RencArt avec Miguel Alcala

Extraits du livre « Miguel Alcala »

Série « RencArt »


 

 

 

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…La rencontre avec Stéphane Archambault * a été le fait déclencheur de ce premier ouvrage de la série « RencArt« .

Ce passionné  cherchait une ouverture pour une série, des personnages, palette large allant des artistes plasticiens incontestables aux passionnés amoureux de la gastronomie, en un mot ceux qui maitrisent leur art en innovant, créent l’émotion  et donnent du plaisir.

Notre premier accord commun a été instantané. Il aime les œuvres de Miguel Alcala, je le connais depuis de nombreuses années comme vélivole, peintre et ami.

Archéologue, égyptologue, guitariste, directeur artistique, créateur de marionnettes, caricaturiste, sculpteur, ce personnage à la canne fait partie de la cité.

Les peintres et les modèles qui partagent l’atelier de Miguel ont tous été surpris la « première fois ». Il ne peut peindre qu’accompagné par la musique flamenco, gitane ou par des œuvres liturgiques. Sa gestuelle fait irrésistiblement penser à un chef d’orchestre ou à un torero. Le crayon ou le trainard courent sur le papier, suivant le rythme, libérés d’on ne sait quel dompteur. En le filmant, plusieurs fois je me suis demandé s’il conduisait le trait ou s’il essayait de le rattraper.

La richesse des œuvres présentées, les témoignages éclairés d’amis musiciens, chanteurs, marionnettistes, modèles, galeriste, élus, conservateur du patrimoine, gitans espagnols, permettent de découvrir quelques facettes du parcours foisonnant de Miguel Alcala, sans cesse épaulé par Mité, son épouse, qui nous livre quelques poèmes.

Parmi les œuvres réalisées, du flamenco aux travaux récents qui mettent en scène les réunions de famille, de corporations, de foule, dont le trait caricatural et foisonnant crée un tourbillon de vies, où les visages, les « trognes » font penser à Jérôme Bosch, nous avons choisi pour garder une unité, de réserver la plus grande part aux dessins de nus, représentatifs du trait unique de Miguel Alcala. Poses ressenties et vécues de l’intérieur par l’artiste, riches de mouvements, éloignées du classicisme et pourtant d’une justesse anatomique surprenante.

L’œil de Stéphane Archambault, sa mise en forme élégante, la passion commune, mettent en relief un homme, un artiste que vous allez découvrir ou redécouvrir.

C’est une découverte artistique, qui nous l’espérons, n’est que le prélude à d’autres voyages.

Je remercie Stéphane pour cette nouvelle aventure.

Maurice Gay.

 

 

 

 

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……L’Andalousie est un pays où l’art fait réellement pleurer les gens. Je n’ai

jamais vu cela en France.

À propos du dessin flamenco, mon meilleur ennemi me disait : « Tu n’es

peut-être pas le meilleur, mais tu es le seul».

Cela ne me déplaisait pas……


Extrait de la biographie de Miguel Alcala.

 

Mots d’artistes.


… La Bohême, la vie d’artiste mais surtout beaucoup de travail ! et la grande beauté de ses dessins, visages d’hommes, de femmes Gitanes, de ces corps noueux, torturés, magnifiques ! Miguel à le talent de ces âmes blessées de l’enfance incomprise qui sait voir en son modèle le meilleur… Le mystère… Il ne peint ni ne dessine pour ‘‘faire joli’’ et pourtant il donne du beau à regarder car il ne triche pas et nous renvoie dans ses oeuvres la vie ! Avec ses chants, ses danses, ses regards, sa jeunesse, sa vieillesse et ses douleurs, le vrai avec ses belles choses et ces choses effrayantes… Il parvient à nous faire rêver…

C’est donc tout naturellement que nous avons demandé à Miguel de participer à l’élaboration de nos deux premières créations lorsque nous avons pris la suite de mes parents et que nous avons ajouté Peyraud à Eller… Pour Charlie Charlotte ? Premier spectacle de l’air du temps (Cie Eller-Peyraud) Alcala nous a créé des personnages plus vrais que nature et attendrissants dans leurs caractères, un décor imaginé et fabriqué par Patrick, sculpté par Miguel.

