Participants Loire

Peintres et photographes au 26 avril 2009,

Aboulin Anne , Alcala Miguel , Amaro Sylvie ,
Archambault Stéphane ,
Badol Jean-Michel , Bernard Laurent , Bernat Ginette ,
Bertrand Mité, Bidot Jean Claude , Bonnefoy Pierre ,
Bonnetat Monique , Bourrier Danielle , Braillon Michel ,
Brunel Béatrice, Bruyère Jean-Yves ,
Buisson Pascale , Butin Christophe ,
Chauvin Josiane, Claustre Jean-François , Clavier Chris,
Collier Leo , Cologon Georges , Coudour Gilles, Cuoq Jean ,
Daim Nicolas, Desroches-Daudel Pascale ,
Destre Yves , Deville Christian,
Djigo Pascal , Dumas Pascale ,  Duray Jean-Marc , Ecole Jean Rostand ,
Ellias Rob , Fauve , Fréry René, Gay Maurice , Girard Yves ,
Hercberg Marie , Huguet Roland ,
Jasselaire David , Justin Chantal , Laffay Jean Dominique ,
Lafitte Francis , Létant Michel , Malaval Nicole ,
Mathevet Marie-Hélène , Mialon Gonod Michelle ,
Molette Christian , Molinaro Marie Hélène , Palabost Cécile ,
Paratcha Eric , Perrève Paul , Perrin Arlette ,
Perrin Martine , Philibert Jean-Paul ,
Plastrier-Pitteloud Jean-Luc ,Pogu Chantal,
Poillet Pierre , Poiré Anne , Popinet Jacques ,
Popinet Véronique , Prévot Georges , Pupecki Daniel,
Ragon Didier , Romieu Monique , Sabot René ,
Stoffel Marie-Claude , Sturm Christine , Valette Gérard ,
Vergne Marie , Zerr Jacques , Zuliani Serge

New’s Dessine-moi la Loire

Informations en temps réel sur la manifestation…

 3 avril 2009, 3 avril 2009, 3 avril 2009, 3 avril 2009…..

Toutes les dates, remises des oeuvres, retraits, prix, conditions……. 
sont au chapitre réglement .


Réunion des Parrains le 10 février 2009,


Dessine-moi la LOIRE

30 avril au 10 mai 2009 à l’Espace Congrès.
Organisée par le Liger-Club de Roanne.

 

 

Le thème de la manifestation est « la Loire ».

La Loire  inhabituelle que nous voyons pourtant chaque jour. La Loire, peinte, photographiée, contée, racontée.

La Loire et la vie naissante à Joeuvres, les villages perchés, la Loire vecteur de transport avec ses bateaux  conçus pour un seul voyage, le canal et la vie fluviale, le vignoble,

La Loire et ses légendes, contes. La Loire décrite, écrite par les écrivains.

La Loire archéologique et la découverte des premiers objets d’arts, les bijoux.

La Loire déclamée par ses poètes. La Loire et les gravières sites d’observation des oiseaux.

La vie sur les canaux présentée par des plaisanciers du monde entier.

La Loire vue du ciel, depuis une montgolfière.

Des  animations tous les jours pendant la durée de l’exposition de Peintures et photographies du

30 avril au 10 mai 2009 à l’Espace Congrès.

70 peintres et photographes, 10 parrains pour une manifestation unique à Roanne.

10 œuvres seront sélectionnées, 4 primées (prix du Grand Roanne, Roanne, Mably et Liger-club de Roanne). Les œuvres retenues participeront au Prix Ligéria organisé par la fédération des Liger-clubs de France, à Saumur du 15 au 17 mai 2009

FURIE,

  

 

Je vis des amours difficiles

Il faut le dire, je suis cyclique.

Vous me croyez calme et tranquille

A l’abri même d’une critique.

 

Hélas la monotonie me lasse

Car j’aime aussi gronder et rugir.

Etre serrée dans une impasse

Et attendre, c’est un peu mourir.

 

Quand mes amoureux louent ma quiétude

Et m’enrobent de mièvre poésie

En me noyant de sollicitude,

Je réagis telle une furie.

