Dictionnaire des peintres du XIXème (Lettre J à M)

Dictionnaire des peintres
français du XIX ème…. (presque!)

Lettres J à M
Légende :

AI  : Pré-Impressionnisme
I  : Impressionnisme
PI  : Post-Impressionnisme
PO  : Pointillisme
F  : Fauvisme
R  : Romantisme
N  : Nabis  Annexes

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Annexes  Annexes
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LEBOURG
Albert  1849-1928 -I
Albert LEBOURG-la seine à Paris-li
La Seine à Paris
LEPINE-Stanislas

LEPINE Stanislas  1835-1892  -I

Stanislas LEPINE-Montmartre rue St Vincent-li
Montmartre rue St Vincent 

LHERMITE

LHERMITTE
Léon Augustin  1844-1925  – AI

LHERMITTE- La paie des moissonneurs-lili
La paie des moissonneurs 

 

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Scène rurale

 

LUCE

LUCE
Maximilien   1858-1941

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LUCE-Le port de Londres-li
Le port de Londres 

 

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Le port de Saint Tropez

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MANET
Edouard  1832- 1883

Annexes

 

Edouard MANET- Bar aux Folies bergères-li

Bar aux Folies Bergères

Edouard MANET-Le balcon-li
Le balcon

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MATISSE
Henri   1869-1954 – F

La désserte rouge -1908-li

La désserte rouge

 

vence 1

Chapelle de Vence- Vitrail

Meissonier

MEISSONIER
Jean-Louis Ernest  1815-1891

Meissonier-Le siège de PARIS-li
Le siège de Paris

Monsieur de la Fontaine
Monsieur de la Fontaine

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MILLET
Jean-François  1814-1875

Millet-Angélus-li
L’Angélus

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Les glaneuses

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MONET
Claude  1840-1926  – I

 

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Annexes

 

Claude MONET-la gare st lazare-li
La gare Saint Lazare

Claude MONET-les coquelicots-li
Les coquelicots 

MORISOT par Manet

MORISOT Berthe

1841-1895 -I

Berthe MORISOT-le berceau-li
Le berceau

Vos coups de Coeur

 Comme vous, je reçois des images envoyées par les amis.
Je ne résiste pas et j’ouvre ce chapitre pour vos envois. Partageons nos coups de coeur….. Yag 

A l’occasion des Fêtes, Jacques nous fait partager son rire.


Génial, non…

René, aquarelliste, est époustouflé par ces fresques.. 

De MOM

www.mom79.over-blog.fr

Petit Papa Noel…

Bonjour tout le monde , C’est bientôt l’heure du réveillon de Noel, alors pour cette occasion je vous ai dessiné la tronche du Père Noel (enfin, c’est une version très personnelle!!!) qui fume un cigare car, à mon avis, il fait partie de ceux qui ne connaissent pas la crise!!! LOL!!!
Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année…   
  

de ROTH

Mes voeux


  

Voulez-vous montrer vos coups de coeur ?

 

Oops! 14 mars 2009 – Emile NOIROT

Emile NOIROT  1853 – 1924

NOIROT.E

Emile NOIROT est né en  1853 à Roanne, fils de Jean-Louis NOIROT, peintre-lithographe  et de Françoise JACQUES. Très vite il bénéficie, ainsi que ses deux frères, de l’enseignement paternel fait, surtout, de remarques judicieuses et de sages observations. L’influence de son père, son premier maître, est grande sur Emile.

« Combien fût féconde pour moi cette époque de formation, de révélation artistique ! Dans le terrain bien préparé allait germer la bonne semence !
« (Emile NOIROT, notice sur Jean-Louis NOIROT – 1905).

NOIROT-Louis-Le moulin de Chantoie St Maurice-Louis Noirot

Moulin de Chantoie à St Maurice
( Louis Noirot, père d’Emile )

Au printemps 1874, sur les conseils de son père, le jeune artiste fait un envoi au Salon des Artistes Français. Son fusain : « Pâturages dans le Roannais » est accepté par le jury. Après  une formation à Paris et Lyon, son mariage en 1878 avec Mathilde de HAGEMANN, une période  difficile s’installe pour le peintre qui accepte le poste de professeur de dessin de la ville de Roanne en 1881. Les pressions politiques de l’époque l’amènent à donner sa démission en  1883.

Les années terribles commencent pour le jeune peintre. Il peint sur le motif, les gorges de la Loire, le Renaison, Riorges.

Emile Noirot, par Dominique Noirot (petit fils et peintre) -1997 . IBSN 2-9512032-0-9

Remerciements à Dominique Noirot pour son autorisation. 

Emile Noirot sur le motif-l

Du néo-classicisme au mouvement impressionniste, le 19è siècle, en même temps qu’il vécut découvertes et mutations technologiques, est l’un des plus riches de l’histoire de la peinture.

Dès 1850, en particulier, les théories pleinairistes  donnent un sang neuf et vigoureux aux courants picturaux A l’école de Barbizon, les peintres s’exercent à la nature en s’éloignant des conventions académiques sclérosantes imposées par les Salons, synonymes cependant pour eux de consécration Dès lors, la peinture de paysage, détentrice des ferments de la peinture moderne, dévoile études d’après nature et pochades peintes sur le vif, reflets d’un instant de nature suspendu dans le temps Les approches artistiques du paysage se multiplient, chaque paysagiste ayant son langage historique, naturaliste, idéaliste, pittoresque ou sublime. Chacun, en outre, fait preuve d’originalité, influencé en cela par le mode de vie, le climat et les couleurs propres au terroir où il réside.
Au hasard de cette prolifération d’artistes soumis au diktat des galeries, des marchands et des antiques de Salons, il en est cependant, qui choisissent de ternir leur notoriété en quittant un climat parisien effervescent, parfois factice et provocateur.

C’est là toute une génération de peintres que nos antiques contemporains ont regroupé depuis sous l’appellation  »petits maîtres ».

Cette dernière, loin de minorer leurs productions, appréhende par là des écoles régionales riches et diversifiées auxquelles appartiennent des peintres qui œuvrèrent dans le sillage de célèbres chefs de file. Leurs peintures ont une double valeur elles restituent des villes et des sites avec précision en même temps qu’elles témoignent des couches de la société. Selon les régions elles révèlent aussi de nouveaux types de paysages, tels dans la Loire les sites Industriels et miniers.

Formé à l’école du dessin, dont Il restera toujours un fidèle défenseur, et aux théories barbizoniennes de maîtres tels Français et Daubigny, Emile Noirot, est un de ces peintres de province qui ont embrassé le paysagisme telle une religion.

Observateur attentif et sincère d’une nature qu’il maîtrise réellement, Il privilégie la composition de plein air en faisant preuve d’un sens inné de l’espace et de la lumière. Sa production picturale est souvent menée par l’idée directrice de  » l’homme ajouté à la nature« , ce que son pinceau traduit soit avec douceur ou énergie, selon qu’il choisit d’évoquer les lieux et heurs qui répondent le plus aux angoisses de l’être humain.

On lui a reproché d’utiliser une palette aux nuances froides grises et bleues, mais c’est oublier que pour ce peintre de marine, il s’agit là de tonalités fondamentales à l’évocation de la fluidité de l’air. A contrario, dans certaines de ses toiles éclatantes de lumière, il sait faire preuve d’un réel talent de luministe.

Homme éveillé à toutes les curiosités artistiques de ses contemporains, cheminant parallèlement au grand mouvement impressionniste auquel il avait choisi de ne pas adhérer, Emile Noirot, par l’abondance de son œuvre a su donner à la fin du siècle dernier une identité roannaise à la peinture de paysages et réalisé pleinement par ailleurs son rêve, celui d’être  »peintre pour peindre son pays« .

Préface de Brigitte Bouret.
Conservateur du Patrimoine Musée Joseph Déchelette – Roanne

Le « Journal de Roanne » du 1er juin 1884 relate une altercation de l’artiste :

«…. Je me grisais de la douceur des choses, de souvenirs poétiques, lorsque ma solitude fut troublée par la venue d’un individu quelque peu débraillé. Il m’interpelle : « Qu’est-ce que tu fiches là grand feignant, Qui t’a permis de venir comme ça chez moi ?- Pourtant j’étais sur un sentier longeant le béal d’un moulin dont le propriétaire m’avait donné toute latitude pour y peindre et dessiner ainsi que mes élèves. Mais il paraît qu’il n’avait aucun droit sur un pré en bordure. Ah ! tu viens tirer mes dépens. Non, vous le voyez bien, je peins le béal et les saules – Je m’en fiche de tes saules, f….moi le camp grand flandrin !

Il commence à bousculer mon chevalet, je me lève, essaye de lui faire entendre raison. Par malheur, je tourne le dos au béal ; il m’y pousse, je m’accroche à lui, je tombe pile et lui face. Alors il m’enfonce la tête dans l’eau disant : je vais te noyer. Ma foi, j’étais saisi par ce bain froid si brusque après le déjeuner de midi. Je cherchais à m’agripper des pieds, mais le fond vaseux n’offrait aucune résistance. Je me laissais donc enfoncer la tête, mais je prends mon homme par les jambes, à son tour, il barbotte. Nous en étions là, à nous saucer tous les deux comme des canards, lorsqu’un autre paysan qui fauchait de la luzerne non loin de là vint à la rescousse. Serait-ce encore à moi que celui-ci en aurait ? Pas du tout, il s’en prend à mon naufrageur, qui riposte en lui criant qu’il n’a pas le droit de passer le béal – J’ai droit jusqu’à la moitié, quand on a été à Sébastopol on se jetterait bien dans vingt pieds d’eau…..Il saute en effet ce brave ; il nous sépare et m’entraîne au moulin.

On me réconforte, on m’habille avec les frusques du meunier, un tout petit homme, par exemple d’un embonpoint appréciable et je rentre à Roanne avec un pantalon m’arrivant au mollet et le reste à l’avenant…. ».

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Sous-bois – 1886

 

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Novembre- 1888

 

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Entrée du village de VILLEREST – 1897

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Saut du Perron – 1899

NOIROT-lettre1  Extraits de la lettre d’Emile NOIROT à M. Thiollier le 11 janvier 1892

Lettre du lundi matin, Il janvier 1892. (réécrite par Dominique Noirot)

Cher Ami,

Je suis à Roanne depuis samedi soir huit heures et demi. Je n’ai pu vous serrer la main avant mon départ car j’ai eu juste le temps de sauter dans le train, Et encore ! A la gare on faisait difficulté pour enregistrer mon sac. Je suis parti samedi matin à St-Chamond un peu tard car la veille, en sortant de chez vous, je me suis souvenu que je manquais de couleurs. J’ai couru par les rues au moment oÙ tous les marchands étaient fermés. Alors j’ai remis au lendemain matin. De plus, j’ai été chez un sabotier car j’avais eu bien froid à Périgueux. Et le sabotier m’a retardé. Il ne voulait pas me donner de grands sabots, ce sabotier. En manière de compliment, il ne voulait pas convenir que j’ai au moins le pied de Charlemagne ! Puis je n’ai pas été à St-Chamond avec chapeau de charbonnier. D’un autre côté, y aller avec le chapeau que vous savez était ridicule et je voulais paraitre, auprès de votre ami Monsieur —–

comme un homme bien coiffé. Alors nouveaux stage et achat d’un chapeau d’un gris gagliardiniesque.

