’établit à Paris où il vit d’illustrations tout en se produisant dans les cabarets et music-halls, ainsi qu’au cirque avec le clown Nino.
Il rencontre Jacques Tati en 1954 pour lequel il travaille comme dessinateur et gagman à la préparation de son film Mon Oncle, puis comme assistant réalisateur sur le tournage (1958). Il se produit avec son numéro de music-hall, en 1960, dans le spectacle de Jacques Tati : Jour de fête à l’Olympia. Pierre Étaix s’inscrit dans le prolongement des grands maîtres du slapstick (cinéma comique du temps du muet) tels, Buster Keaton, Harold Lloyd, Harry Langdon, Max Linder, Charlie Chaplin et Laurel et Hardy qu’il admire sans limites et auxquels il a rendu graphiquement de nombreux hommages.
Son apprentissage de la construction comique proprement cinématographique avec Jacques Tati le conduit assez naturellement à la réalisation de son premier court métrage Rupture, qu’il co-signe avec Jean-Claude Carrière. Au lendemain du tournage du film, Pierre Étaix présente à son producteur l’idée du son deuxième court métrage Heureux anniversaire, également co-signé avec Jean-Claude Carrière. Le film obtient, entre autres, l’oscar du meilleur court métrage en  1963.
Il réalise son premier long métrage Le Soupirant en 1962, puis Yoyo en 1964, où il rend un vibrant hommage au monde du cirque qui le fascine depuis toujours. Il réalise ensuite deux autres longs métrages Tant qu’on a la santé (1965) Le Grand Amour (1968), qu’il co-écrit avec Jean-Claude Carrière.
Durant l’été 1969 il réalise Pays de cocagne en 16 mm, film pour lequel il fut honni par la critique qui ne lui pardonna pas son triste constat de l’épanouissement de la société de consommation, au lendemain de mai 68.
Devant la raréfaction des artistes de cirques français, Pierre Étaix prend la décision de fonder l’École nationale de cirque (1973), avec sa femme Annie Fratellini, et se produit essentiellement en clown blanc avec elle, durant les tournées de leur propre cirque.
En 1985, il signe sa première pièce de théâtre L’âge de monsieur est avancé, authentique hommage à Sacha Guitry et à l’art du théâtre. On lui refuse cependant la mise en scène, que l’on confie à Jean Poiret. Devant le succès de celle-ci, on lui en concède l’adaptation télévisuelle en 1987. Il réalise le film et interprète le rôle principal avec pour partenaires Nicole Calfan et Jean Carmet. L’année suivante il répond à une commande de La Sept pour une soirée thématique sur Georges Méliès et réalise le court métrage Rêve d’artiste ou le cauchemar de Méliès, ainsi que le feuilleton Rapt de la série « Souris noire » qui obtient le FIPA d’argent.
En 1989, il se voit confier la réalisation du premier film de fiction en format omnimax, J’écris dans l’espace, pour la Géode de la Villette en 1989 ; commande qui lui est faite pour les célébrations du Bicentenaire de la Révolution, autour d’un sujet imposé sur l’invention du télégraphe, dont il écrit le scénario avec Jean-Claude Carrière. Son intérêt pour le procédé – réservé jusque-là aux documentaires animaliers ou paysagers et à l’incontournable circuit des montagnes russes foraines – est motivé par cette nouvelle forme d’expression différant nettement du processus classique du cinéma, par le rapport qui est instauré entre le spectateur et l’image projetée. C’est avec ce dernier film que s’arrête la carrière cinématographique de Pierre Étaix. Les sujets qui lui tiennent à cœur, quatre scénarios qu’il a écrit entre 1974 et 1986 : B.A.B.E.L, Aimez-vous les uns les autres ?, Nom de Dieu et Fôst, ne verront pas le jour. Le projet de B.A.B.E.L coécrit avec Christian Rolot et Francis Ramirez pour lui et Jerry Lewis, son ami de toujours, est refusé par un nombre impressionnant de producteurs sollicités. Le coût du film, la désaffection du public pour Jerry Lewis, tous les prétextes sont invoqués.
Toujours dans l’impossibilité de faire aboutir les projets qui lui tiennent à cœur – les maisons de production auxquelles il s’est jusque-là adressé ne lui ont accordé que peu ou pas d’intérêt, connaissant fort mal son travail – il ne cesse pourtant de travailler.

Sa maîtrise du son et son utilisation comique dans chacun de ses films, où les gags évoluent sans cesse, font actuellement de Pierre Étaix l’unique représentant du slapstick en France, tout comme Jerry Lewis aux États-Unis. (Doc: Wikipedia)

 

 

 

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Maurice Montet par Pierre Etaix.
    Monsieur Hulot-light
 

 

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Les vacances de Monsieur HULOT (extraits)

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Spectacle MIOUSIK PAPILLON 2010

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