Oops ! 22 janvier 2007 – Paul GAUGUIN

Gauguin, peintre sauvage,
Marin, terrassier, agent de change, démarcheur d’assurances, peintre, sculpteur……
 
Artiste maudit, peintre sauvage, cet ancien banquier ne brilla pas par sa fortune, mais par son talent. Précurseur de l’Ecole de Pont-Aven, il fait partie de ces génies de l’impressionnisme.
 

Le saviez-vous ?

Gauguin fut parmi les terrassiers qui ont participé à la construction du canal de Panama : « Je dois creuser de 5h30 du matin à 6 heures du soir, sous un soleil tropical et la pluie. La nuit j’étais dévoré par les moustiques« , écrit-il. Environ 25 Gauguin-auto000 travailleurs décédèrent pendant la construction. Gauguin, lui, tomba malade. Il attrapa la dysenterie et la fièvre paludéenne.

L’histoire de Gauguin :
 
7 juin 1848 : Eugène Henri Paul Gauguin naît à Paris. Son père, Clovis Gauguin, Français, travaille comme journaliste au National. Sa mère, Aline Marie Chazal, est Franco-Péruvienne et fille de l’écrivain et activiste politique, Flora Tristan.1851 : la famille Gauguin quitte la France et part vivre à Lima au Pérou. Son père décède durant le périple.1855 : retour en France de la famille, près d’Orléans.
1865 : Gauguin s’engage dans la marine marchande. Son premier voyage le mène à Rio de Janeiro.7 juillet 1867 : sa mère décède.
1871 : retour à Paris.
1874 : Gauguin débute comme peintre amateur et devient un proche du peintre Camille Pissarro.
1876 : Gauguin expose un petit paysage au salon de Paris.

1881 :
Gauguin passe son été à peindre, à Pontoise, avec Pissarro et Paul Cézanne.1882-1883 : La maison Bertin où Gauguin est employé en tant qu’agent de change essuie les revers de la crise économique de 1882 et Gauguin est probablement licencié. Dès lors, il choisit d’assumer résolument sa vocation de peintre au grand dépit de sa femme qui accepte et comprend difficilement les sacrifices que lui impose son mari.
1883 : Gauguin se consacre totalement à la peinture. Accompagné de sa famille, il suit Pissaro à Rouen, où il restent jusqu’en novembre 1884. Il subvient à ses besoins en vendant notamment des assurances-vie.
1885 : Sous la pression de l’Académie des Arts, Gauguin ferme les portes de son exposition à Copenhague, après seulement 5 jours. Il retourne à Paris.
1886 : Gauguin part pour Pont-Aven, en Bretagne. Il y rencontre Charles Laval.
1887 : Gauguin part pour Panama avec Charles Laval, puis pour l’île de la Martinique.
1888 : Gauguin revient à Pont-Aven où il travaille en collaboration avec Emile Bernard. En mars il entame des correspondances Vincent van Gogh. Il le rejoint d’ailleurs à Arles fin octobre, mais part au bout de deux mois à la suite d’une violente dispute, qui coûtera son oreille à Van Gogh.
1890 : Vincent van Gogh meurt en juillet.
1891 : Pour gagner de l’argent, Gauguin organise une vente publique de ses peintures à l’Hôtel Drouot à Paris. La recette suffit à lui payer un voyage pour Tahiti.

Paul Gauguin-Deux Tahitiennes

La Mangue

1893 : Après deux ans de peinture intensive à Tahiti, Gauguin revient en France sans un sou et en mauvaise santé.
1894 : Gauguin séjourne de nouveau à Pont-Aven et Le Pouldu.
1895 : décidé à retourner à Tahiti, Gauguin organise une nouvelle vente à l’Hôtel Drouot.
1896 : Gauguin part pour Tahiti, cette fois-ci pour cinq ans.
1901 : Gauguin part pour les îles Marquises d’Hiva Oa car la vie à Tahiti est trop chère pour lui.

8 mai 1903 :
Après une fin de vie mouvementée, pleine de démêlés avec les autorités locales, Gauguin décède à HivaOa.

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  Alyscamp   Belle Angèle  Bonjour
GAUGUIN-etude de nu
 Suzanne cousant. Etude de nu.
gauguin vahine gauguin_quand_te_marie_tu gauguin_salue_marie
 Vahiné… Quand te maries-tu ?  Salut Marie
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Rupe-Rupe  Femmes à la plage
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Qui sommes-nous ?

Sites:

www.impressionniste.net/gauguin.htm

www.picturalissime.com/gauguin_paul_1.htm

Oops ! 27 décembre 2007 – Suzanne VALADON

Suzanne VALADON  (Marie-Clémentine, 1865-1938).

Le 23 septembre 1865  naît Marie-Clémentine Valadon à Bessines sur Gartempe. Sa mère Madeleine est lingère, son père est un  » inconnu demeurant au bourg « .
Plus tard, elle falsifiera sa carte d’identité et y portera la date du 23 juillet 1867.
Vers 1870, Madeleine et sa fille s’installent à Paris : la mère travaille comme femme de ménage et la fille, plutôt indisciplinée et préférant dessiner sur les trottoirs, fréquentera plusieurs écoles.
De 1875 à 1880, Marie-Clémentine exerce des petits boulots. Elle s’est passionnée pour le cirque et a effectué ses débuts sur la piste. Mais elle a du abandonner le trapèze à la suite d’une chute.
Dans les années 1880-1885, elle pose sous le nom de Maria pour Puvis de Chavannes, Renoir (lui-même né à Limoges en 1841), Toulouse-Lautrec…
Le 26 décembre 1883, c’est la naissance de son fils Maurice, né de père inconnu mais reconnu en 1891 par le journaliste espagnol Miguel Utrillo y Molins. De cette année datent ses premières oeuvres connues : un autoportrait et le portrait de sa mère. Suzanne a tout appris elle-même, les grands maîtres ont rapidement reconnu son talent, ils ont apprécié sa beauté, sa liberté et son caractère entier.
Entre 1883 et 1893, elle exécute des dessins (fusain, sanguine, mine de plomb) où l’on sent l’influence de Degas qui l’initia à la gravure et qui sera l’un de ses premiers acheteurs.

SValadon et MUtrillo-OOPSSuzanne Valadon et son fils Maurice Utrillo

En 1894, cinq de ses dessins seront exposés au Salon de la Nationale.
Elle épouse Paul Moussis, un bourgeois aisé en 1896. La situation financière de son mari lui permet de se consacrer entièrement à son art sous le nom de Suzanne Valadon.
Son fils Maurice Utrillo s’adonne à l’alcool et doit quitter le domicile familial.
En 1909, à 40 ans, elle rencontre André Utter, ami de son fils et s’installe avec lui après avoir divorcé de Paul Moussis. Utter exerce sur elle une influence stimulante et à partir de 1910, elle fera de nombreuses expositions dont une particulière chez Berthe Weill en 1915.

En 1914, mariage avec Utter avant que celui-ci rejoigne son régiment. Utrillo réformé retourne chez sa mère. Utter revenu de la guerre, Suzanne Valadon encouragée par celui-ci peint de nombreuses oeuvres. Utrillo connaît sa première grande exposition chez Lepoutre.

1920 fut une année féconde pour Suzanne Valadon et en 1921, le public et la presse lui porte une attention croissante. L’année suivante, parution de sa première monographie.

En 1923, Valadon, Utrillo et Utter s’installent au château de Saint-Bernard dans le Beaujolais qu’ils ont acheté.

Le succès de Valadon n’atteint pas celui de son fils, mais croît néanmoins. Ils feront des expositions de groupe en Hollande et à New-York. Le succès de Valadon devient international avec la parution d’une seconde monographie.
En 1933, son activité semble se ralentir. Utrillo est au faîte de sa gloire.
Elle prend une certaine distance avec Utter. En 1935, elle est atteinte de diabète et d’urémie, est hospitalisée et  » engage  » Lucie Valore à épouser son fils Utrillo.

En 1936-1937, l’Etat lui achète plusieurs oeuvres importantes.

Victime d’une congestion cérébrale, elle sombre dans le coma et meurt à l’âge de 73 ans, le 7 avril 1938 à 11 heures du matin.
En 1948, mort de André Utter.

Utrillo mourra en cure annuelle à Dax, le 5 novembre 1955, à l’âge de 72 ans : 50.000 personnes suivirent le cortège funèbre jusqu’au cimetière de Saint-Vincent à Montmartre.

VALADON-L'église de Belgodière
L’église de Belgodière

   VALADON-La chambre bleue
La chambre bleue

VALADON-Nu au canapé rouge
Nu au canapé rouge

VALADON-La poupée abandonnée
La poupée abandonnée

VALADON-Le lancement du filet
Le lancement du filet

Valadon- Toulouse-Lautrec

Suzanne Valadon par Henri de Toulouse Lautrec.

Photos visibles sur le site:  http://users.skynet.be/fa826656/pat/rev/valadon.htm

Oops ! 22 janvier 2008 – La Sieste

La sieste,
source d’inspiration de nombreux peintres, m’a semblé être un sujet « reposant » pour
ces pages. Bonne sieste !
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Jules Bastien Lepage-le foin

Jules Bastien Lepage – Le foin

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Millet – La méridienne (original)

 

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La méridienne inversée  (voir interprétation de Lavieille et Van Gogh)

Millet_Jean_Francois   MILLET Jean François 1814 – Barbizon, 1875.Le futur peintre des paysans n’avait pas vingt lorsqu’il commença son apprentissage auprès des peintres Mouchel et Langlois à Cherbourg, de 1833 à 1837. Muni d’une bourse municipale, il vient à Paris et s’inscrit à l’école des beaux-arts où il suit les cours de Paul Delaroche. Après avoir échoué au Prix de peinture et quitté l’école, millet se voit supprimer sa bourse. Cela ne l’empêche pas d’adresser deux portraits au Salon, dont un exposé. En 1841, millet retourne à Cherbourg où le portrait posthume de l’ancien maire, le colonel Javain Cherbourg, est refusé par la municipalité. il épouse en novembre Pauline-Virginie Ono.

Après avoir été exclu du Salon en 1843, il y revient avec deux œuvres en 1844. De 1843 à 1846, il réalise ses meilleurs portraits dans une «manière fleurie». Les couleurs y sont posées en touches juxtaposées, de manière à former une surface animée et sensuelle. Après un séjour au Havre, Millet et sa nouvelle compagne, Catherine Lemaire, qu’il épousera en 1853, s’installent à Paris. L’influence de Troyon et de Diaz devient perceptible dans les œuvres qu’il commercialise par l’intermédiaire de Durand-Ruel. Il peint alors plusieurs nus quelques scènes de genre et un Œdipe détaché de l’arbre Salon de 1847 qui lui vaut d’élogieuses critiques. à partir de 1848, les sujets paysans deviennent de plus en plus courants (le Vanneur), Salon de 1848. En juillet, le nouveau gouvernement lui commande un tableau. Il ébauche une toile représentant Agar et Ismaël, mais livre finalement en 1849 le Repos des faneurs.

Barbizon

Grâce à la somme reçue de l’état, il s’installe à Barbizon, où il passera le reste de ses jours, entouré de sa femme et de ses neuf enfants – le dernier naît en 1863. Alfred Sensier lui sert dès lors d’agent, lui fournit le matériel nécessaire à son art et reçoit les œuvres terminées, qu’il se charge de commercialiser. Régulièrement accepté au Salon, souvent exposé dans des galeries en France et à l’étranger, assuré d’un certain nombre de clients réguliers, il réalise des peintures d’un réalisme classique empreint de monumentalité (les Glaneuses, 1857 ; l’Angélus, 1858 -1859 ) qui ne sont pas sans rappeler Poussin. Durant les années 1860, il se tourne de plus en plus vers le paysage, comme Théodore Rousseau, l’autre maître de Barbizon (le Bout du village de Gréville, Salon de 1866 et réalise de grands pastels la Méridienne, 1866, que copiera Van Gogh. Ceci lui vaut la commande en 1868, par son mécène Frédéric Hartmann, d’une suite de peintures illustrant les Quatre Saisons. Il travaillera jusqu’en 1874 à cette série sans pouvoir y mettre un terme; l’Hiver les bûcheronnes restera inachevé. Reconnu et honoré, il meurt à Barbizon au début de 1875.

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Lavieille – La sieste (bois gravé)

Jacques Adrien Lavieille    (1818-1862).
Il est le frère aîné d’Eugène Lavieille (1820-1889), peintre paysagiste. Dans un premier temps, Jacques Adrien apprit le métier de leur père, qui était tapissier à façon. Mais rapidement, il devint élève de l’École des beaux-arts, où il se lia avec Antoine Johannot. Il entra dans l’atelier de Henri Désiré Porret, puis partit, en 1837, passer une année à Londres, où il travailla dans celui du graveur Williams. De retour en France, il se consacra à la gravure sur bois, art dans lequel il acquit une certaine renommée. En 1842, il accompagna Horace Vernet en Russie, où on lui proposa une place de professeur à l’Académie impériale, place qu’il refusa car elle était conditionnée à une naturalisation.
Il a gravé à partir d’œuvres de plusieurs peintres de son époque :Millet (Van Gogh s’est inspiré pour une de ses œuvres du tableau de MilletLa Sieste grâce à une gravure faite par Jacques Adrien Lavieille), Daubigny, Rosa Bonheur, Charles Jacque, son frère Eugène Lavieille. Mais certaines de ses gravures sont des gravures originales, réalisées à partir de ses propres dessins.
Il a exposé aux Salons dans la section Gravure de 1848 à 1859.
Cependant, son œuvre a été interrompue par une mort prématurée, à seulement 44 ans. Désespéré par la désaffection des éditeurs vis-à-vis de son travail, il se jette par la fenêtre de son appartement.
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Millet (inversé)                                     Lavieille                                                   Van Gogh
Les trois oeuvres.

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Van Gogh. La sieste
200px-Vincent_Willem_van_Gogh_107     VAN GOGH   1853-1890
Artiste non reconnu et incompris de son vivant, Van Gogh est l’un des grands peintres du XIXème siècle. Hésitant un temps entre la vocation artistique et religieuse, il choisit de se consacrer à la peinture. Son style très coloré a une vitalité et une tension particulière qui n’ont pas fini de marquer les esprits.
Entre art et religion
Vincent (Willem) Van Gogh est né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert, un petit village de Hollande. Fils d’un pasteur protestant, il fut baigné dès son plus jeune âge dans la religion. Son tempérament agité lui pose quelques difficultés pour se faire des amis. En 1857 naît son frère Théodorus (dit Théo), qui deviendra son plus grand ami et confident. Ils auront une longue correspondance et Théo apportera à maintes reprises une aide financière à son frère. Après une scolarité mouvementée, il devint en 1869 commis dans la galerie d’art Goupil et Cie, galerie fondée par son oncle à La Haye. Il passera ensuite par la succursale londonienne puis celle de Paris.
Vincent lit beaucoup, surtout la Bible. Il se désintéresse de son travail à la galerie et finit par démissionner en avril 1876. Il décide alors de se tourner vers la vie religieuse. Il sera prédicateur dans un faubourg ouvrier de Londres avant d’entreprendre des études à la faculté de théologie d’Amsterdam. Il abandonne cet enseignement jugé trop difficile mais reste convaincu de sa vocation spirituelle. Il souhaite devenir prédicateur laïc. Il obtient en 1879 une mission d’évangélisation en Belgique. Il se rend auprès des mineurs du Borinage et partage leurs conditions de vie extrêmement dures. Il a traduit cette découverte de la misère humaine dans des tableaux sombres comme les Mangeurs de pommes terre. Son implication auprès des plus modestes est cependant jugée excessive par ses supérieurs et son poste n’est pas renouvelé.
Après une phase de dépression, il rejoint son frère Théo à Paris. Il découvre les jeunes peintres parisiens, le Louvre et les estampes japonaises. Il rencontre entre autres Toulouse-Lautrec, Pissarro, Gauguin et Bernard. A leur contact et sous leur influence, les tableaux de Van Gogh prennent un peu de couleurs. Bien que Vincent ait été capable de réaliser plusieurs dizaines de tableaux à cette époque, son état mental était loin d’être stable.
Départ pour le Sud de la France
En février 1888, Van Gogh quitte Paris et s’installe à Arles. Sous le soleil de Provence, son style de peinture se modifie. Ses toiles sont plus colorées. Il peint par larges touches courbes et utilise abondamment les couleurs jaune, vert et bleu. Il crée un style inimitable qui atteint son apogée avec la Chambre à coucher et La Nuit étoilée.
Rêvant de vivre en communauté d’artistes, il invite Gauguin à le rejoindre à Arles. Ils vivent et peignent ensemble mais, au bout de deux mois, leurs relations se détériorent. Le 23 décembre 1888, Vincent menace Gauguin avec un rasoir. Cette nuit-là, Vincent, probablement en proie à une crise de démence, se mutile l’oreille gauche. Il l’enveloppe pour aller l’offrir à sa maîtresse Rachel, une prostituée. Il est hospitalisé dès le lendemain.
Aux portes de la folie
Après un bref retour chez lui dans la Maison jaune, Van Gogh entre de plein gré dans un asile près de Saint-Rémy-de-Provence en mai 1889. Il continue à peindre, fait quelques copies de tableaux de Millet et de Delacroix mais aussi des œuvres qui lui sont propres comme les Blés jaunes. Le peintre est victime de violentes crises qui fragilisent sa mémoire.
Van Gogh décide de retourner en région parisienne, non loin de chez son frère, à Auvers-sur-Oise. