Oops ! 27 décembre 2007 – Suzanne VALADON

Suzanne VALADON  (Marie-Clémentine, 1865-1938).

Le 23 septembre 1865  naît Marie-Clémentine Valadon à Bessines sur Gartempe. Sa mère Madeleine est lingère, son père est un  » inconnu demeurant au bourg « .
Plus tard, elle falsifiera sa carte d’identité et y portera la date du 23 juillet 1867.
Vers 1870, Madeleine et sa fille s’installent à Paris : la mère travaille comme femme de ménage et la fille, plutôt indisciplinée et préférant dessiner sur les trottoirs, fréquentera plusieurs écoles.
De 1875 à 1880, Marie-Clémentine exerce des petits boulots. Elle s’est passionnée pour le cirque et a effectué ses débuts sur la piste. Mais elle a du abandonner le trapèze à la suite d’une chute.
Dans les années 1880-1885, elle pose sous le nom de Maria pour Puvis de Chavannes, Renoir (lui-même né à Limoges en 1841), Toulouse-Lautrec…
Le 26 décembre 1883, c’est la naissance de son fils Maurice, né de père inconnu mais reconnu en 1891 par le journaliste espagnol Miguel Utrillo y Molins. De cette année datent ses premières oeuvres connues : un autoportrait et le portrait de sa mère. Suzanne a tout appris elle-même, les grands maîtres ont rapidement reconnu son talent, ils ont apprécié sa beauté, sa liberté et son caractère entier.
Entre 1883 et 1893, elle exécute des dessins (fusain, sanguine, mine de plomb) où l’on sent l’influence de Degas qui l’initia à la gravure et qui sera l’un de ses premiers acheteurs.

SValadon et MUtrillo-OOPSSuzanne Valadon et son fils Maurice Utrillo

En 1894, cinq de ses dessins seront exposés au Salon de la Nationale.
Elle épouse Paul Moussis, un bourgeois aisé en 1896. La situation financière de son mari lui permet de se consacrer entièrement à son art sous le nom de Suzanne Valadon.
Son fils Maurice Utrillo s’adonne à l’alcool et doit quitter le domicile familial.
En 1909, à 40 ans, elle rencontre André Utter, ami de son fils et s’installe avec lui après avoir divorcé de Paul Moussis. Utter exerce sur elle une influence stimulante et à partir de 1910, elle fera de nombreuses expositions dont une particulière chez Berthe Weill en 1915.

En 1914, mariage avec Utter avant que celui-ci rejoigne son régiment. Utrillo réformé retourne chez sa mère. Utter revenu de la guerre, Suzanne Valadon encouragée par celui-ci peint de nombreuses oeuvres. Utrillo connaît sa première grande exposition chez Lepoutre.

1920 fut une année féconde pour Suzanne Valadon et en 1921, le public et la presse lui porte une attention croissante. L’année suivante, parution de sa première monographie.

En 1923, Valadon, Utrillo et Utter s’installent au château de Saint-Bernard dans le Beaujolais qu’ils ont acheté.

Le succès de Valadon n’atteint pas celui de son fils, mais croît néanmoins. Ils feront des expositions de groupe en Hollande et à New-York. Le succès de Valadon devient international avec la parution d’une seconde monographie.
En 1933, son activité semble se ralentir. Utrillo est au faîte de sa gloire.
Elle prend une certaine distance avec Utter. En 1935, elle est atteinte de diabète et d’urémie, est hospitalisée et  » engage  » Lucie Valore à épouser son fils Utrillo.

En 1936-1937, l’Etat lui achète plusieurs oeuvres importantes.

Victime d’une congestion cérébrale, elle sombre dans le coma et meurt à l’âge de 73 ans, le 7 avril 1938 à 11 heures du matin.
En 1948, mort de André Utter.

Utrillo mourra en cure annuelle à Dax, le 5 novembre 1955, à l’âge de 72 ans : 50.000 personnes suivirent le cortège funèbre jusqu’au cimetière de Saint-Vincent à Montmartre.

VALADON-L'église de Belgodière
L’église de Belgodière

   VALADON-La chambre bleue
La chambre bleue

VALADON-Nu au canapé rouge
Nu au canapé rouge

VALADON-La poupée abandonnée
La poupée abandonnée

VALADON-Le lancement du filet
Le lancement du filet

Valadon- Toulouse-Lautrec

Suzanne Valadon par Henri de Toulouse Lautrec.