 

Je gronde, écrase et emporte

Tous ceux qui souhaitaient me réduire,

Cette interminable cohorte

D’amants trop faciles à séduire.

 

J’aime la sauvagerie retenue

Et les escapades interdites.

Je sème un doute entretenu

Parmi mes conquêtes éconduites.

 

A vous qui  m’en aimez davantage

Confiez-moi le nom tendre que le soir

Je murmurerais à vos passages.

Je vous en prie appelez-moi Loire.

 

 

Maurice Gay Roanne, le 24 novembre 2008.

à suivre…..

Surprises-1

Qui suis-je ?

Texte Maurice Gay

Merci à Marie Vergne pour ses illustrations.

Avant, je lisais.
Avant j’écrivais,
Enfin, j’essayais.
Avant je dormais.
Avant, j’étais seul.
Là maintenant, je ne sais plus.
Ma femme a un chat. Adorable d’ailleurs.
Excusez-moi une seconde.
Merci, me voila de retour.

Où en étais-je ? Ah! Oui, le chat. Un chat joueur, il a fallu que ça tombe sur moi. Une seconde, ça y est ! Oui, alors un chat qui joue avec une souris, pas une vraie, une en plastique poilu, une queue, et un bidule dedans qui fait du bruit, comme un petit pois, voyez !

J’ai eu le malheur de la lancer dans   l’appartement une fois. Quatre secondes
plus tard, pardon excusez-moi, ça y est !

Elle était à mes pieds (pas la chatte, enfin  si, elle aussi (c’est une femelle le chat), mais la souris. Et elle (le chat, enfin la chatte) me regardait, assise, tournant la tête et miaulant. Je rédigeais mes impôts, alors pour éliminer une contrainte, j’ai à nouveau jeté la souris au fond de l’appartement derrière des cartons.

Elle est partie d’un trait (la chatte, pas la souris, enfin si, elle aussi !). Trois secondes plus tard, elles étaient là l’une dans la gueule de l’autre (enfin, la souris dans …, ne chipotez pas, vous aviez compris) et la chatte (je vais l’appeler « C », comme ça vous me comprendrez mieux). Et la souris « S ». Une seconde SVP ! Où en étais-je ?  Oui, C m’attendait et miaulait à mes pieds. Bon, j’ai fait semblant de rédiger ma déclaration mais une patte s’est posée sur ma cuisse et en me penchant j’ai vu le regard de C qui semblait dire (enfin, pas son regard, c’est pour faire comprendre) encore…..

J’ai envoyé S sous les meubles, sur les meubles, dans un carton ouvert, pardon, un instant ! Merci. C la ramène toujours, en trottinant (On peut le dire pour un chat ?). Depuis une semaine, enfin un certain nombre de jours, je ne sors plus.

On dirait que C est devenue agressive.

Quand elle pose ses pattes sur ma cuisse, elle sort un peu les griffes. Mon pantalon est percé, des fils sortent dans tous les sens.

Ce qui me surprend c’est que si ma femme entre, elle (C) laisse tomber sa proie (S) et va se lover sur une chaise, (elle fait semblant de dormir…). Ma femme la prend dans ses bras et lui dit : « Tu dors tout le temps ma belle, ton maître ne s’occupe pas de toi ! ». Au début, j’ai répliqué, « Je viens de jouer avec la souris », tiens regarde et j’ai jeté la souris. C n’a pas bronché. J’ai récupéré S à quatre pattes et l’ai secoué (bling-bling) devant C. Ma femme et C m’ont regardé comme si j’étais un martien. Je ne dis plus rien maintenant.

J’appréhende le départ de ma femme. J’ai trouvé une parade quand elle est sortie. J’envoie S dans la cuisine et ferme la porte vitrée. C miaule en me regardant, les pattes posées sur le rebord du carreau. Si ma femme entre à nouveau, elle dit : « Mais alors, ton maître t’a enfermée, il ne t’écoute même pas ! » Je suis obligé de lui mentir : « Je remplissais mes feuilles d’impôts, et je n’ai pas fait attention ! »

Depuis quelques jours, C prend S et va la poser dans un coin, sous le frigo, par exemple, son coin préféré. Elle vient ensuite me griffer pour la récupérer. Me voila à quatre pattes pour   sortir S. A peine sortie, C la relance sous le frigo. J’ai l’impression que C c’est moi et C est moi.
L’autre jour, un agent de l’EDF est entré alors que j’étais à plat ventre dans la cuisine. Je lui ai dit que je cherchais S pour C. Il m’a répondu qu’il repasserait quand ma femme serait là, que ce n’était pas urgent, pas de problèmes a-t-il dit et il est reparti sans relever les compteurs.

