Oops! 13 septembre 2009 – Alfred SISLEY

Alfred Sisley

(30 octobre 1839 à Paris, de nationalité britannique – 29 janvier 1899 à Moret-sur-Loing) fut un peintre du mouvement Impressionniste.

sisley-OOPS Sisley par RENOIR

Son père, William Sisley, dirige une affaire d’exportation de fleurs artificielles avec l’Amérique du Sud. Sa mère, Felicia Sell, est plutôt attirée par la musique et la vie de société. Tout naturellement ses parents l’envoient à Londres, en 1857, pour le destiner à une carrière commerciale.
Pendant ces années d’apprentissage (1857-1862) il passe plus de temps à visiter les musées qu’à sa formation commerciale, et en fin de compte préfère se destiner à la peinture plutôt qu’au commerce. Il obtient de ses parents l’autorisation d’abandonner les affaires et à se consacrer à l’art. De retour à Paris en 1862, il entre la même année à l’atelier de Charles Gleyre où il s’initie à la pratique du dessin fait la connaissance de Renoir, Monet et Frédéric Bazille. Très vite ils se lient d’amitié. La conception du paysage de Gleyre diffère trop de la perception qu’il en a et les quatre amis (Renoir, Monet, Bazille et lui-même) quittent l’atelier du maître dès mars 1863 pour travailler en plein air et planter leur chevalet dans la forêt de Fontainebleau.

Il fait la connaissance de Marie Lescouezec, originaire de Toul, dans la Meurthe, qu’il épouse en 1866. De leur union naîtront deux enfants, Pierre (mort célibataire à l’âge de 62 ans en 1929) et Jeanne (devenue Mme Dietsh). Grace à la fortune de son père il peut se consacrer à son art sereinement, n’ayant pas de problème financier.

Mais en 1871, à la suite de la guerre franco-allemande, son père fait de mauvaises affaires et il doit à présent vivre de sa peinture dans un but cette fois plus lucratif.

En janvier 1872, Monet et Camille Pissarro lui présentent le marchand parisien Durand-Ruel, qui s’intéresse à son travail et lui achètera des toiles pendant plus de vingt ans ce qui lui permet d’échapper à la misère, mais il lui faut travailler dur, comme la plupart des peintres appelés plus tard « Impressionnistes » d’ailleurs…

Ses finances restent malgré tout précaires et il décide en 1879 de se présenter au Salon. Comme on pouvait s’y attendre, ses œuvres sont refusées par le jury.

Pendant les dernières années de sa vie (1897-1899) la santé de Sisley décline et il souhaite se faire naturaliser français, mais les lenteurs administratives et la perte de certains papiers ne lui permirent pas de réaliser son vœu.

Le 8 octobre 1898, il a la douleur de perdre sa femme : c’est le coup de grâce. Sa santé se dégrade de plus en plus. Il n’a plus la force de se battre.

Il décède d’un cancer le 29 janvier 1899.

Sisley choisit inlassablement pour sujet de ses toiles le ciel et l’eau animés par les reflets changeants de la lumière dans ses paysages des environs de Paris,

SISLEY-Pont de Villeneuve la Garenne
Pont de Villeneuve La Garenne

SISLEY- Sentier Côte de Louveciennes-li
Sentier Côte de Louveciennes

la région de Louveciennes et de Marly-le-Roi. La région de Moret-sur-Loing eut notamment une incidence toute particulière sur l’œuvre de Sisley, comme en témoigne Un soir á Moret.

SISLEY-Place d Argenteuil
  Place d’Argenteuil

Fin d’Octobre, peint en 1888. Il s’inscrit dans la lignée de Constable, Bonington et Turner. S’il subit l’influence de Monet, il s’éloigne de son ami par sa volonté de construction qui lui fait respecter la structure des formes.

Sisley-Inondation - Port MarlyInondation du Port de Marly

Sisley-Vue du Canal St Martin-li
Vue du Canal St Martin – 1870

SISLEY-Petits prés au printemps
Petits prés au printemps

Se montrant sensible à l’écoulement des saisons, il aimait à traduire le printemps avec les vergers en fleurs.

Ce fut la campagne hivernale et enneigée qui attira particulièrement Sisley dont le tempérament réservé préférait le mystère et le silence à l’éclat des paysages ensoleillés de Renoir.

Extraits de WIKIPEDIA

Oops ! 12 septembre 2009 – Antoine-Jean GROS

Antoine-Jean GROS (1771-1835)

235px-Antoine-Jean_Gros  Gravure de Massart

Antoine-Jean Gros, baron Gros, né à Paris le 16 mars 1771 et mort le 25 juin 1835 à Meudon, est un peintre français rattaché au courant du néoclassicisme

Sa mère Pierrette Durant est pastelliste. Son père Jean Antoine Gros est peintre en miniatures et un collectionneur avisé de tableaux. Il apprend à son fils à dessiner à l’âge de six ans, et se montre dès le début un maître exigeant. Vers la fin de 1785, Gros entre, de son propre gré, à l’atelier de David, qu’il fréquente assidûment tout en continuant de suivre les classes du collège Mazarin.

La mort de son père, que la Révolution avait atteint dans ses biens, oblige Gros, en 1791, à se fier à ses propres ressources. A cette époque, sur recommandation de l’École des Beaux-Arts, on lui demande d’exécuter les portraits des membres de la Convention. Perturbé par le développement de la Révolution, en 1793, Gros quitte la France pour l’Italie, il vit de sa production massive de miniatures et de portraits. Il visite Florence, en retournant à Gênes, il rencontre Joséphine, et la suit à Milan, où il est bien reçu par son mari.

Le 15 novembre 1796, Gros est présent avec l’armée près d’Arcole, où Bonaparte plante le drapeau de l’armée d’Italie sur le pont.

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Bonapate au pont d’Arcole- 1796

Gros saisit cet évènement et Bonaparte, satisfait du travail, lui donne sur le champ le poste d’inspecteur aux revues, ce qui lui permit de suivre l’armée, et, en 1797, le nomme à la tête de la commission chargée de choisir le butin qui devrait enrichir le Louvre sur la recommandation de Joséphine.

En 1799, s’étant échappé de Gênes assiégée, Gros se rend à Paris et, au début de 1801, installe son atelier aux Capucins. Son esquisse (Musée de Nantes) de la Bataille de Nazareth gagne le prix offert en 1802 par les consuls, mais ne lui est pas remis.

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Christine Boyer – Vers 1800

Toutefois Napoléon indemnise Gros en lui commandant de peindre sa propre visite à la maison de la peste de Jaffa. Bonaparte visitant les pestiférés de Jaffa (Louvre) suivi par la bataille d’Aboukir, 1806 (Versailles),

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et la bataille d’Eylau, 1808 (Louvre).

Ces trois sujets – le chef populaire impassible devant la pestilence, défiant le splendide instant de victoire, atteint au cœur par le coût amer d’un champ durement gagné – ont conduit Gros à la gloire. Ces œuvres sont considérées comme le sommet du réalisme épique qui contribue à construire la légende de Napoléon.

Aussi longtemps que l’élément militaire est demeuré rattaché à la vie nationale française, Gros en a reçu une inspiration fraîche et énergique qui l’a menée au cœur même des événements qu’il peignait; mais comme l’armée, et son général séparé du peuple, Gros, appelé à illustrer des épisodes uniquement représentatifs de l’accomplissement d’une ambition personnelle, cesse de trouver la nourriture nécessaire à son génie, et l’insuffisance de sa position artistique devient évidente. Ayant appris son art suivant les principes néoclassiques, il est enchaîné par leurs règles, même quand son traitement naturaliste des types et son intérêt pour l’effet pictural dans les couleurs et les tons semblent être à contre-courant.

Les élèves de Gros sont nombreux et leur nombre a augmenté considérablement, en 1815, quand David quitte Paris et lui laisse son école. Gros fut décoré par Napoléon, après le Salon de 1808, au cours duquel il présenta la Bataille d’Eylau. En 1810, ses Madrid et Napoléon aux pyramides (Versailles) montrent un déclin de sa peinture. Son François Ier de France et Charles Quint, 1812 (Louvre), a un succès considérable ;

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Apothéose de Ste Geneviève – (1811-1824)

mais la décoration du dôme de Sainte-Geneviève (commencée en 1811, terminée en 1824, et qui lui vaudra le titre de baron par Charles X) est la seule œuvre des dernières années de Gros qui démontre sa force et sa vigueur des débuts.

Sous la Restauration, il devient membre de l’Institut, professeur à l’École des Beaux-Arts et nommé chevalier de l’ordre de Saint-Michel. Le Départ de Louis XVIII aux Tuileries, 1817 (Versailles), l’Embarquement de la duchesse d’Angoulême, 1819 (Bordeaux), le plafond de la salle égyptienne du Louvre et, finalement, son Hercule et Diomède présenté en 1835, démontrent uniquement que les efforts de Gros – en accord avec les consultations fréquentes de son ancien maître David alors exilé à Bruxelles – pour endiguer la vague montante du romantisme n’ont servi qu’à entacher sa réputation naguère brillante.