Photos visibles sur le site:  http://users.skynet.be/fa826656/pat/rev/valadon.htm

Oops ! 16 janvier 2008 – Gustave CAILLEBOTTE

Gustave CAILLEBOTTE

Peintre, mécène, collectionneur

cailebotte selfportrait_palette

Autoportrait à la palette

Gustave Caillebotte, dont les oeuvres personnelles furent, jusqu’à peu, oubliées, fut à la fois un peintre reconnu et un mécène généreux du mouvement impressionniste.

Il naquit en 1848 dans une famille très aisée qui batit sa fortune dans les textiles puis dans les biens immobiliers à l’occasion du redéveloppement du Paris du Baron Haussmann.
Ingénieur de profession, mais aussi ancien élève de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris où il fut l’élève de Léon Bonnat, il rencontra Edgar Degas, Claude Monet, et Pierre Auguste Renoir dès 1874 et les aida à organiser la 1ère exposition des Impressionnistes à Paris cette même année.

En 1873, il hérite de la grande fortune de son père et sera financièrement indépendant pour le restant de ses jours.En 1875, souhaitant faire ses débuts publics comme peintre, il soumit une oeuvre au Salon Officiel qui fut refusée, ce qui l’incita à exposer, soutenu par Renoir, dans le cadre -plus favorable- de la deuxième exposition du groupe impressionniste, en 1876. Ses oeuvres et en particulier les « Raboteurs de parquet » y furent remarquées et appréciées. Il participera dès lors aux expositions ultérieures des Impressionnistes.

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Les raboteurs de parquet.

Riche et généreux, Caillebotte aidera financièrement tout au long de sa vie ses amis impressionnistes en leur achetant leurs oeuvres à des prix élevés et en supportant les frais de leurs expositions.

Il sera co-organisateur et co-financier des 3ième, 4ième, 5ième et 7ième expositions impressionnistes, auxquelles il participera.
En 1881, il achète une maison avec jardin au Petit-Gennevilliers où il réalisera nombre de ses oeuvres. Horticulteur émérite, il correspond avec Monet à Giverny et crée des orchidées dans ses serres.
Personnage aux facettes multiples, Caillebotte est également un régatier qui se passionne pour la vitesse et cherche à perfectionner ses bateaux.
Architecte naval, il les dessine et les construit lui-même dans un atelier situé à l’emplacement actuel de la SNECMA. Il y créera de véritables pur-sangs du fleuve, aux multiples innovations (voile en soie, lest extérieur, coques aérodynamiques, etc.) avec lesquels il remporte de nombreux titres internationaux.
Caillebotte peignit quelque 500 oeuvres dans un style souvent plus réaliste que celui de ses amis impressionnistes. Le peintre s’illustrera particulièrement dans des vues des rues de Paris faites depuis des balcons élevés, dans des scènes de la vie ouvrière, dans des paysages naturels de jardins et parcs, et dans des scènes nautiques (sur la Seine à Argenteuil et sur l’Yerres).

CAILLEBOTTE-argenteuil_basin
Le bassin à Argenteuil

Son souci du détail, ses notes colorées, et son rendu de la lumière font bien de lui un grand peintre impressionniste à l’oeuvre originale et diverse.

Gustave CAILLEBOTTE-Le pont de l'Europe

Le Pont de l’Europe

LE LEGS FAIT A L’ETAT

Caillebotte fera don, dans son testament rédigé en 1876, de sa collection en ces termes :

« Je donne à l’Etat les tableaux que je possède ; seulement, comme je veux que ce don soit accepté et le soit de telle façon que les tableaux n’aillent ni dans un grenier ni dans un musée de province, mais bien au Luxembourg et plus tard au Louvre, il est nécessaire que s’écoule un certain temps avant l’exécution de cette clause jusqu’à ce que le public, je ne dis pas comprenne, mais admette cette peinture. Ce temps peut-être de vingt ans au plus. En attendant mon frère Martial, et à son défaut un autre de mes héritiers, les conservera. Je prie Renoir d’être mon exécuteur testamentaire … ».

Caillebotte devait décéder en 1894 d’une attaque d’apoplexie.

Les académistes, conduits par Gérôme, essaient alors d’empêcher l’entrée dans le patrimoine artistique de la France d’oeuvres impressionnistes qui furent constamment refusées au Salon Officiel – en particulier les oeuvres de Cézanne qui faisaient partie de la collection -, et l’Institut de France refuse dans un premier temps le legs Caillebotte aux Musées Nationaux français.