La nuit, je rêve que je suis entouré de souris qui se cachent quand j’approche. Elles miaulent (comme de rire).

Neuf chats sont assis derrière un grand bureau et lèvent un petit panneau lumineux avec des chiffres dessus quand je réussis à prendre une souris. Ma femme (F, pour aller plus vite) me secoue et me demande de ne pas miauler. Il paraît que je la réveille. Excusez-moi une seconde ! Ma litière a disparu.

Ce matin, mon bol de café au lait était par terre, à coté de la gamelle de C. J’ai regardé F en mettant mon bol sur la table de la cuisine. Avant que je dise un mot, elle a repris le bol, l’a posé par terre et a dit :

  • – Non, pas sur la table, tu laisses des poils partout.
  • – Mais, j’ai toujours fait ça lui ai-je répondu, ébahi.
  • – Oui, mais ce n’est pas toi qui ramasse, vilaine fille!

C a miaulé de rire. Elles conspirent ! J’ai repris S dans la gueule et suis allé me lover dignement sur mon coussin. Vous ne m’aurez pas comme ça !

-Oh ! Mon minou a fait F en me caressant la tête.

C  s’étranglait en riant aux éclats et tapait sur la table avec sa patte.

Pendant quelques jours, le calme est revenu. Puis un événement a tout déclenché. J’étais seul, on frappe à la porte, le facteur entre. J’accours pour le saluer. Il me regarde et dit :

  • – Il est pas là ton maître?

J’ai craqué.

Je suis sorti en courant, j’ai sauté sur sa mobylette qui tournait  encore et me suis enfui. J’ai rejoint mon refuge et prépare ma défense. J’ai besoin de tous les témoignages de ceux qui m’ont connu.

Je vous en prie, aidez-moi à retrouver ma dignité. Ecrivez moi en adressant votre courrier à:   C, SOS égarés, chatterie du long séjour, 98853 LITIERE sous CHATS.

P.S : A vendre : Mobylette jaune avec sacoches, état neuf, prix à débattre.

Publié dans le N° 38 du Club du Chat des Forêts Norvégiennes (CCFN) de décembre 2008.

Pages d’humeur Oops !

 