Le changement de régime, après 1815, est un tournant difficile à négocier qui voit de plus la montée des romantiques. En 1835, en décalage avec les normes du temps, il envoie au Salon un Hercule écrasant Diomède, reçu sous les quolibets des critiques. Exaspéré par les critiques et la conscience de son échec, Gros cherche un refuge dans les plaisirs plus grossiers de la vie.

L’abandon de ses élèves ajouté à des difficultés personnelles le poussent au suicide (paradoxe du geste romantique d’un saut dans la Seine pour cet esprit qui aura tenté de défendre jusqu’au bout l’École de son maître David). Le 25 juin 1835, il est retrouvé noyé sur les rives de la Seine près de Sèvres. Par un papier qu’il avait placé dans son chapeau, on sut que « las de la vie, et trahi par les dernières facultés qui la lui rendaient supportable, il avait résolu de s’en défaire ».

Extraits de WIKIPEDIA.

Oops ! 12 octobre 2009 – Pierre Auguste Renoir

Pierre-Auguste Renoir
(25 février 1841 – Cagnes-sur-Mer 3 décembre 1919).


conception-SYMBOLE VIDEO-bVidéo commentée par Sacha Guitry (1957? ,film de 1914)

 

RENOIR-Autoportrait
Peintre, graveur et sculpteur français né à Limoges, mort à Cagnes (Alpes-Maritimes). Renoir était issu d’une famille pauvre. Son père était un modeste tailleur qui entretenait à grand-peine toute sa famille.
Renoir commença par peindre sur porcelaine; ce fut en quelque sorte son apprentissage. Pour vivre, il décora ensuite des éventails et des stores. Ayant fait quelques économies par ses travaux, il put entrer à l’atelier de Gleyre et rencontra Monet en 1862. Gleyre n’eut sans doute pas une haute opinion de son élève quand il demanda au jeune peintre assis devant sa toile : » C’est sans doute pour vous amuser que vous faites de la peinture ? » – « Mais certainement, répondit Renoir, et si ça ne m’amusait pas, je vous prie de croire que j’en ne ferais pas. »

Le séjour que Renoir fit avec Monet à la Grenouillère (établissement de bains sur l’île de Croissy-sur-Seine, lieu très populaire et un peu « canaille » selon les guides de l’époque) est décisif dans sa carrière. Il peint véritablement en plein-air, ce qui change sa palette, et fragmente sa touche (Monet va beaucoup plus loin dans ce domaine). Il apprend à rendre les effets de la lumière, et à ne plus forcément utiliser le noir pour les ombres. Dès lors, on fait véritablement commencer la période impressionniste de Renoir.

Renoir-Le cabaret de la mere Antony- 1866

Le cabaret de la mère Antony – 1866

Renoir-Monet dans son jardin-1873

Monet peignant dans son jardin- 1870

Renoir-La promenade - 1870

La promenade -1870

La première exposition du groupe ( Claude Monet, Frédéric Bazille, et Alfred Sisley, en 1874), que Renoir organisa et à laquelle il participa, allait mettre cette nouvelle peinture en évidence aux yeux de tous. Si la vente aux enchères de 1875 fut un désastre, à laquelle Durand-Ruel assista impuissant,

Renoir-Chocquet par Renoir

elle permit au moins à Renoir de découvrir un nouvel amateur : Chocquet. Celui-ci lui proposa très rapidement, tant son admiration pour sa peinture était grande, d’exécuter le portrait de sa femme.

Renoir-Chemin montant dans les hautes herbes 1875

Chemin montant dans les hautes herbes – 1875

Pour Renoir, il devint par la suite un amateur actif et un soutien généreux. Renoir, poursuivant ses recherches sur la luminosité de l’atmosphère, s’applique à la traduire à l’occasion de thèmes différents et la poursuit dans des cadres très divers : au théâtre : La loge (1874), La Première sortie (1876); en plein air : Le Moulin de la Galette (1876), Jeanne Samary(1877), et enfin il ne redouta pas de s’attaquer aux portraits mondains en faisant poser

Renoir-Madame Charpentier et ses enfants- 1878

Madame Charpentier et ses enfants (1878), femme de l’éditeur.

De 1881 à 1883, malgré des difficultés matérielles, il séjourna en Algérie. Puis il fit un voyage, déterminant pour l’avenir de son oeuvre, en Italie où il visita Florence, Venise, Rome, Naples et Pompéi. En 1882 et 1883, il séjourna et travailla auprès de Cézanne à l’Estaque.

Il expose avec le dit groupe de 1874 à 1878 (ou 1879?) et réalise son chef-d’œuvre : le Bal du moulin de la Galette, à Montmartre, en 1877 (Paris, Musée d’Orsay). Le tableau est acheté par Gustave Caillebotte, membre et mécène du groupe.

Renoir-Bal du moulin de la Galette-1876

Cette toile ambitieuse (par son format d’abord, 1 m 30 x 1m 70) est caractéristique du style et des recherches de l’artiste durant la décennie 1870 : touche fluide et colorée, ombres colorées, non-usage du noir, effets de textures, jeu de lumière qui filtre à travers les feuillages, les nuages, goût pour les scènes de la vie populaire parisienne, pour des modèles de son entourage (des amis, des gens de la « bohème » de Montmartre).
Autour de 1880, en pleine misère (Renoir n’arrive pas à vendre ses tableaux, la critique est souvent mauvaise), il décide de ne plus exposer avec ses amis impressionnistes mais de revenir au Salon officiel, seule voie possible au succès. Grâce à des commandes de portraits prestigieux – comme celui de Madame Charpentier et ses enfants – il se fait connaître et obtient de plus en plus de commandes. Son art devient plus affirmé et il recherche davantage les effets de lignes, les contrastes marqués, les contours soulignés.

Renoir-Dejeuner des canotiers

Cela est visible dans le fameux Déjeuner des Canotiers (1880-81) de la Phillips   Collection (Washington), même si le thème reste proche de ses œuvres de la décennie 1870. On peut apercevoir dans ce tableau un nouveau modèle, Aline Charigot, qui deviendra sa femme en 1890 et la mère de ses trois enfants, Pierre, Jean (le cinéaste) et Claude dit « coco ».

Renoir-La danse a Bougival- 1883

Les trois danses (Danse à Bougival, Boston; Danse à la ville et Danse à la campagne, Musée d’Orsay, vers 1883) témoignent aussi de cette évolution.

Entre 1881 et 1883, Renoir effectue de nombreux voyages qui le mènent dans le sud de la France (à l’Estaque, où il rend visite à Cézanne), en Afrique du Nord,où il réalise de nombreux paysages, et en Italie. C’est là-bas que se cristallise l’évolution amorcée dès 1880. Au contact des œuvres de Raphaël surtout (les Stanze du Vatican) Renoir sent qu’il est arrivé au bout de l’impressionnisme, qu’il est dans une impasse, désormais il veut faire un art plus intemporel, et plus sérieux (il a l’impression de ne pas savoir dessiner).
L’année 1884 marqua son détachement des conceptions impressionnistes. Sous l’influence encore vibrante du choc ressenti en Italie. Renoir entreprend des recherches que l’on qualifia de linéaires. La forme n’a plus tendance à être absorbée par la lumière; au contraire, elle est décrite par la ligne; le contour se resserre et se fais alors plus précis « Il produit des oeuvres dont la matière peut varier, parfois épaisse ou rugueuse, mais qui toutes ont en commun une pureté linéaire de contour, une atmosphère dépouillée ( D.Rouart : Renoir)

A nouveau en 1885,1888,1889, il fait de longs séjours auprès de Cézanne, en 1890, il brise avec son style récent et adopte cette fois une facture onctueuse, souple, nacrée, qui sera d’une grande importance dans son oeuvre, et fixera dans l’esprit de beaucoup l’image même de Renoir. Désormais, les principaux éléments de son style sont fixés. Il en variera jusqu’à sa mort les composantes, mais on n’enregistera plus dans son oeuvre de brusques ou contradictoires  transformations.
De 1890 à 1900, Renoir change de nouveau son style. Ce n’est plus du pur impressionnisme ni du style de la période ingresque, mais un mélange des deux. Il conserve les sujets Ingres mais reprend la fluidité des traits.

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Jeunes filles au piano-1892

La première œuvre de cette période, les Jeunes filles au piano (1892, une des cinq versions est conservé au Musée d’Orsay), est acquise par l’État français pour être exposée au musée du Luxembourg. En 1894, Renoir est de nouveau papa d’un petit Jean (qui deviendra cinéaste, auteur notamment de La Grande Illusion et La Règle du jeu) et reprend ses œuvres de maternité. La bonne de ses enfants, Gabrielle Renard, deviendra un de ses grands modèles.

Cette décennie, celle de la maturité, est aussi celle de la consécration. Ses tableaux se vendent bien, la critique commence à accepter et à apprécier son style, et les milieux officiels le reconnaissent également (achat des Jeunes filles au piano cité plus haut, proposition de la légion d’honneur, qu’il refuse).