Nous avons pris beaucoup de plaisir à faire vivre cette histoire qui fut même sélectionnée au festival mondial de Charleville-Mézières ! Puis pour ‘‘destin farceur’’ Alcala nous a sculpté un Indien majestueux au visage tellement puissant que nous avons du mal à soutenir son regard… Et pourtant c’est une marionnette ! Mais c’est tout le talent de Miguel !!

Laetitia Eller – Patrick Peyraud  (Extraits)..

 

 

 

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Poèmes de Mité Bertrand. (Extraits).

 

HOULE

 

La boule en surface

Se dessine en séquences

Syncopées.

Elle ourle d’écume

Le promontoire d’un sein glacé

Court sur la bosse

D’un rocher, ventre si arrondi

Par le va et vient des marées

Qu’il revient en douceur.

Ta cuisse est une plage

Où se succèdent ces ondes

Sans autre ordre que celui d’un caprice.

Le clair de lune est si savant

Qu’il n’y a que du noir et du blanc.


 

* Stéphane Archambault.

 

Stéphane est un voyageur. Photographe, infographiste et éditeur, ce personnage né à St Gilles Croix de Vie a un parcours peu commun.

Après  un Deug de maths physique, parce que son professeur de maths basait ses cours sur la poésie de l’univers, ce qui l’enchantait, il choisit de passer un CAP de photographie. L’éducation nationale perd un professeur virtuel, la poésie gagnait un artiste photographe.

il est récompensé par le Grand Prix de la Fédération Française de photographie en 1994. Photographe illustrateur pour les magazines Terre sauvage,  National Geographic France, etc. il crée sa maison d’édition « Le Fou de Bassan » en 1998 et édite des ouvrages sur la région roannaise, le marais bleu vendéen, Angoulême, le peintre Henry Simon, des magazines : L’esprit Côte Roannaise et l’esprit Urbain à Roanne.

Ce personnage cache ses passions derrière un visage d’enfant, toujours en éveil. C’est un solitaire qui peut passer des heures à la rencontre d’une photo poétique comme il les aime, inattendue, fugitive, rare.

 

 

  Format 40 X 30, 52 pages. Edition « Le fou de Bassan ». Tirage à 400 ex, numérotés. Prix public 30 Euros. Sortie du livre mi-octobre 2011.

 

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JOUENNE Michel

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Ce figuratif contemporain nous régale l’œil, un bonheur pour l’âme qui nous transporte dans la nature recrée par une forte personnalité. La peinture de Jouenne est une redécouverte du réel et de l’instant présent. C’est une rêverie lumineuse en trois dimensions.
 Il puise la jouvence de son art parmi le soleil, le vent, la pierre et l’eau, sa peinture en est imprégnée comme la vie.
    » Œuvre forte, œuvre sereine à une époque ou la plupart de ses collègues vivent de refus, de recherches, de remises en questions et traduisent l’inquiétude d’un monde menacé,   Jouenne fait preuve d’une santé réjouissante.

   C’est un homme heureux «                                 D’après Hervé BAZIN

       Cliquez sur l’image pour visiter la Galerie.

 

 

   « JOUENNE »  était l’invité d’honneur et membre du jury du 33ème salon de peinture et sculpture des Armées à Roanne.
Il a inauguré la fresque de la piscine du club,
 dédicacé son dernier ouvrage,
posé avec les artistes, officiels, élus.Merci « Monsieur »
JOUENNE de votre complicité et de votre présence.

 

ALCALA Miguel

 

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Je suis convaincu que l’art ne peut ni vieillir, ni rajeunir et que tous les styles de peintures, de dessins et de sculptures existants à ce jour ont été soumis aux mêmes règles depuis l’âge des cavernes, telles que la symbolique, l’harmonie, la ligne, la composition, la masse, la lumière et la couleur, autant dans le domaine abstrait que dans celui du réalisme, du cubisme ou de quelque ‘isme’ que ce soit. L’ exception qui marque l’époque moderne est son divorce avec la spiritualité . J’imagine que, si j’étais né quelques siècles plus tôt, je n’aurais pas eu d’autre choix que de peindre des scènes religieuses et que le fait de dessiner des artistes gitans et/ou des nus m’aurait peut-être expédié dans les cachots de l’inquisition. Aujourd’hui, comme tous mes confrères dits : ‘visuels’ (par contraste avec les ‘conceptuels’) je lutte pour ne pas être mis au pain sec et à l’eau par la culture officielle et sectaire d’aujourd’hui. Je n’ai pas d’autre choix car ma seule philosophie consiste à m’inspirer des êtres humains, quand  ils  me font éprouver des sensations merveilleusement fortes, telles la vibration du chant ou les ombres et lumières à fleur de peau.

 Dès que j’ai eu la permission de me servir d’un ticket de métro, j’ai passé tous mes jeudis d’enfant au Musée du Louvre. Je m’y sentais chez moi. Puis j’ai étudié pendant six mois à l’atelier du Maître Corlin, le dernier des Fauves, qui avait fait les Beaux-Arts avec des gens tels que Rouault et connaissait très bien Jean Puy.

J’ai commencé par peindre à l’huile, une fois fixé à Roanne, avec l’idée de me trouver un style. Dix ans plus tard, après Mai 68, j’ai accompli ma révolution personnelle en faisant des études d’anatomie humaine à la Fac de Médecine de Lyon. J’étais poussé à le faire par mes croquis « flamencos » en osmose avec la culture gitane. Pour saisir un mouvement de danse, la convulsion d’un visage ou la crispation d’une main, il me fallait  d’abord travailler  au scalpel, analyser les formes, et comprendre les articulations.

De cette manière, j’ai accompli ma propre « renaissance » en laissant définitivement l’huile pour me remettre systématiquement au dessin. Parallèlement à mes sujets andalous faits de mémoire en mon atelier (au crayon, à l’encre de chine puis à la gouache) j’étudiais systématiquement et longuement le nu. Progressivement, je me suis rendu compte que cette pratique allait beaucoup plus loin qu’un simple exercice parce qu’elle avait des affinités avec le dessin flamenco. Sur le plan technique, celle de l’urgence et de la précision, tout en m’escrimant et en défendant ma peau. Intérieurement, je n’obéis qu’à mes propres critères.

Je tiens en cette occasion à remercier tout particulièrement mes modèles (que la discrétion m’interdit de nommer) qui supportent généreusement les contraintes de l’immobilité tout en me transmettant leur énergie intérieure.

 

Miguel Alcala

Ses voeux pour 2008:

 » Beaucoup de gentillesse, de champagne, de dollars, de choucroute, de beurre dans les épinards, de tigres dans les moteurs, de nouvelles planètes extra-solaires, de pantoufles Géva, de caleçons de bain à moustaches, de petits rats à l’Opéra, de rats d’égout pour tous les goûts, de hou hou fais-moi peur, de chien de ma chienne, de chienne de vie, d’eau de vie, de vie de patachon, de poils au menton, de profils de médaille, de têtes de linottes et de pilotes de tinettes.

Je vous embrasse tous. »

Extrait de son site.

                                

 

 » Grosse grenouille d’une tonne et demi en pierre dorée du Brionnais (Saône et Loire), qui orne la cour de l’école Jean Rostand (42300 Roanne) à la mémoire du fameux biologiste et de ses sujets favoris.
Les gamins du quartier du « Parc des Sports » de Roanne (« Chicago » pour les amateurs de faits divers) usent leurs fonds de culottes sur son dos (que j’ai taillé en forme de selle) depuis l’année 83.  »
Extrait du blog de Miguel Alcala.

 

ETAIX Pierre

 

  ETAIX-Clown-light.jpg       Cliquez sur l’image pour visiter la Galerie.