Pour ouvrir la page Oops!, cliquez sur l’image choisie…
Symboles :    oreille + document audio               conception-SYMBOLE VIDEO-b + document vidéo
Edgar-DEGAS
Edgar DEGAS  SYMBOLE VIDEO-b SYMBOLE VIDEO-b
E-DELACROIX Lucas_Cranach_par son fils Lucas-vignette Femme_au_Chapeau-1905-NB
Eugène DELACROIX   SYMBOLE VIDEO-b Lucas CRANACH  SYMBOLE VIDEO-b Henri MATISSE »La femme au chapeau « 
monet-self_portrait van gogh-selfportrait-oops renoir-autoportrait
  Claude MONET SYMBOLE VIDEO-b Vincent VAN GOGH Pierre- Auguste RENOIR SYMBOLE VIDEO-b
Rousseau-OOPS LUCE-OOPS sisley-OOPS
 Henri ROUSSEAU, le Douanier  Maximilien LUCE  Alfred SISLEY
GROS-OOPS Emile-Noirot-OOPS MONTET-OOPS
Antoine-Jean GROS  Emile NOIROT Maurice Montet et le laitier  SYMBOLE VIDEO-b
PICASSO-OOPS  
 Pablo PICASSO SYMBOLE VIDEO-b oreille
TOULOUSE Lautrec-OOPS pipe magritte-OOPS SOW-OOPS
  Henri de                   SYMBOLE VIDEO-b
Toulouse-Lautrec
  René MAGRITTE  oreille Oumane SOW Sculpteur et  SYMBOLE VIDEO-bKinésithérapeute
RODIN-OOPS Facteur Cheval-OOPS Bosch-OOPS
 Quelques facettes de RODIN.    SYMBOLE VIDEO-b  Le Palais idéal
du facteur CHEVAL
Jérôme BOSCH
Le jardin des délices
DURER-OOPS CHAGALL-OOPS DE LA TOUR-OOPS
 Dürer et la mélancolie  Chagall et le vitrail  oreille Les 2 Tricheurs de Georges de la Tour .
Musée DALI-OOPS granger2-OOPS LA SIESTE-OOPS
Théâtre-Musée DALI de Figueres.   Empreintes,
Michel Granger
  La sieste…
gauguin-OOPS ETAIX-OOPS GRANGER-OOPS
  Paul Gauguin  SYMBOLE VIDEO-b  Pierre Etaix  SYMBOLE VIDEO-b Michel Granger
CAILLEBOTTE-OOPS LAMAZOU-OOPS  MANTIS-OOPS
Gustave Caillebotte Titouan Lamazou  Jean-Marc Mantis   SYMBOLE VIDEO-b
DAUMIER-OOPS BORONALI-OOPS  SValadon et MUtrillo-OOPS
Honoré Daumier Boronali-Aliboron Suzanne Valadon
anamorphisme-2 BEEVER-OOPS  DEMOISELLES AVIGNON-OOPS
Anamorphose (2)  SYMBOLE VIDEO-b  Julian Beever  Pablo Picasso  SYMBOLE VIDEO-b
anamorphisme-1 DALI-OOPS ARCIMBOLDO-OOPS 
 Anamorphose (1)  SYMBOLE VIDEO-b  Dali   SYMBOLE VIDEO-b  SYMBOLE VIDEO-b Arcimboldo

 

 

Surprises -2

C’est le troisième cahier qu’Edma remplit avec sa cousine Sophie, 28 ans à elles deux.
Elles l’ont baptisé « Cahier des médisances ». Tous les événements familiaux sont notés avec un humour pointu, sans souci du ridicule, mais sans méchanceté !

Elle feuillette un des cahiers avec malice..

Page 19

 

 

Des nouvelles de Tonton  Morris. Il est toujours en garde à vue. Il a volé une mobylette de facteur. (Voir article précédent !)

Il a perdu les pédales (si j’ose dire..). Une pétition l’a fait sortir du refuge où il s’était caché (La S.P.A1). Mais la justice est vigilante. Nous lui avons apporté des croquettes au commissariat. Il s’en est léché les moustaches.

Le 20 décembre 2008

1 – Dirigée par le père Jules (voir page 3)

Page 7

 

 

« Tante Roberte ressemble à Voltaire. Dans son grand manteau gris, les cheveux mi-longs permanentés, sa démarche claudicante, de dos j’ai vu Voltaire comme on le voit à Ferney-Voltaire. »

Le rire d’Edma, en cascade, se déclencha quand elle revit la photo de la statue découpée et collée.

Page 11

Cà c’est tonton  Marcel, mon préféré ! Chez le cardiologue, avec tata Louise.

 16 mai 2007.

 

 

Page 3

Le Voyage à PARIS pour

les 30 ans de mariage de Tata Louise et Tonton Marcel.

 

Le premier jour, au restaurant, après le cassoulet, tata avait encore faim.

Alors…

Mais le soir à l’hôtel avec Tonton Marcel, ça ne s’est pas très bien passé.

Tata a réclamé un prêtre pour l’extrême-onction.

Il a fallu appeler le SAMU. Il n’y avait plus de  place à Paris1. Alors on l’a envoyé à Toulouse (peut-être à cause du cassoulet..).

Tonton Marcel, ancien spéléologue, n’a pas été autorisé à l’accompagner dans l’ambulance.

Il est monté sur le toit et s’est couché sur l’ambulance.

 Jules, le  curé, qui venait d’arriver  a dit qu’il ne perdrait pas une seule de ses brebis (on a appris plus tard qu’il avait été hippie au Larzac) et a suivi  à Solex .