En 1896, l’Etat autorisera les Musées Nationaux à sélectionner dans l’embarassant legs Caillebotte les toiles dignes de figurer au musée du Luxembourg.Ceux-ci refusèrent parmi ces « dérives d’un art malsain » vingt sept tableaux sur les 67 de la collection et accepteront : sept pastels de Degas, huit Monet, six Renoir, sept Pissarro, cinq Sisley, deux Cézanne et deux Caillebotte – joints au legs par Martial Caillebotte après la mort de son frère – qui seront présentés dans une annexe du musée du Luxembourg en 1897.L’exposition suscitera de violents remous et provoquera un scandale politique à l’instigation de Gérôme et dix-sept de ses collègues, membres de l’Institut.

Le Sénat sera ainsi saisi de l’affaire.C’est ce don, que Renoir sut imposer à l’État après la mort de Caillebotte, qui permet aujourd’hui à la France de disposer dans son patrimoine d’œuvres majeures de Monet, Degas, Sisley, Renoir…Les oeuvres refusées furent pour la plupart rachetées par un certain Docteur Barnes dont la collection d’Impressionnistes est maintenant enviée par nos musées nationaux (Exposition de la Fondation Barnes au Musée d’Orsay en 1993-94) !

La collection ne sera intégrée au Louvre qu’en 1928, et se trouve aujourd’hui au Musée d’Orsay.

CAILLEBOTE et LA CRITIQUE de ZOLA

Zola, qui prendra le parti des Impressionnistes vilipendés par la critique et refusés par le jury du Salon, sera critique à l’égard de Caillebotte dont il dénoncera le réalisme photographique lors de la deuxième exposition impressionniste. Le peintre présentera les huit toiles suivantes : Raboteurs de parquet, Jeune Homme jouant au piano, Jeune Homme à sa fenêtre, Déjeuner, Après Déjeuner et deux Jardins.

Zola commentera ainsi le talent de Caillebotte dans ses Lettres de Paris de juin 1876 :

« Caillebotte a exposé Les Raboteurs de parquet et Un jeune homme à sa fenêtre, d’un relief étonnant. Seulement c’est une peinture tout à fait anti-artistique, une peinture claire comme le verre, bourgeoise, à force d’exactitude. La photographie de la réalité, lorsqu’elle n’est pas rehaussée par l’empreinte originale du talent artistique, est une chose pitoyable ».

Lors de la troisième exposition impressionniste de 1877, Caillebotte présentera les six toiles suivantes : Rue de Paris, temps de pluie , Le Pont de l’Europe , Portraits à la campagne, Portrait de Madame C ; Portrait et Peintres en bâtiments.
Zola émettra alors un avis nettement plus favorable dans ses Notes Parisiennes – Une Exposition : Les Peintres impressionnistes 1877 – :

« Enfin, je nommerai M. Caillebotte, un jeune peintre du plus beau courage et qui ne recule pas devant les sujets modernes grandeur nature. Sa Rue de Paris par un temps de pluie montre des passants, surtout un monsieur et une dame au premier plan qui sont d’une belle vérité. Lorsque son talent se sera un peu assoupli encore, M. Caillebotte sera certainement un des plus hardis du groupe ».

Zola passera sous silence la présence de Caillebotte à la quatrième exposition impressionniste. Il reprendra sa plume en 1880 (Le naturalisme au Salon), année au cours de laquelle le peintre exposera son Autoportrait, Dans Un Café et Vue prise à travers un balcon.

« M. Caillebotte est un artiste très consciencieux, dont la facture est un peu sèche, mais qui a le courage des grands efforts et qui cherche avec la résolution la plus virile ».

Site :          www.impressionniste.net/caillebotte.htm

Oops ! 22 janvier 2007 – Paul GAUGUIN

Gauguin, peintre sauvage,
Marin, terrassier, agent de change, démarcheur d’assurances, peintre, sculpteur……
 
Artiste maudit, peintre sauvage, cet ancien banquier ne brilla pas par sa fortune, mais par son talent. Précurseur de l’Ecole de Pont-Aven, il fait partie de ces génies de l’impressionnisme.
 

Le saviez-vous ?