Renoir-Jeune fille au chat-1880

La jeune fille au chat-1870

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La baigneuse endormie – 1910

Lors d’une mauvaise chute de bicyclette près d’Essoyes, village d’origine de son épouse Aline Charigot, il se fractura le bras droit[2]. Cette chute est considérée comme responsable, du moins partiellement, du développement ultérieur de sa santé. Des rhumatismes déformants l’obligeront progressivement à renoncer à marcher (vers 1905).

En 1891, à nouveau, il séjourne dans le Midi. L’année suivante il voyage en Espagne, et Durand-Ruel organise à Paris une importante exposition de ses oeuvres. En 1894, sans atteindre complètement son but, il lutte pour faire accepter par L’Etat le magnifique legs de Caillebotte. Ce n’est qu’en 1897 que ce legs, amputé d’un nombre important de tableaux, pourra entrer dans les collections de l’Etat. Il est atteint pour la première fois, en 1898, de rhumatismes aigus, maladie qui devait être le calvaire de la fin de sa vie. De 1905 à 1909, sa maladie s’aggrave et il décide de se fixer définitivement dans le Midi.

Renoir-Autoportrait-1910

Autoportrait

Il achète à Cagnes le terrain des Collettes où il fait construire se demeure et son atelier.

En 1912, sa maladie s’aggrave encore, il poursuit inlassablement son travail, ne pouvant plus peindre qu’en faisant attacher les pinceaux à ses poignets.

Il aurait, sur son lit de mort, demandé une toile et des pinceaux pour peindre le bouquet de fleurs qui se trouvait sur le rebord de la fenêtre. En rendant pour la dernière fois ses pinceaux à l’infirmière il aurait déclaré « Je crois que je commence à y comprendre quelque chose » (qui résume la grande humilité avec laquelle Renoir appréhendait la peinture, et la vie).

Il devait mourir à Cagnes le 3 décembre 1919.
Renoir_autograph

(Extraits de Wikipedia et extraits de  » Les grands peintres »)

 

 

 

Oops ! 9 octobre 2009 – Henri Rousseau

Henri Julien Félix Rousseau, (1844-1910),

dit le douanier Rousseau, né le 21 mai 1844 à Laval et mort le 2 septembre 1910 à Paris, était un peintre français, généralement considéré comme représentatif des peintres naïfs.

Issu d’une famille modeste, il est le fils de Julien Rousseau, ferblantier et d’Eléonore Guiard. Il devient commis d’avocat à Nantes (Loire-Atlantique). Il s’engage dans l’armée peu après pour éviter les poursuites secondaires à un vol chez son employeur. Il est libéré en 1868 à la suite du décès de son père et rejoint alors Paris.

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Il épouse en 1869 Clémence Boitard avec qui il aura sept enfants, dont un seul parviendra à l’âge adulte. Il entre, après la guerre de 1870, à l’Octroi de Paris, comme commis de deuxième classe. Cet organisme perçoit les taxes des marchandises entrant dans Paris. De là vient son surnom « le douanier ».

Il débute alors sa carrière de peintre en autodidacte. Il obtient une carte de copiste au musée du Louvre, ce qui lui permet de se familiariser avec les chefs-d’œuvre. Son entrée dans la vie artistique est donc relativement tardive. Il tente sans succès d’exposer au Salon officiel en 1885 et c’est seulement en 1886 qu’il participe au Salon des Indépendants, grâce à l’absence de jury d’entrée. Il y expose plusieurs tableaux dont Une soirée au carnaval.

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Sa notoriété s’accroît avec les années et il continue de participer chaque année au Salon des Indépendants. En 1891, il y montre son premier « tableau de jungle », Surpris !, représentant la progression d’un tigre dans une brousse luxuriante. Cette œuvre est particulièrement appréciée par le peintre Félix Vallotton, parlant à son propos d’« Alpha et d’Oméga de la peinture ».

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Eclaireur attaqué par un tigre

Sa femme meurt en 1888 et sa situation financière devient difficile. Il héberge un temps l’écrivain Alfred Jarry et il prend sa retraite de l’octroi en 1893 pour se consacrer à la peinture, ce qui ne lui apporte pas suffisamment de revenus pour vivre. Il donne alors des cours de violon et écrit plusieurs pièces de théâtre.

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En 1897, Rousseau expose aux Indépendants la célèbre Bohémienne endormie (New York, M. O. M. A.), dont il propose vainement l’achat au maire de Laval. À cette époque, il joue dans l’orchestre de l’Amicale du Ve arrondissement et, pour vivre, donne des leçons de peinture et de musique.
Après la mort de sa seconde femme en 1903, il s’installe rue Perrel, dans le quartier populaire de Plaisance, où il fait les portraits des commerçants ses voisins, en prenant leurs mesures avec un mètre.

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La carriole du père Juniet

Petit à petit, il se fait reconnaître et estimer par les peintres avant-gardistes tels qu’André Derain ou Henri Matisse. Il se lie d’amitié avec Robert Delaunay, avec Guillaume Apollinaire, puis avec Pablo Picasso.

Pour peindre, il s’évertue à reproduire ce qu’il voit et essaie de faire coïncider ce qu’il voit avec ce qu’il sait des faits.
L’exotisme abonde dans son œuvre même si Rousseau n’a pratiquement jamais quitté Paris. Son exotisme est imaginaire et stylisé, issu du Jardin des Plantes, du jardin d’acclimatation, des revues illustrées ou bien des revues de botanique de l’époque.

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Femme traversant la forêt.

Grand solitaire, il jouit cependant de la protection et de l’admiration des milieux artistiques d’avant-garde. Coloriste original, avec un style sommaire mais précis, il a influencé la peinture naïve.

Toujours dans une flore exubérante et totalement inventée (en témoignent les nombreux régimes de bananes qui pendent à chaque branche, ou la disproportion des feuillages), il met en scène des combats féroces entre un fauve et sa proie (sauf dans Tigre combattant un nègre), ou au contraire, un portrait plus apaisé d’un grand animal, comme dans les Singes farceurs. Ces animaux lui ont été inspirés par ceux de la ménagerie du jardin d’Acclimatation et par des revues.

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Dans ses dernières « jungles », il a représenté des personnages (dans La Charmeuse de serpents et Le Rêve) en harmonie avec la nature.

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D’abord critiquées par leur manque de réalisme et leur naïveté, ses « jungles » seront plus tard reconnues comme des modèles par tous, d’où cette phrase de Guillaume Apollinaire lors du salon d’Automne où Rousseau exposa Le Rêve : « Cette année, personne ne rit, tous sont unanimes : ils admirent. »

Ils sont soit végétaux, intemporels, représentant des lieux qu’il connaît bien (berges de l’Oise), soit plus urbains. Ils comportent souvent des détails en rapport avec le progrès technique de son temps : dirigeable, poteaux télégraphiques, ponts métalliques, la tour Eiffel. Ces paysages restent cependant dans une tonalité naïve. En effet, Rousseau n’y fait apparaître aucune notion de perspective.

Les personnages sont figés, de face, le visage le plus souvent inexpressif. S’ils sont plusieurs, ils sont représentés simplement juxtaposés. Ils paraissent massifs, gigantesques en comparaison avec les éléments du décor, mais cela semble être une conséquence du fait que le peintre ne maîtrise pas la représentation des perspectives. En effet, le paysage est presque au même plan que le sujet, avec son foisonnement de détails mais à la perspective absente.

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Rousseau-Soleil dans la tête

  Guerre   (Oeuvre hors standard, style différent, proche des modernes) 

Le 2 septembre 1910, il meurt de la gangrène à l’hôpital Necker à Paris.

Source : Wikipédia, …..

Oops-12 février 2009- Maurice Montet et les chevaux

Maurice Montet, peintre des chevaux….

René MONTET, fils de Maurice, lors de nos rencontres pour « Dessine-moi un chapiteau » m’avait  raconté une anecdote.
Je lui ai demandé de l’écrire, ce qu’il a fait avec émotion et grand coeur.
Je ne résiste pas au plaisir de la publier.

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LE LAITIER

Quand  j’ai commencé mon travail d’inventaire de l’œuvre de Maurice MONTET, mes recherches ont débuté par Thizy. Sentimentalement,  pouvais-je faire autrement ?

Et là, comme à un pèlerinage, je suis allé le voir…. Le Père GUEYDON .Je lui devais bien çà.

J’avais envie de revivre cette grande et belle histoire de deux hommes qui se sont mutuellement rendus célèbre sans pour autant le vouloir

Elle remonte à un hiver de la guerre 39/45, un hiver où le froid et la faim sévissaient dans cette famille MONTET Rue du Bois Semé à THIZY. Six enfants réclamaient à manger plus que les parents pouvaient leur donner.  Marguerite, la Mère, voyait  chaque matin une voiture à cheval conduite par le Père GUEYDON amener à son patron, un riche voisin, un litre de lait, aliment précieux qui lui faisait défaut pour ses enfants.

Marguerite, après bien des hésitations, invita le chef de famille à contacter le père GUEYDON pour lui demander s’il pourrait vendre un peu de ce lait si convoité. Le lendemain, MONTET, timidement, expliqua ses difficultés au Père GUEYDON. Il n’en crut pas ses oreilles lorsque, bien simplement, celui-ci lui demanda :

«  Vous en voulez combien de litres »

  • – Deux si possible, balbutia MONTET.
  • – D’accord.