 

1-  Il n’y avait pas encore le superviseur de Roselyne !

A l’arrivée Tata allait mieux. Mais Tonton et le curé ont été hospitalisés en hypothermie. Comme il n’y avait pas assez de place, le SAMU  les a rapatrié  à Paris.

Tata, elle est rentrée directement à Roanne avec le Solex du père curé.

 Après tout est rentré dans l’ordre.

Enfin presque, puisque le curé  lui, il a quitté les ordres.

Maintenant il vit à Mably. Il est responsable de la S.P.A.

Il vient toutes les semaines manger un cassoulet à la maison.

On rit bien en écoutant leur aventure.  (Edma)

 

Texte de Maurice Gay.

 (Ces historiettes sont presque imaginaires, mais toutes contiennent des bribes de vérité, caricaturées, que reconnaîtront peut-être les acteurs…)

Surprises – 3

Le dernier verre.

 

La glace légère craquait sous les pas. Les cumulus lourds et noirs plombaient le ciel. Un vent froid et âpre pénétrait les vêtements, et emmenait les mots et la buée qui se formait sur les lèvres des présents.

Ils étaient nombreux, hommes, femmes à attendre sur le terre-plein en graviers du funérarium en ce mois de novembre.

Claudius Decase, leur ami, allait partir en fumées grises, grises comme le temps aujourd’hui. Ils étaient là, Jean-Pierre alias Coy, grand gaillard efflanqué, tailleur de pierres, humaniste, à la voix grave de baryton. Jean-Charles, facteur et comédien, tête de Fernandel, gouailleur, un sac de plastique à la main. Marcel, un malabar, gérant de bistrot et ancien rugbyman. Jojo, gringalet à la voix perché, compagnon de toutes les bringues. Madeleine « la Rouquine », la compagne attentive, la bouée de sauvetage de tous ces loustics. Elle en a écouté, consolé, engueulé en riant, en pleurant, dans le désordre. Et d’autres encore, des cas, des généreux au boulot comme dans la vie, des inventeurs de réalité, de rêves, de mise en scènes, amoureux de musique tendre ou échevelée, gratteurs de guitare, pas amasseurs de noisettes, toujours prêts à donner un coup de main sans autre forme. Un verre ensemble après, ou un peu plus jusqu’à des heures, à rire et à refaire un monde plus généreux.

Claudius leur ami, tonnelier de métier composait des poèmes en taillant le bois, en cerclant, inventait des outils, des méthodes, des situations théâtrales, des répliques, des brèves de comptoir. Parlons-en du comptoir justement. Il était à deux pas de l’atelier, le troquet de Marcel, copain depuis la primaire à Pouilly les Oies. C’était des retrouvailles chaque soir. Rires et pots de rouge sur le zinc en vrai zinc.

Il a commencé à rouler quand ses tonneaux ne l’ont plus fait. Les haltes au bistrot se faisaient plus fréquentes, plus longues. La maladie l’a emporté brutalement il y a trois jours.

La foule des amis est rentrée au funérarium.

« Pas de cimetières, disait Claudius, laissons la place aux vivants, aux bons vivants. La seule trace que je voudrais laisser est celle d’un verre sur le zinc, verre qui aura trinqué avec les vôtres, secoué par nos rires et nos larmes. »

Au moment du dernier départ, aller simple, avant que le cercueil s’engage dans le tunnel, Jean-Charles s’est approché et à ouvert son sac. Il a sorti une bouteille de rouge, un petit Macon bien parfumé, et deux verres ballons qu’il a posé sur la boite. Il a débouché la bouteille avec le petit bruit classique et a versé un peu de rouge dans les deux verres. Les amis surpris se sont approchés, émus et silencieux. Jean-Charles a trinqué avec le verre posé sur le cercueil et, comme s’il parlait au bar a dit :

« Claude, mon ami, pour la première fois, tu nous fais faux bond. Tu pars le premier. Ce verre  t’accompagnera  sur le dernier chemin. Au moment de trinquer, regarde-nous. Les rires et les larmes, l’étincelle de l’œil, la main sur l’épaule, et puis tu vas retrouver Georges, l’ami de toujours. Tu chantais, bien, c’est vrai :

Mais où sont les funéraill’s d’antan ?
Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards
De nos grands-pères
Qui suivaient la route en cahotant
Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées
Ronds et prospères
Quand les héritiers étaient contents
Au fossoyeur, au croqu’-mort, au curé, aux chevaux même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps………..