Enfin j’étais en séance à St-Chamond seulement vers les neuf heures et demi dix heures. Je me suis placé près du pont St-Jean. J’ai dans le tableau un morceau du fort et l’église Ste Ennemond. Je vous raconterai tout le voyage. Il me montre, une fois de plus, que je vous dois beaucoup, et beaucoup plus encore que je ne croyais. Vous avez fait que ce pauvre rapin de Roanne soit connu, apprécié, etc. Et maintenant je ne peux pas me croire à St-Chamond, perdu. On m’appelait par là, et même dans le tramway, Monsieur NOIROT gros comme le bras, photographe, peintre   en bâtiment, etc. m’ont reconnu à ma peinture là-bas.

Et on dit c’est pas du Gagliardini. Ca en a l’impression au premier abord mais vous devez être Monsieur NOIROT. Très épatant.

J’ai donc passé le dimanche des Rois en famille. Je vous assure que j’ai bien fait car le papa NOIROT a pris, hier, quelques heures de plaisir et oubli en voyant mes petits enfants : le gros Jean roi, et ma petite Zizille, ou Gilberte si vous préférez, reine.

Je rapporterai de la brioche de St Etienne et 1000 F. C’est fort joli. Je me demande si c’est bien moi ! Je vais travailler au tableau pour Monsieur MICHAUD, penser à faire quelque chose aussi pour Monsieur Ponéon et d’ici 8 jours certainement, je vous apporterai ça.

Ne m’en veuillez pas de mon brusque départ. Je connais ma pauvre petite femme et mes gamins sont terribles. Alors elle se fait une véritable terreur d’être seule à les maintenir. Figurez-vous que pendant mon absence, ils ont démonté la pendule. Je ne suis pas bien méchant non plus et ils m’ont ri au nez, et pris ma barbe quand, au retour, j’ai voulu gronder.

Je vais travailler votre dessin. Je suis assez content de St Chamond mais j’ai été peut être bien bête de me placer dans un endroit écarté. Il est vrai que je me suis perdu dans un tas de petites ruelles, et ayant de fil en aiguille trouvé la rivière, les deux rivières, Je me suis placé à leur jonction disant Monsieur Tiollier suivra la rivière. Je ne sais pas bien laquelle. Comme ça je ne le manquerai pas. J’ai eu tort de ne pas me mettre vers l’église mais ma toile était trop étroite et je vous assure que je ne pensais pas devoir vous manquer

au passage. Peut être même avez-vous été simplement retenu à St Etienne. Dans tous les cas, la journée s’est placée à travailler sans broncher, et quoique l’heure de midi se soit passée sans que je ne bronche d’une semelle, dominant la voix du ventre, j’ai attendu presque la tombée de la nuit pour lever l’ancre. J’ai donc fait une chose complète, un peu leste comme impression. Ce ne sera pas le goût de Monsieur Maignier parce que, justement, Monsieur Gagliardini fait des machins comme ça. Mais ma foi j’ai vu ça ainsi. Mais je préfère le gris dans l’ombre et j’y reviendrais, à ce motif.

J’ai idée de faire, pour l’exposition de Lyon, un coin de St Chamond. Donc à bientôt, et excusez ma longue lettre et mes façons de procéder.

Vous avez peut être descendu la rivière, et tandis que moi je me trouvais de l’avoir remontée, sans même trop savoir où J’étais, J’ai vu après, en descendant, que c’était mieux plus bas. Mais d’ailleurs voici le motif.

Mais l’église St Pierre est mieux et j’irai avec une toile de 1 m la faire pour l’exposition de Lyon.

Je vous serre bien affectueusement les mains et présente mes meilleurs sentiments à votre famille, etc.

Source :Dominique Noirot, petit-fils du peintre, que je remercie de son amabilité .

1900 est l’année de l’Exposition Universelle de Paris. Pour décorer le haut du grand escalier donnant    accès à son stand d’exposition, la Chambre de Commerce de Roanne, associée au Syndicat des fabricants participant à cette manifestation, demande à Emile NOIROT de composer un grand panneau.

La Revue forézienne se souvient, non sans humour, de leur démarche : «….Ils s’en furent donc trouver le maître et, des trémolos dans la voix, lui contèrent combien grande est la tristesse des malheureux éloignés du pays, sombre leur désespérance. Les Roannais sont éloquents et les artistes sont bons. NOIROT se recueillit puis, souriant dans sa barbe d’apôtre, leur dit:

Messieurs, j’ai une idée : puisque vos exilés ne peuvent aller à la montagne, pourquoi la montagne n’irait-elle pas à eux ? Que pensez-vous d’une page où Roanne, discrètement, ainsi qu’ il sied à une fille de bonne maison, montrerait aux yeux charmés quelque peu de sa grâce et de sa beauté, où, du fouillis de ses maisons, les cheminées des usines, semblables aux flèches des cathédrales, émergeraient dressant au ciel leurs têtes panachées dans une commune prière de travail et d’activité. Où,  .. enfin bref il parla..«

C’était rude besogne assurément pour le peintre que vouloir mettre de l’art dans une vue panoramique, fut-ce celle de notre Cité !

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Roanne vue du Gros chêne – 1900

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Un matin à Villerest – 1903

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Mon rosier à Villerest- 1906

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Mont Saint Michel – 1906

 

Oops ! 11 decembre 2008- Toulouse-Lautrec

Henri Marie Raymond de Toulouse-Lautrec-Monfa,
(1864-1901)

Nota: Quelques travaux présentés ici sont peu connus.
Ils éclairent ses débuts et sont moins montrés.
Ils proviennent d’une bibliothèque personnelle.

Lautrec au moulin rouge

Fils d’Alphonse, comte Alphonse de Toulouse-Lautrec-Monfa (1838-1913) et d’Adèle Tapié de Celeyran (1841-1930), il grandit entre Albi, le château du Bosc (demeure de ses grands-mères) et le château de Celeyran.

L’incompatibilité d’humeur entre les deux époux entraîna leur séparation et Henri resta sous la garde de sa mère. Il eut une enfance heureuse jusqu’au moment où, par suite de la consanguinité de ses parents, débuta en 1874 une maladie qui affectait le développement des os, la pycnodysostose.

En juillet 1881 Henri échoue au baccalauréat. Il décida de devenir artiste. Soutenu par son oncle Charles et René Princeteau, ami de son père et peintre animalier, il finit par convaincre sa mère. Incapable de participer aux activités qu’un corps normal aurait permises, Toulouse-Lautrec vécut pour son art. Il devint un peintre du postimpressionnisme, un illustrateur de l’Art nouveau et un remarquable lithographe ; il a croqué le mode de vie de la Bohème parisienne à la fin du XIXe siècle. Au milieu des années 1890, il a contribué par des illustrations à l’hebdomadaire humoristique Le Rire.

On le considérait comme « l’âme de Montmartre », le quartier parisien où il habitait.

LAUTREC-Aristide Bruant

Ses peintures dépeignent la vie au Moulin Rouge et dans d’autres cabarets et théâtres montmartrois ou parisiens, il peint Aristide Bruant ainsi que dans les maisons closes qu’il fréquentait.

La goulue et deux femmes
Jane et deux femmes

Trois des femmes bien connues qu’il a représentées étaient Jane Avril, la chanteuse Yvette Guilbert, et Louise Weber, plus connue comme La Goulue, danseuse excentrique qui créa le « cancan ».

Toulouse-Lautrec donnait des cours de peinture, et il encouragea les efforts de Suzanne Valadon, un de ses modèles.

Alcoolique pendant la plus grande partie de sa vie d’adulte, il entra dans un sanatorium peu avant sa mort à Malromé,  à près de 37 ans.

Après la mort de Toulouse-Lautrec, Maurice Joyant son ami intime, son protecteur, marchand de tableaux voulut mettre en valeur son œuvre avec l’accord de la comtesse de Toulouse-Lautrec, ils donnèrent les fonds nécessaires pour qu’un musée fût construit à Albi, ville où naquit l’artiste. La comtesse Alphonse de Toulouse-Lautrec (1841-1930) et Maurice Joyant (1864-1930) offrirent leur superbe collection de tableaux au musée Toulouse-Lautrec d’Albi.

On dit que Toulouse-Lautrec est un artiste génial dont les remarquables capacités d’observation se sont accompagnées d’une sympathie profonde envers l’humanité.

Malgré une vie courte et marquée par la maladie, l’œuvre du peintre fut très vaste : le catalogue raisonné de ses œuvres publié en 1971 énumère 737 peintures, 275 aquarelles, 369 lithographies (y compris les affiches) et environ 5 000 dessins.

Au début de sa carrière il peignit quelques nus masculins comme exercices, mais ses meilleurs nus représentent des femmes. En général il préférait partir d’ébauches, mais beaucoup de ses nus doivent avoir été faits d’après nature. D’habitude ses modèles ne sont pas de belles jeunes filles, mais des femmes qui commencent à vieillir. Pour peindre ce genre de tableaux il s’inspirait d’Edgar Degas.

Etude de nu

Il ne cessait de dessiner : quelques dessins sont des œuvres en eux-mêmes, mais beaucoup sont des ébauches pour des peintures ou des lithographies. Quelquefois ses dessins ressemblaient à des caricatures qui, en quelques traits, rendaient un geste ou une expression.

La Blanchisseuse

La Blanchisseuse

N’ayant pas besoin d’exécuter des œuvres sur commande, Lautrec choisissait des sujets qu’il connaissait bien ou des visages qui l’intéressaient et, comme il fréquentait des gens de toute sorte, ses tableaux couvrent une vaste gamme de classes sociales : nobles et artistes, écrivains et sportifs, médecins, infirmières et figures pittoresques de Montmartre.

LAUTREC-La Blanchisseuse-2- 1889

La blanchisseuse

Femmes dénudées

Femmes dénudées

Beaucoup de ses tableaux montrent des prostituées parce qu’il les considérait comme des modèles idéaux pour la spontanéité avec laquelle elles savaient se mouvoir, qu’elles fussent nues ou à moitié habillées.

Il peignait leur vie avec curiosité, mais sans moralisme ni sentimentalisme et, surtout, sans chercher à leur attribuer le moindre caractère fascinant.

TOULOUSE-LAUTREC-le salon-li Le salon de la rue des Moulins

Lautrec devant son tableau - le salon de la rue des MOULINS

Devant son tableau

LAUTREC-Portrait de Vincent Van Gogh
Portrait de Vincent Van Gogh

http://fr.wikipedia.org/wiki/Toulouse-Lautrec

(Le texte qui suit est de Claude Barjac.
Il a paru initialement dans le  Larousse Mensuel en avril 1922.)

Dès son enfance, Lautrec avait été le familier d’un atelier de peintre et plus précisément un peintre de chasses, de chevaux et de chiens, René Princeteau. Princeteau n’était sans doute pas un grand peintre mais, chez lui, Lautrec rencontra des artistes et trouva des modèles. Il se mit à peindre et à dessiner les chevaux qu’il ne pouvait pas monter et, quand Princeteau vit les dispositions qu’il montrait, il lui choisit un maître : ce fut Bonnat.