Gueydon au Bois sene

Dès le lendemain, le Père GUEYDON avec sa voiture à cheval vint livrer ses deux litres de lait pour le plus grand bonheur de toute la famille .Et il en fût ainsi pendant plusieurs années Moments inoubliables que l’arrivée matinale du cheval apportant le petit déjeuner des enfants. Une véritable fête.

Ces images de bonheur furent mémorisées par le peintre et restituées en peinture. Cette scène intéressa un acheteur. MONTET la reproduisit et la revendit. Ce thème rencontra un succès fou : tout le monde voulait son « cheval «   . Par la suite un grand musée parisien en fit de même.

La légende était née « : MONTET le peintre des chevaux. »

Nous avons ressuscité ces moments d’espoir dont la bonté du Père GUEYDON nous avait gratifiés dans un temps difficile pour la famille !

Puis j’ai pris congé de cet homme de cœur. Je l’ai vivement remercié et félicité d’être bien malgré lui devenu célèbre. Il m’a donné à serrer une main noueuse et ferme. Ses yeux brillaient étrangement.

MONTET-GUEYDON-retour de chez Montet
Gueydon – retour de chez Montet

Cheval de service

Montet-Cheval de labeur Cheval de labeur

Montet - Cheval rural
Cheval rural

Montet-Cheval de campagne
Cheval de campagne

Montet- Cheval de ville
Cheval de ville

MONTET-Esquisse
Esquisse

montetchevaux
Cheval de cirque

Montetchevaux1
Cirque et cheval 

Oops ! 14 septembre 2009 – Maximilien LUCE

Maximilien Luce   (1858 – 1941)

Aux côtés de Seurat de Signac et de Cross,LUCE  Maximilien Luce  se situe pour l’essentiel de son œuvre dans le mouvement du pointillisme ou du divisionnisme. Cette période fut relativement courte dans la carrière de peintre, avant qu’il ne se consacre à une peinture plus traditionnelle marquée par sa luminosité et une harmonie emprunte au divisionnisme et à l’impressionnisme.

Né à Paris le 13 mars 1858   Maximilien Luce travaille d’abord comme apprenti. Il a 13 ans lorsque le peuple parisien s’insurge lors des journées de la Commune de Paris. Il  gardera toujours le souvenir de cette période avec un engagement personnel auprès de ses amis anciens communards.  Fils d’ouvrier, il aspirera toujours à un idéal égalitaire, en mettant en scène dans son œuvre les ouvriers les plus humbles : ceux des chantiers et des aciéries, mais aussi les petits métiers, le rémouleur, les batteurs de pieux, les cireurs de planchers.

En 1872 il s’inscrit à des cours du soir pour devenir graveur et entre en 1876 comme ouvrier qualifié dans un atelier de gravure, chez Froment, qui produit des gravures pour de nombreux journaux illustrés.
Il part en 1877 avec Froment pour Londres et revient en France en 1879 pour y effectuer son service militaire, d’abord en Bretagne puis à Paris où il étudie sous la direction de Carolus Duran. Il souhaite travailler en plein air, à l’égal des impressionnistes et c’est pourquoi il reçoit les conseils de Camille Pissarro, avec qui il se lie d’amitié, avant de rencontrer  Paul Signac Georges Seurat, Théo Van Rysselberghe et Louis Valtat fondateurs de l’école des Néo-impressionnistes.

Dès lors, intéressé par les recherches sur les effets de la lumière et sur les effets de prismes rendus par les couleurs, il travaillait dans un style divisionniste, en produisant de nombreux tableaux pointillistes sur la vie et les rues de Paris. En 1887, Maximilien Luce adhère à la Société des Indépendants auprès de Paul Signac et prend une part active aux expositions qui sont organisées par le groupe.

Voulant être un témoin agissant de son époque,  Maximilien Luce avait adopté cet idéal égalitaire,  qu’il mettait en scène dans son œuvre. Cela ne l’empêchait pas de composer par ailleurs d’admirables paysages en poussant les principes de l’impressionnisme jusqu’à son extrême conséquence en pratiquant la technique du pointillisme.

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luce-st-tropez Saint Tropez

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Le port de St Tropez par Maximilien LUCE

LUCE-Paysage Saint Tropez Paysage de Saint-Tropez

En même temps, il collabore aussi à des journaux anarchistes comme « Le Père Peinard » ou « La Révolte » ainsi qu’à « L’Assiette au Beurre », qui sont très lus à cette époque. Il est  impliqué dans le « Procès des Trente » en 1894 et se trouve emprisonné 40 jours avec 22 de ses amis pour « menées anarchistes »,   avant de se réfugier à Charleroi où il fait connaître le divisionnisme en Belgique. Pissarro, Signac, Cross et le critique d’art Fénelon soutiennent  Luce dans son combat contre les inégalités.

Toujours hanté par le souvenir de la Commune, il  peint vers 1910, « Vive la Commune », d’après Honoré Daumier, et vers 1917, il compose la tragique « Exécution de Varlin ». Eugène Varlin était une des plus hautes figure de la révolution de mars, arrêté le 28 mai 1871,  arrêté, mutilé, défiguré, et traîné en haut de  Montmartre il est exécuté sans jugement.

A partir des ces années 1910, Maximilien Luce considérant avoir tout exploité de la technique divisionniste, s’oriente ensuite vers une technique moins stricte en peignant des scènes urbaines et en multipliant les représentations des hommes au travail dans un style postimpressionniste.
Installé à Rolleboise à partir de 1920, il produit ensuite de nombreux tableaux représentant des paysages moins appréciés que ses œuvres antérieures.

En 1935, il succède à Paul Signac à la présidence de la Société des Artistes Indépendants, poste duquel il démissionnera durant l’occupation allemande pour marquer sa protestation contre l’interdiction faite aux artistes juifs d’exposer.

Durant sa carrière, Maximilien Luce produisit un nombre importants d’huiles, de dessins et  d’illustrations surtout à ses débuts, ainsi que des lithographies. Il entretint également une correspondance soutenue  avec de nombreux peintres, comme Seurat, Van Rysselberghe et Valtat, avant que de mourir à Paris le 6 février 1941.

Source (LMDA)

Loi du contraste simultané des couleurs

La loi du contraste simultané des couleurs a été énoncée en 1839 par le chimiste Eugène Chevreul dans un ouvrage intitulé De la loi du contraste simultané des couleurs et de l’assortiment des objets colorés, où il analyse la lumière et la couleur. À l’usage du peintre, on retiendra le ton local : la couleur propre d’un objet. Ce ton local, selon Chevreul, n’existe pas en soi, mais il est dépendant de la couleur des objets environnants. Ainsi toute couleur perçue appelle sa complémentaire pour exister. L’œil a tendance à appeler la couleur manquante, la complémentaire pour former un équilibre neutre dans notre cerveau.

D’autre part, à partir de deux taches de couleurs différentes, l’œil opère ce que l’on appelle un mélange optique, c’est-à-dire que ces deux couleurs (ou plus), distinctes sont perçues simultanément comme une combinaison, une fusion en une nouvelle couleur.

Ce principe a notamment été utilisé par les impressionnistes et les pointillistes. Au lieu d’employer un vert mélangé sur la palette (mélange mécanique), ils appliquaient sur la toile une touche de jaune juxtaposée à une touche de bleu, de façon à ce que la couleur se mélange par simple perception : d’où le terme mélange optique.

Cette découverte toujours valable, est abondamment utilisée dans les procédés de reproduction photomécanique (sérigraphie, imprimerie…). Les surfaces colorées sont décomposées en points ou en trames de couleurs séparées (trois couleurs primaires + le noir = la quadrichromie), qui se fondent dans l’œil du spectateur.

Théorie

Lorsque le tableau est regardé à une certaine distance, les taches de couleur ne peuvent être distinguées les unes des autres et se fondent optiquement les unes aux autres. L’aspect visuel obtenu est différent de celui obtenu en mélangeant des couleurs sur une palette et en les appliquant ensuite sur la toile. Certains décrivent le résultat comme plus brillant ou plus pur car le mélange est réalisé par l’œil et non par le pinceau.
Détail - Georges_Seurat la seine a la grande jatte

Détail Zoomé d’un tableau de Georges Seurat. La Seine à la grande Jatte

L’explication pourrait être liée aux théories sur l’additivité et la soustractivité des couleurs : habituellement, lorsque des couleurs sont produites par un mélange de pigments, la soustractivité joue (chaque pigment absorbe un ensemble de fréquences du spectre lumineux, le mélange des pigments renvoie l’ensemble des fréquences non absorbées). Ainsi, mélanger des pigments de cyan, de magenta et de jaune (les couleurs primaires soustractives) produit une couleur proche du noir. En revanche, lorsqu’on mélange des couleurs produites par des sources de lumière, c’est l’additivité qui joue son rôle : le mélange de faisceaux lumineux des trois couleurs rouge, vert et bleu produit une lumière proche du blanc puisque l’ensemble des fréquences visibles se trouve représenté.

Source Wikipedia