Plutôt qu’d’avoir des obsèqu’s manquant de fioritur’s
J’aim’rais mieux, tout compte fait, m’passer de sépultur’
J’aim’rais mieux mourir dans l’eau, dans le feu, n’importe où
Et même, à la grand’ rigueur, ne pas mourir du tout
O, que renaisse le temps des morts bouffis d’orgueil
L’époque des m’as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil
Où, quitte à tout dépenser jusqu’au dernier écu
Les gens avaient à cœur d’mourir plus haut qu’leur cul
Les gens avaient à cœur de mourir plus haut que leur cul. »

 Le maitre de cérémonies, ahuri, bouche bée, privé de paroles est en déconstruction.

Les amis s’approchent et à leur tour trinquent avec le Glaude.

Pas de larmes, quelques sourires un peu crispés, mais….

En sortant du funérarium, une trouée de lumière perce le ciel sombre. Des reflets orangés, rouges marquent les nuages. Le vent a cessé. Le grand Coy dit tout haut :

« Bon Diou ! Glaude, tu aimerais ça ! » . Il se reprend et dit, en pointant le doigt vers le ciel :

« Glaude, c’est toi qui as fait ça ? »

 

 

Texte deMaurice Gay

(D’après les mots émus de quelques amis. Les noms, lieux, personnages sont de mon imaginaire. C’est l’émotion que j’ai voulu privilégier.)

Oops ! 4 décembre 2008 – René MAGRITTE

René MAGRITTE

Biographie

MAGRITTE

René Magritte, né le 21 novembre 1898 à Lessines en Belgique, dans le Hainaut, et mort à Bruxelles le 15 août 1967, était un peintre surréaliste belge.

 

René François Ghislain Magritte est le fils de Léopold Magritte, tailleur, et de Adeline  Bertinchamp, modiste. La famille s’installe en 1900 à Gilly où naissent ses deux frères Raymond (1900-1970) et  Paul (1902-1975).

Les premières œuvres de Magritte, de style impressionniste datent de 1915.
Jeune Belge marqué par le suicide de sa mère, René Magritte est étudiant aux Beaux-Arts de Bruxelles. L’œuvre de De Chirico le bouleverse et, dès lors, il n’a de cesse de métisser les univers poétique et pictural. Ses compositions sont énigmatiques et oniriques : on y voit un train sortant d’une cheminée, des passants figés et coiffés de feutres sombres s’envoler… Proche des surréalistes belges, c’est tout naturellement qu’il part rencontrer les membres parisiens de ce courant, et notamment André Breton. La rencontre est plus que décevante, et Magritte ne va plus bouger de Belgique, ce qui ne l’empêche pas de connaître un succès international. Son œuvre est en effet beaucoup plus révolutionnaire qu’il n’y paraît : l’image n’est pas la réalité, c’est une illusion, un simulacre inutile…

En mars 1948 il peint en six semaines une quarantaine de tableaux et de gouaches aux tons criards (période vache) destinées, en un acte typiquement surréaliste, à dérouter les marchands parisiens et scandaliser le bon goût français, qui sontexposées à la galerie du Faubourg et préfacées par Scutenaire (Les pieds dans le plat.)

 

Ses peintures jouent souvent sur le décalage entre un objet et sa représentation. Par exemple, un de ses tableaux les plus célèbres est une image de pipe sous laquelle figure le texte « Ceci n’est pas une pipe » (La Trahison des images). Il s’agit en fait de considérer l’objet comme une réalité concrète et non pas en fonction d’un terme à la fois abstrait et arbitraire. Pour expliquer ce qu’il a voulu représenter à travers cette œuvre, Magritte a déclaré ceci : « La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma  pipe ? Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation. Donc si j’avais écrit  sous mon tableau « ceci est une pipe », j’aurais menti ! »

conception-oreille

 Ecoutez  Magritte(quelques secondes !)

Voilà en tout cas le message qu’il veut faire passer dans ses toiles, sur le mode de l’ironie. Magritte a également illustré ‘Les nécessités de la vie’ de Paul Eluard et ‘Les chants de Maldoror’ de Lautréamont.

 

Les tableaux de Magritte sont peuplés d’hommes en complet sombre et coiffés d’un chapeau melon. Ils représentent souvent des objets ordinaires, tirés de la réalité quotidienne: fromage, parapluie, verre d’eau, nuage ou… pipe. Mais Magritte déplace ces objets de leur contexte les associe avec d’autres, avec lesquels ils n’ont à priori pas de lien. Les tableaux de Magritte comportent tous une part d’étrange. Ils laissent le spectateur songeur. Avec la tête pleine de questions. C’est que le but de Magritte n’est pas de représenter la réalité, mais d’en dévoiler les mystères. Et des mystères, il y en a partout dans la vie quotidienne.

pipe magritte

Un des tableaux qui a rendu Magritte célèbre s’appelle la trahison des images. Il représente une pipe, accompagnée de la légende suivante : «Ceci n’est pas une pipe» Ce que Magritte veut dire, c’est que, même peinte de la manière la plus réaliste qui soit, un tableau qui représente une pipe n’est pas une pipe. Elle ne reste qu’une image de pipe: on ne peut pas la bourrer, ni la fumer, comme on le ferait avec une vraie pipe. Magritte a d’ailleurs développé ce discours du rapport entre l’objet et sa  représentation dans plusieurs autres tableaux.

Pourtant, s’il était un fumeur invétéré il ne fumait que des cigarettes. Cela a fait dire à son ami Scutenaire que l’amour de Magritte pour les pipes était platonique.

    Les anecdotes sur René Magritte

     Sa muse retrouvée

Contraint de partir pour Bruxelles, René Magritte laisse une jeune   femme, Georgette, derrière lui. Il la retrouvera six ans plus tard en allant acheter du matériel de peinture dans une boutique où elle travaille en tant que serveuse… Elle devient dès lors sa muse et son épouse.

   La boite à mystère

Bébé, il aurait longuement contemplé une caisse posée à côté de son berceau en voulant deviner son contenu. C’est cette caisse, réminiscence de son enfance, qu’il a choisi de faire figurer dans ses toiles pour symboliser le mystère.

                         Les citations de René Magritte

« Les titres des tableaux ne sont pas des explications et les tableaux ne sont pas des    illustrations des titres.»
[ René Magritte ] – Ecrits complets

« Le mot Dieu n’a pas de sens pour moi, mais je le restitue au mystère, pas au néant.»
[ René Magritte ] – Ecrits complets

« Rien n’est confus, sauf l’esprit.»
[ René Magritte ] – Cité dans Art game book

« Le mot « peinture » est laid !»
[ René Magritte ]

Extraits  de « WIKIPEDIA »  , « ESSENTIEL »  et  d’ « EVENE »

Quelques unes de ses oeuvres…

Magritte-La-reproduction-interdite

La reproduction interdite

magritte-blanc seing2

Blanc seing

MAGRITTE-son-of-man-1964(1)

Son of man

MAGRITTE-L'Espion, 1928

L’espion

MAGRITTE-Les liaisons dangereuses

Liaisons dangereuses

MAGRITTE-le viol

Le viol

MAGRITTE-La victoire

La victoire

MAGRITTE-la tentative de l'impossible

La tentative de l’impossible

MAGRITTE-La découverte

La découverte

magritte-La part du feu

La part du feu

Magritte-Delusions-of-grandeur-1948(1)

Delusions of grandeur

Magritte-Art

X

magritte-temps de travail

Temps de travail

magritte_-_la_comtesse

La comtesse

Magritte, Kopf(L'avenir des statues)

L’avenir des statues

MAGRITTE-La clairvoyance

La clairvoyance

MAGRITTE-Le Thérapeute

Le thérapeute

MAGRITTE-Le faux miroir

Le faux miroir

Magritte_Golconde

Golconde

​​

MAGRIITE- Pomme