«Son maître d’élection, écrit Gauzi, était Degas ; il le vénérait. Ses autres préférences parmi les modernes allaient à Renoir et à Forain. Il avait un culte pour les anciens Japonais ; il admirait Vélasquez et Goya et, chose qui paraîtra extraordinaire à quelques peintres, il avait pour Ingres une estime particulière.»

L’œuvre de Lautrec est abondante et diverse.

LAUTREC-Euh ! Euh!

Il commença par peindre des chevaux, des chiens, des artilleurs et des moines. Quand il connut le Moulin-Rouge, il voulut l’exprimer sur la toile, avec ses danses, son bruit, son mouvement, ses lumières aussi et ses brumes, ses couleurs livides et ses fards, sans se soucier du goût ou de l’opinion du public, attentif seulement à rendre ce qu’il voit, ce qu’il sent. Le trait de Lautrec est âpre et incisif ; il deviendra toujours plus mordant.

Euh! Euh!

LAUTREC-Le cirque Fernando - L'Ecuyere

C’est l’Écuyère au cirque Fernando, c’est le Quadrille au Moulin-Rouge, c’est le Départ de quadrille,

Jane Avril - Estampe

c’est Jane Avril, c’est la Goulue. Toutes ces scènes de bal ont été faites d’après des spectacles vus, d’après des croquis exacts. Lautrec observe d’abord ; il travaille ensuite. Les sujets dans ces foules interlopes ne lui manquaient pas. Il les reproduit sans rien sacrifier à l’anecdote, à la sensiblerie, à l’obscénité ou à la blague.

Il sentait la misère de la vie qui s’agitait sous ses yeux, et l’on ne peut pas ne pas penser à Baudelaire, quand on voit les tableaux où il exprime cette misère.

LAUTREC-A la MIE

 

A la Mie

 

On a dit déjà que Lautrec aimait le cirque. Il y prit de nombreux modèles. Les clowns, les acrobates, les écuyers le ravissaient, et il s’enchantait devant les pantomimes de Footit et de Chocolat qu’il dessina de façon inoubliable.

LAUTREC-Le clown Footit - 1899Le clown Footit

LAUTREC-Lender et Auguez

LENDER et AUGUEZ

De même, s’il s’ennuyait au théâtre, les physionomies et les tics des acteurs le passionnaient et, tour à tour, il fit revivre Sarah Bernhardt, Guy et Méaly, Réjane et Brasseur, Antoine et Judic, Lavallière et Baron, Mme Caron, Mme Bartet,

TOULOUSE Lautrec-OOPS

Mlle Marcelle Lender surtout. Au café-concert, il prit danseuses et diseuses, mais il préféra Yvette Guilbert, à qui il consacra les pages de deux albums.

http://www.udenap.org/tl/toulouse_lautrec_bio.htm

Au moulin rouge

Au Moulin Rouge

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Gueule de bois – La Buveuse

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La clownesse

LAUTREC-La clownesse CHA-U-KAO- 1895

 

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Maxime Dethomas

 

 

LAUTREC-La Modiste

La modiste

 

LAUTREC-Rousse - La toilette

Rousse à la toilette

 

 

 

Oops ! 15 octobre 2009 – Vincent VAN GOGH

Vincent VAN GOGH, peintre incompris (1853 – 1890)

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Autoportrait

Peintre néerlandais, resta jusqu’à la mort un tourmenté, un isolé, un incompris.
Sa jeunesse (1853–1869)

 

Il est le fils de Theodorus Van Gogh, pasteur de l’Église réformée à Groot-Zundert  et d’Anna Cornelia. Il  apprend le français, l’anglais et l’allemand mais quitte l’école à 15 ans.

Marchand d’art et prédicateur (1869-1878)

Le 30 juillet 1869, à l’âge de seize ans, il devient apprenti auprès du marchand d’art Goupil et Cie à La Haye, filiale fondée par son oncle Hendrik Vincent.

Après sa formation, qu’il termine brillamment, il est engagé chez Goupil & Cie et effectue un bref stage à Bruxelles. En juin 1873, Adolphe Goupil l’envoie dans la succursale de Londres, puis son père et son oncle l’envoient à Paris, où il est choqué de voir l’art traité comme un produit et une marchandise, ce qu’il dénonce à certains clients et qui provoque son licenciement en 1876. Il se sent alors une vocation spirituelle et religieuse. Il retourne en Angleterre où, pendant quelque temps, il travaille bénévolement, d’abord comme professeur suppléant dans un petit internat donnant sur le port de Ramsgate. Il a d’ailleurs fait quelques croquis de la ville. À son frère Théo, il écrit :

« À Londres, je me suis souvent arrêté pour dessiner sur les rives de la Tamise en revenant de Southampton Street le soir, et cela n’aboutissait à rien; il aurait fallu que quelqu’un m’explique la perspective. »

Il devient un fervent animateur du mouvement méthodiste et veut « prêcher l’Évangile partout ».

À Noël 1876, il retourne chez ses parents et travaille alors dans une librairie de Dordrecht pendant six mois. Toutefois, il n’y est pas heureux. Il passe la majeure partie de son temps dans l’arrière boutique du magasin à dessiner ou à traduire des passages de la Bible en anglais, en français et en allemand. Le soutenant dans son désir de devenir pasteur, sa famille l’envoie en mai 1877 à Amsterdam, où il séjourne chez son oncle Jan Van Gogh, amiral de la marine. Vincent se prépare pour l’université et étudie la théologie avec son oncle Johannes Stricker, un théologien respecté. Malheureusement, Van Gogh échoue à ses examens. Il quitte alors le domicile de son oncle Jan, en juillet 1878, et suit des cours pendant trois mois à l’école protestante de Laeken, près de Bruxelles, mais il échoue à nouveau et abandonne ses études pour devenir prédicateur laïc.