Clown, cinéaste, dessinateur, gagman, humoriste, affichiste : la palette de talents de Pierre Étaix est vaste. Originaire de Roanne, graphiste de formation, initié à l’art du vitrail par le maître Théodore-Gérard Hanssen, Pierre Étaix construit essentiellement sa carrière autour du comique. Il s’établit à Paris où il vit d’illustrations tout en se produisant dans les cabarets et music-halls, ainsi qu’au cirque avec le clown Nino.
Il rencontre Jacques Tati en 1954 pour lequel il travaille comme dessinateur et gagman à la préparation de son film Mon Oncle, puis comme assistant réalisateur sur le tournage (1958). Il se produit avec son numéro de music-hall, en 1960, dans le spectacle de Jacques Tati : Jour de fête à l’Olympia. Pierre Étaix s’inscrit dans le prolongement des grands maîtres du slapstick (cinéma comique du temps du muet) tels, Buster Keaton, Harold Lloyd, Harry Langdon, Max Linder, Charlie Chaplin et Laurel et Hardy qu’il admire sans limites et auxquels il a rendu graphiquement de nombreux hommages.
Son apprentissage de la construction comique proprement cinématographique avec Jacques Tati le conduit assez naturellement à la réalisation de son premier court métrage Rupture, qu’il co-signe avec Jean-Claude Carrière. Au lendemain du tournage du film, Pierre Étaix présente à son producteur l’idée du son deuxième court métrage Heureux anniversaire, également co-signé avec Jean-Claude Carrière. Le film obtient, entre autres, l’oscar du meilleur court métrage en  1963.
Il réalise son premier long métrage Le Soupirant en 1962, puis Yoyo en 1964, où il rend un vibrant hommage au monde du cirque qui le fascine depuis toujours. Il réalise ensuite deux autres longs métrages Tant qu’on a la santé (1965) Le Grand Amour (1968), qu’il co-écrit avec Jean-Claude Carrière.
Durant l’été 1969 il réalise Pays de cocagne en 16 mm, film pour lequel il fut honni par la critique qui ne lui pardonna pas son triste constat de l’épanouissement de la société de consommation, au lendemain de mai 68.
Devant la raréfaction des artistes de cirques français, Pierre Étaix prend la décision de fonder l’École nationale de cirque (1973), avec sa femme Annie Fratellini, et se produit essentiellement en clown blanc avec elle, durant les tournées de leur propre cirque.
En 1985, il signe sa première pièce de théâtre L’âge de monsieur est avancé, authentique hommage à Sacha Guitry et à l’art du théâtre. On lui refuse cependant la mise en scène, que l’on confie à Jean Poiret. Devant le succès de celle-ci, on lui en concède l’adaptation télévisuelle en 1987. Il réalise le film et interprète le rôle principal avec pour partenaires Nicole Calfan et Jean Carmet. L’année suivante il répond à une commande de La Sept pour une soirée thématique sur Georges Méliès et réalise le court métrage Rêve d’artiste ou le cauchemar de Méliès, ainsi que le feuilleton Rapt de la série « Souris noire » qui obtient le FIPA d’argent.
En 1989, il se voit confier la réalisation du premier film de fiction en format omnimax, J’écris dans l’espace, pour la Géode de la Villette en 1989 ; commande qui lui est faite pour les célébrations du Bicentenaire de la Révolution, autour d’un sujet imposé sur l’invention du télégraphe, dont il écrit le scénario avec Jean-Claude Carrière. Son intérêt pour le procédé – réservé jusque-là aux documentaires animaliers ou paysagers et à l’incontournable circuit des montagnes russes foraines – est motivé par cette nouvelle forme d’expression différant nettement du processus classique du cinéma, par le rapport qui est instauré entre le spectateur et l’image projetée. C’est avec ce dernier film que s’arrête la carrière cinématographique de Pierre Étaix. Les sujets qui lui tiennent à cœur, quatre scénarios qu’il a écrit entre 1974 et 1986 : B.A.B.E.L, Aimez-vous les uns les autres ?, Nom de Dieu et Fôst, ne verront pas le jour. Le projet de B.A.B.E.L coécrit avec Christian Rolot et Francis Ramirez pour lui et Jerry Lewis, son ami de toujours, est refusé par un nombre impressionnant de producteurs sollicités. Le coût du film, la désaffection du public pour Jerry Lewis, tous les prétextes sont invoqués.
Toujours dans l’impossibilité de faire aboutir les projets qui lui tiennent à cœur – les maisons de production auxquelles il s’est jusque-là adressé ne lui ont accordé que peu ou pas d’intérêt, connaissant fort mal son travail – il ne cesse pourtant de travailler.

Sa maîtrise du son et son utilisation comique dans chacun de ses films, où les gags évoluent sans cesse, font actuellement de Pierre Étaix l’unique représentant du slapstick en France, tout comme Jerry Lewis aux États-Unis. (Doc: Wikipedia)

 

 

 

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Maurice Montet par Pierre Etaix.
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Les vacances de Monsieur HULOT (extraits)

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Spectacle MIOUSIK PAPILLON 2010