Gauguin fut parmi les terrassiers qui ont participé à la construction du canal de Panama : « Je dois creuser de 5h30 du matin à 6 heures du soir, sous un soleil tropical et la pluie. La nuit j’étais dévoré par les moustiques« , écrit-il. Environ 25 Gauguin-auto000 travailleurs décédèrent pendant la construction. Gauguin, lui, tomba malade. Il attrapa la dysenterie et la fièvre paludéenne.

L’histoire de Gauguin :
 
7 juin 1848 : Eugène Henri Paul Gauguin naît à Paris. Son père, Clovis Gauguin, Français, travaille comme journaliste au National. Sa mère, Aline Marie Chazal, est Franco-Péruvienne et fille de l’écrivain et activiste politique, Flora Tristan.1851 : la famille Gauguin quitte la France et part vivre à Lima au Pérou. Son père décède durant le périple.1855 : retour en France de la famille, près d’Orléans.
1865 : Gauguin s’engage dans la marine marchande. Son premier voyage le mène à Rio de Janeiro.7 juillet 1867 : sa mère décède.
1871 : retour à Paris.
1874 : Gauguin débute comme peintre amateur et devient un proche du peintre Camille Pissarro.
1876 : Gauguin expose un petit paysage au salon de Paris.

1881 :
Gauguin passe son été à peindre, à Pontoise, avec Pissarro et Paul Cézanne.1882-1883 : La maison Bertin où Gauguin est employé en tant qu’agent de change essuie les revers de la crise économique de 1882 et Gauguin est probablement licencié. Dès lors, il choisit d’assumer résolument sa vocation de peintre au grand dépit de sa femme qui accepte et comprend difficilement les sacrifices que lui impose son mari.
1883 : Gauguin se consacre totalement à la peinture. Accompagné de sa famille, il suit Pissaro à Rouen, où il restent jusqu’en novembre 1884. Il subvient à ses besoins en vendant notamment des assurances-vie.
1885 : Sous la pression de l’Académie des Arts, Gauguin ferme les portes de son exposition à Copenhague, après seulement 5 jours. Il retourne à Paris.
1886 : Gauguin part pour Pont-Aven, en Bretagne. Il y rencontre Charles Laval.
1887 : Gauguin part pour Panama avec Charles Laval, puis pour l’île de la Martinique.
1888 : Gauguin revient à Pont-Aven où il travaille en collaboration avec Emile Bernard. En mars il entame des correspondances Vincent van Gogh. Il le rejoint d’ailleurs à Arles fin octobre, mais part au bout de deux mois à la suite d’une violente dispute, qui coûtera son oreille à Van Gogh.
1890 : Vincent van Gogh meurt en juillet.
1891 : Pour gagner de l’argent, Gauguin organise une vente publique de ses peintures à l’Hôtel Drouot à Paris. La recette suffit à lui payer un voyage pour Tahiti.

Paul Gauguin-Deux Tahitiennes

La Mangue

1893 : Après deux ans de peinture intensive à Tahiti, Gauguin revient en France sans un sou et en mauvaise santé.
1894 : Gauguin séjourne de nouveau à Pont-Aven et Le Pouldu.
1895 : décidé à retourner à Tahiti, Gauguin organise une nouvelle vente à l’Hôtel Drouot.
1896 : Gauguin part pour Tahiti, cette fois-ci pour cinq ans.
1901 : Gauguin part pour les îles Marquises d’Hiva Oa car la vie à Tahiti est trop chère pour lui.

8 mai 1903 :
Après une fin de vie mouvementée, pleine de démêlés avec les autorités locales, Gauguin décède à HivaOa.

gauguin_alyscamps_arles_l gauguin_belle_angele gauguin_bonjour
  Alyscamp   Belle Angèle  Bonjour
GAUGUIN-etude de nu
 Suzanne cousant. Etude de nu.
gauguin vahine gauguin_quand_te_marie_tu gauguin_salue_marie
 Vahiné… Quand te maries-tu ?  Salut Marie
gauguin_rupe_rupe gauguin_femmes_plage
Rupe-Rupe  Femmes à la plage
gauguin_qui_sommes_nous
Qui sommes-nous ?

Sites:

www.impressionniste.net/gauguin.htm

www.picturalissime.com/gauguin_paul_1.htm

Oops ! 12 janvier 2008 – Titouan LAMAZOU

BIOGRAPHIE
 A 17 ans, Titouan Lamazou décide de partir autour du monde pour réaliser un carnet de voyage et choisit le bateau comme mode de transport en proposant ses services d’équipier sur les bateaux en escale. C’est ainsi qu’il rencontre Yvon Fauconnier en 1975 avec qui il embarque sur Vendredi 13, puis Eric Tabarly dont il sera pendant deux ans l’équipier sur Pen Duick VI.
Vingt ans plus tard, après avoir remporté le titre de champion du monde de course au large, il retrouvera sa première vocation d’artiste, publiera de nombreux ouvrages, avant de se consacrer au projet « Femmes du Monde » sur lequel il travaille depuis 2002.
navigateur professionnel
1985 : arme son premier navire, Ecureuil-d’Aquitaine I et participe à toutes les épreuves du circuit international des courses au large : le BOC Challenge, la Québec-St. Malo, la C-Star, etc
1990 : remporte la première édition du Vendée Globe, première course autour du monde en solitaire sans escale. Ce succès est suivi par la victoire en monocoque dans la route du Rhum la même année.
Titouan Lamazou est sacré Champion du Monde de course au large pour la période 1986-1990.
1991 : fonde avec Florence Arthaud le Trophée Jules Verne, première course sans limite de taille pour les navires et lance la construction du plus grand monocoque de course jamais réalisé en matériaux composites, le Tag Heuer.
1993 : met fin à sa carrière de navigateur professionnel suite au naufrage du Tag Heuer et renoue avec ses activités artistiques. Il développe parallèlement la conception d’un projet aux multiples facettes culturelles et maritimes, le « bateau atelier », une résidence océanique et itinérante ouverte aux artistes du monde entier (projet en cours)
artiste voyageur
 ouvrages publiés
-Sous les toits de terre,éditions Faucompret, 1988
-Un hiver berbère,éditions Jeanne Lafitte, 1989.
-Carnets de voyage 1Egypte, Cuba, Bénin, Grèce, Japon,éditions Gallimard, 1998
-Carnets de voyage 2Haïti, Mali, Colombie, Russie, Indonésie,éditions Gallimard, 2000
– Rêves de désert avec Raymond Depardon, éditions Gallimard, 2000
– Renaud par Titouan, éditions Gallimard, 2002

-Congo Kinshasa,éditions Gallimard, 2001

 expositions
-Compositions de voyage,Musée des Arts Décoratifs (Louvre), 1998
-Le Désert,exposition collective, Fondation Cartier pour l’artcontemporain, 2000
-Titouan au Congo, exposition itinérante, 2002-2006

-Femmes d’Indonésie,Galerie Nationale de Jakarta, 2005

site : www.titouanlamazou.com

Extraits de son dernier livre « Femmes du monde », avec son aimable autorisation.

ZOE

ZOE

 

DEUZILIA

DEUZILIA

 

Birgul

Birgul

 

 

DAYU

DAYU

 

 

HIRA

HIRA

 

 

ZEYNABOU

ZEYNABOU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MEI MEI

MEI MEI

WEN HUI

WEN HUI

 

Oops ! 8 octobre 2008-Jérôme BOSCH- Jardin des Délices

Hiéronymus Van Haken, alias Jérôme BOSCH (1450-1516).

Bosch-OOPS

De son véritable nom Hieronymus Van Haken, Jérôme Bosch est né dans une famille modeste originaire d’Aix la Chapelle, venue s’installer en Pays Bas deux siècles plus tôt.
Son grand-père Jan Van Haken et son père Anthonis Van Haken ont exercés déjà le métier de peintre, quand Hieronymus naît vers 1453 à S’Hertogenbosch au Pays Bas.
On sait assez peu de chose sur sa vie, mais on sait qu’il se marie vers 1478 avec une aristocrate qui lui permet d’accéder à un statut social plus enviable et à une certaine sécurité matérielle.
Vers 1486, Jérôme Bosch est cité comme membre d’une confrérie, « La Confrérie Notre Dame », proche d’une secte hérétique « Les Frères du Libre-Esprit ».

Une citation de 1509 dans les registres de « La Confrérie de Notre Dame » le fait apparaître comme étant « Jheronymus Van Haken, le peintre qui signe « Bosch ».
Si l’origine de l’art et de son évolution stylistique est assez complexe, le difficulté est accrue par le fait qu’ aucune oeuvre n’est datée et que de nombreux panneaux qu’il a peint ont été détruits. La chronologie de son oeuvre est difficile à établir et repose en partie sur des hypothèses

On ne sait que très peu de choses d’abord sur la période d’apprentissage de Jérôme Bosch, dont on peut cependant dire qu’elle n’a pas pu échapper d’abord à l’influence exercée par les oeuvres de son père.
On peut supposer par ailleurs, que bien qu’on ne sache rien de sa formation ou de ses déplacements hors de sa cité natale qui l’auraient mis en contact avec d’autres artistes de son époque. Ses tableaux sont très marqués par les représentations du bien, du paradis, du mal, du vice, de la douleur, de la souffrance, propre aux préoccupations médiévales de son temps.
Le salut, le jugement dernier, l’attente de l’avenir, de la mort ou de la fin du monde, prennent chez lui une forme très différente des peintres qui sont ses contemporains : tels les frères Van Eyck, Rogier Van der Weyden ou Memling, mais encore Dürer ou Léonard de Vinci.
Ce n’est pas une résignation pieuse propre au Moyen-âge qui s’exprime chez lui, comme dans de nombreuses oeuvres de cette époque, mais à l’inverse, une interrogation par la représentation morale de la responsabilité des hommes ici bas, et ainsi en quelque sorte une ouverture à la modernité.

Le jardin des délices, 1503

Cette  peinture à l’huile sur bois, peinte vers 1494-1500 et visible au Louvre à Paris, mesure 57,8 x 32,5 cm. Elle est inspirée par La Nef des Fous (Das Narrenschiff), un recueil de poèmes satiriques de l’alsacien Sébastien Brant publié en 1494. L’ouvrage, illustré de gravures sur bois attribuées à Albrecht Dürer, connut immédiatement un succès sans précédent. Il fut traduit en plusieurs langues, détrôna un temps la Bible dans le record des ventes.

BOSCH-jardindesdelicesferme

Peinture la plus célèbre de Jérôme Bosch, ce triptyque dépeint l’histoire du monde et la progression de péché. Les panneaux fermés représentent la création du monde,

BOSCH-Le jardin des délices

l’histoire progresse avec Adam et Eve et le péché original sur le panneau gauche.
Le panneau du centre dépeint un monde profondément engagé dans des plaisirs coupables.
Le panneau de droite les supplices de l’enfer.
Ci-dessous des détails de la partie droite du tryptique.

BOSCH-Michel Mancini-Panneau_droit2-li

 

Des tentatives diverses ont été faites pour interpréter les différentes scènes. Les représentations sexuelles ont été rapprochées du credo des Adamites, une secte hérétique qui préconisait la liberté sexuelle.

Une  autre théorie met en avant une série d’illustrations de  proverbes.

Dans l’enfer figurent plusieurs instruments de musique gigantesques. Si leur forme est réaliste, leur situation ne l’est pas :
la harpe sort d’un luth et relève du fantastique.
Une figure humaine tendue à travers les cordes d’une harpe;

BOSCH-Panneau_droit4

une autre se tord autour du bec d’une flûte et s’est entrelacée avec un serpent ; une troisième paire montre un tambour équipé de pieds d’oiseaux.

(Les détails proviennent d’une copie du tryptique par Michel MANCINI.)

Autre réalisation du peintre:

« Le portement de croix » , avec des visages incroyables…

BOSCH-Portement_de_croix-bosh


Sources :
  http://www.lemondedesarts.com/Dossierbosch.html
 http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/bosch/jardindesdelices.htmBOSH
http://laboiteaimages.hautetfort.com/archive/2005/07/31/la_nef_des_fous_de_jerome_bosch.html
et autres documents. 

 

Oops ! 11 janvier 2008 – J.M MANTIS

Jean-Marc MANTIS

Aquarelles en Chartreuse.         conception-plusinfos  Aquarelles au Mont-Blanc  (lien au 20 sept.2009)

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Jean-Marc MANTIS, aquarelliste de renom, publie des ouvrages qui comme lui sont pleins de lumière, de poésie.  Son dernier livre, Aquarelles en Chartreuse, dont il a accepté spontanément que j’emprunte les photos présentées, sera suivi d’un autre ouvrage « Aquarelles autour du mont blanc »  qui devrait sortir à l’automne  2008.
MANTIS vit à Chambéry, organise des stages d’aquarelle et participe réguliérement au festival d’aquarelle de Pouilly-les-Nonains , en septembre chaque année. 

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Couverture du livre.

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Aquarelle réalisée.

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Arbres sous la neige

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Au détour de la route

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Qui est ce moine ?

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Notes et esquisses

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