En 1878, Van Gogh obtient une mission d’évangéliste en Belgique, auprès des mineurs de charbon du Borinage, dans la région de Mons. Il y devient un prédicateur solidaire des luttes contre le patronat.

Poussant ses convictions à leur conclusion logique, Van Gogh choisit de vivre comme ceux auprès desquels il prêche, partageant leurs difficultés jusqu’à dormir sur la paille dans sa petite hutte au fond de la maison du boulanger chez lequel il réside. Il consacre tout aux mineurs et à leur famille. Il va même jusqu’à descendre à 700 mètres au fond de la mine. Lors d’un coup de grisou, il sauve un mineur. Mais ses activités de prêtre ouvrier ne tardent pas à être désapprouvées et cela le choque. Accusé d’être un meneur, Vincent Van Gogh est contraint d’abandonner la mission qu’il s’était donnée, sa mission étant suspendue par le Comité d’évangélisation. Il en garde l’image de la misère humaine qui apparaîtra dans une partie de son œuvre. Sous la pression de ses parents, il revient chez eux à Etten, y reste jusqu’en 1880 au grand dam de ses parents qui sont de plus en plus préoccupés à son égard. Un conflit considérable éclate entre Vincent et son père, ce dernier allant jusqu’à se renseigner pour faire admettre son fils à l’asile de Geel. Van Gogh s’enfuit de nouveau.

Van Gogh-vieil homme pleurant

Il s’intéresse de plus en plus aux personnes l’entourant et aux scènes quotidiennes qu’il commence à représenter dans certains croquis à la mine de plomb, au fusain ou au crayon. En novembre 1880, Van Gogh écoute les conseils avisés de son frère Théo à prendre l’art au sérieux. Sur les recommandations de Théo, il se rend à Bruxelles, afin d’étudier la peinture avec l’artiste hollandais Willem Roelofs. Ce dernier réussit à le persuader (en dépit de l’aversion de Van Gogh d’apprendre l’art dans une école) de s’inscrire à l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Il s’y inscrit le 15 novembre 1880 pour les cours du soir et étudie non seulement l’anatomie, mais aussi les règles de la composition et de la perspective.

1880-1882 : les années de formation

Van Gogh a dessiné et a peint des aquarelles alors qu’il allait à l’école, mais très peu de ces travaux ont survécu.

Van-GoghLes planteurs de pommes de terre

En 1880, il et a commencé à se consacrer à l’art en copiant le Cours de dessin de Charles Bargue, puis des lithographies et des gravures sur bois en s’inspirant des œuvres de Jean-François Millet, artiste pour lequel il conserva jusqu’à la fin de sa vie une véritable vénération.

Pendant cette période, il est soutenu matériellement par Théo, employé de Goupil et Cie à Bruxelles.

Il commence à réaliser diverses peintures de grande taille qu’il a pour la plupart détruites. Les Mangeurs de pommes de terre, la Vieille Tour du cimetière de Nuenen et le Cottage, sont les seules qui aient survécu. Après une visite au Rijksmuseum d’Amsterdam, Van Gogh se rend compte que ses peintures présentent beaucoup de défauts en raison de son manque d’expérience et de technique. Il part alors à Anvers, et plus tard à Paris pour perfectionner ses connaissances.

En 1881, à Etten, où résident ses parents, il dessine des portraits, des sujets paysans d’après nature mais surtout des paysages d’une grande richesse calligraphique et dignes de la tradition extrême-orientale.

1882-1883 : La Haye

En conflit avec son père, et essuyant un second échec sentimental, il finit par quitter le domicile familial après une violente dispute et s’installe pour un temps à La Haye fin 1881.

Il y reçoit des leçons de peinture de son cousin Anton Mauve et pratique alors essentiellement l’aquarelle et étudie la perspective. Durant ses deux premières années, il cherche des commandes et au printemps 1882, son oncle, Cornelis Marinus (propriétaire d’une galerie d’art renommée à Amsterdam) lui demande de fournir des dessins de La Haye. Le travail de Van Gogh ne s’avère pas à la hauteur des espérances de son oncle, qui lui passe tout de même une deuxième commande. Bien qu’il lui ait décrit en détail ce qu’il attendait de lui, il est de nouveau déçu par le résultat.

C’est au cours de l’été 1882 qu’il commence la peinture à l’huile.

« Ne va pas te figurer que je me considère comme parfait, ni que je m’imagine sans reproche quand tant de personnes parlent de mon caractère impossible. Il m’arrive souvent d’être mélancolique, susceptible et intraitable ; de soupirer après de la sympathie comme si j’avais faim et soif ; de me montrer indifférent et méchant lorsqu’on me refuse cette sympathie, et même de verser parfois de l’huile sur le feu. Je n’aime pas beaucoup la compagnie des autres, il m’est souvent pénible ou insupportable de les fréquenter ou de bavarder avec des gens. Mais connais-tu l’origine de tout cela, du moins en grande partie ? Tout simplement ma nervosité ; je suis extrêmement sensible, autant au physique qu’au moral, et cela date de mes années noires. Demande donc au médecin – il comprendra tout de suite de quoi il s’agit – s’il pourrait en être autrement, si les nuits passées dans les rues froides, à la belle étoile, si la peur de ne pas avoir à manger un morceau de pain, si la tension incessante résultant du fait que je n’avais pas de situation, si tous mes ennuis avec les amis et la famille ne sont pas pour trois quarts à l’origine de certains traits de mon caractère, de mes sautes d’humeur et de mes périodes de dépression… »

— Extrait d’une de ses lettres à son frère Théo, juillet 1882 (Lettres de Vincent à Théo)
Pendant plus d’une année il a travaillé sur des figures simples, en réalisant notamment des études en « noir et blanc », travail qui ne lui a alors apporté que des critiques. Aujourd’hui, ces études sont pourtant considérées comme ses premiers chefs-d’œuvre.

À partir du printemps 1883, il s’intéresse à des compositions plus élaborées, basées sur le dessin. Très peu de ces dessins ont survécu car, lorsque son frère lui confie qu’ils manquent de nervosité et de fraîcheur, Van Gogh les détruit et se tourne vers la peinture à l’huile.

1883-1883 : Province de Drenthe

De septembre à décembre 1883, Vincent séjourne en solitaire dans la province de Drenthe, au nord des Pays-Bas, où il s’acharne à travailler pour accomplir sa destinée de peintre. C’est l’unique remède qu’il trouve à un profond sentiment de détresse. Au terme de cette nouvelle expérience, il décide de rejoindre sa famille installée depuis peu à Nuenen, dans le Brabant-Septentrional, dans le presbytère paternel.

1884-1885 : Nuenen

Van Gogh-Tisserand

Le métier (1884)

De retour dans sa famille à Nuenen, Van Gogh réalisera la célèbre série de toiles représentant des tisserands.  Dans cette œuvre, son amour pour les humbles, sa religiosité profonde, un vague espoir de rédemption grâce au travail pour soulager les consciences du mystère de la tombe, expriment le malaise d’un jeune contestataire.

Van gogh-Les mangeurs de pommes de terre
Les mangeurs de pommes de terre (1885)
C’est à Nuenen que le talent de Van Gogh se révèle définitivement ; il y réalise de puissantes études à la pierre noire de paysans au travail, mais aussi quelque deux cents tableaux à la palette sombre et aux coups de brosse expressifs, qui viennent alors    confirmer son talent de dessinateur et de peintre.

                       Van gogh-lettre musée     Extrait de courrier

       1885-1886 : à Anvers

À Anvers de nouveau, il est impressionné par les Rubens et à la révélation des estampes japonaises, qu’il commence à collectionner dans cette ville. C’est aussi dans la capitale flamande que l’artiste inaugure sa fameuse série d’autoportraits, sur le registre de l’humour macabre.

1886-1888 : à Paris

Seule la connaissance du milieu artistique parisien pouvait véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d’enrichir sa vision, ce qui motive son installation à Paris en 1886. Cette année là est celle de la dernière exposition impressionniste, et en 1887 devait avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet. Il s’installe à proximité de son frère Théo qui dirige la succursale parisienne de Goupil depuis 1880.

Au début de 1886, Vincent rejoignit son frère à Paris avec l’envie de s’informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste.

À Paris dans les années 1886 – 1887, il fréquente un moment l’académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell. Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin. Dans la boutique du Père Tanguy, il devient l’ami de Paul Signac. Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré. Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons. La palette de l’artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887.

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 Restaurant de la sirène (1887)

Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûla les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment: il s’essaya au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquêta sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, fut précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, put apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique. Régénéré par ce bain dans les sources de la modernité, l’artiste hollandais était prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui ferait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d’estampes japonaises. C’est une période très fertile où son art s’oriente vers l’impressionnisme mais l’absinthe et la fatigue aggravent son état mental.

1888-1889 : à Arles

Suivant les conseils de Toulouse-Lautrec qui lui parle de la luminosité des paysages méridionaux, il s’installe à Arles en 1888.

Bien qu’il arrive dans la cité avec un temps de neige, une nouvelle page de son œuvre s’ouvre avec la découverte de la lumière provençale. Dès le 22 février 1888, il débute sa production arlésienne ; il parcourt à pied la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits. Trois de ses premiers tableaux sont présentés à l’exposition annuelle de la Société des artistes indépendants

À Arles,  il réalise une série sur les vergers fleurissants dans des triptyques, ainsi qu’une série de portraits comme ceux de la famille Roulin.

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Terrasse de café la nuit (Arles 1888)

Vincent qui habite la « maison jaune », rêve  d’une communauté d’artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches : Paul Gauguin vient le rejoindre dans ce but le 23 octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble comme par exemple sur la série de tableaux consacrés aux Alyscamps.

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La chambre (1888)

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Autoportrait à l’oreille bandée (1889)

Mais les deux hommes s’entendent mal : la tension et l’exaltation permanentes qu’impliquent leur démarche créatrice et une telle urgence de peindre débouchent sur une crise : le 24 décembre 1888, à la suite d’une dispute plus violente que les autres, Van Gogh, en proie au délire tente de tuer son compagnon, puis, pour s’auto-punir, se coupe le lobe de l’oreille gauche avant d’aller l’offrir à une prostituée. Il est soigné par le docteur Rey dont il peint le portrait. En mars 1889, après une période de répit pendant laquelle il peint entre autres l’Autoportrait à l’oreille bandée (janvier 1889), une pétition des habitants d’Arles entraîne son   internement à l’Hôtel-Dieu.

1889-1890 : Saint-Rémy-de-Provence
Ayant décidé de lui-même d’entrer dans un asile près de Saint-Rémy-de-Provence (l’hôpital psychiatrique du monastère Saint-Paul-de-Mausole) où il va rester pendant une année. Son état varie de la dépression profonde aux phases de rémission et d’activité intense, qui entraînent de nouvelles modifications de son style : le graphisme et la touche dont les traits discontinus et sinueux donnent aux champs de blé, aux oliviers et à la voûte céleste des Alpilles et des Baux-de-Provence les mouvements mêmes de sa pathologie.
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Champ de blé aux cyprès (1889)

Le 8 mai 1889, hanté par l’idée du suicide mais pleinement conscient du mal qui le ronge, il quitte Arles.

Les peintures de la période où il a vécu à Saint-Rémy-de-Provence sont souvent caractérisées par des remous et des spirales. À diverses périodes de sa vie,

Van Gogh a également peint ce qu’il voyait de sa fenêtre, notamment à la fin de sa vie avec une grande série de peintures de champs de blé qu’il pouvait admirer de la chambre qu’il occupait à l’asile de Saint-Rémy.

Van Gogh commence également à sortir de l’anonymat. En janvier 1890, un article d’Albert Aurier dans le Mercure de France souligne pour la première fois l’importance de ses recherches. Un mois plus tard, le peintre Anna Boch acquiert l’un de ses tableaux, La vigne rouge, pour la somme de quatre cents francs.

1890 : Auvers-sur-Oise

En mai 1890, l’artiste quitte Saint-Rémy-de-Provence et rejoint son frère Théo à Paris, qui l’installe à Auvers-sur-Oise dans la modeste auberge Ravoux, où il loue une petite chambre d’une grande sobriété, sous la surveillance du docteur Paul Gachet, ami de Paul Cézanne et des peintres.

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Portrait du docteur GACHET (1890)

Grâce aux soins du docteur Gachet, l’activité artistique de Van Gogh est intense. Il produit pendant deux mois plus de soixante-dix tableaux. Cependant, le répit est de courte durée : lorsque Théo lui fait part de son désir de retourner en Hollande, Vincent se sent de nouveau abandonné.

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L’église d’Auvers sur Oise (1890)

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 27 juillet 1890, dans un champ où il peint une ultime toile, il se tire un coup de revolver dans la poitrine. Ramené mourant à l’auberge Ravoux, il meurt deux jours plus tard, soutenu par son frère Théo et toujours inconnu du grand public.

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Fac similé de la lettre à Théo du 27 juillet 1890.

Source: Larges extraits Wikipedia

Oops ! 11 janvier 2008 – J.M MANTIS

Jean-Marc MANTIS

Aquarelles en Chartreuse.         conception-plusinfos  Aquarelles au Mont-Blanc  (lien au 20 sept.2009)

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Jean-Marc MANTIS, aquarelliste de renom, publie des ouvrages qui comme lui sont pleins de lumière, de poésie.  Son dernier livre, Aquarelles en Chartreuse, dont il a accepté spontanément que j’emprunte les photos présentées, sera suivi d’un autre ouvrage « Aquarelles autour du mont blanc »  qui devrait sortir à l’automne  2008.
MANTIS vit à Chambéry, organise des stages d’aquarelle et participe réguliérement au festival d’aquarelle de Pouilly-les-Nonains , en septembre chaque année. 

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Couverture du livre.

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Aquarelle réalisée.

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Arbres sous la neige

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Au détour de la route

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Qui est ce moine ?

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Notes et esquisses

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Oops ! 12 janvier 2008 – Titouan LAMAZOU

BIOGRAPHIE
 A 17 ans, Titouan Lamazou décide de partir autour du monde pour réaliser un carnet de voyage et choisit le bateau comme mode de transport en proposant ses services d’équipier sur les bateaux en escale. C’est ainsi qu’il rencontre Yvon Fauconnier en 1975 avec qui il embarque sur Vendredi 13, puis Eric Tabarly dont il sera pendant deux ans l’équipier sur Pen Duick VI.
Vingt ans plus tard, après avoir remporté le titre de champion du monde de course au large, il retrouvera sa première vocation d’artiste, publiera de nombreux ouvrages, avant de se consacrer au projet « Femmes du Monde » sur lequel il travaille depuis 2002.
navigateur professionnel
1985 : arme son premier navire, Ecureuil-d’Aquitaine I et participe à toutes les épreuves du circuit international des courses au large : le BOC Challenge, la Québec-St. Malo, la C-Star, etc
1990 : remporte la première édition du Vendée Globe, première course autour du monde en solitaire sans escale. Ce succès est suivi par la victoire en monocoque dans la route du Rhum la même année.
Titouan Lamazou est sacré Champion du Monde de course au large pour la période 1986-1990.
1991 : fonde avec Florence Arthaud le Trophée Jules Verne, première course sans limite de taille pour les navires et lance la construction du plus grand monocoque de course jamais réalisé en matériaux composites, le Tag Heuer.
1993 : met fin à sa carrière de navigateur professionnel suite au naufrage du Tag Heuer et renoue avec ses activités artistiques. Il développe parallèlement la conception d’un projet aux multiples facettes culturelles et maritimes, le « bateau atelier », une résidence océanique et itinérante ouverte aux artistes du monde entier (projet en cours)
artiste voyageur
 ouvrages publiés
-Sous les toits de terre,éditions Faucompret, 1988
-Un hiver berbère,éditions Jeanne Lafitte, 1989.
-Carnets de voyage 1Egypte, Cuba, Bénin, Grèce, Japon,éditions Gallimard, 1998
-Carnets de voyage 2Haïti, Mali, Colombie, Russie, Indonésie,éditions Gallimard, 2000
– Rêves de désert avec Raymond Depardon, éditions Gallimard, 2000
– Renaud par Titouan, éditions Gallimard, 2002

-Congo Kinshasa,éditions Gallimard, 2001

 expositions
-Compositions de voyage,Musée des Arts Décoratifs (Louvre), 1998
-Le Désert,exposition collective, Fondation Cartier pour l’artcontemporain, 2000
-Titouan au Congo, exposition itinérante, 2002-2006

-Femmes d’Indonésie,Galerie Nationale de Jakarta, 2005

site : www.titouanlamazou.com

Extraits de son dernier livre « Femmes du monde », avec son aimable autorisation.

ZOE

ZOE

 

DEUZILIA

DEUZILIA

 

Birgul

Birgul

 

 

DAYU

DAYU

 

 

HIRA

HIRA

 

 

ZEYNABOU

ZEYNABOU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MEI MEI

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WEN HUI

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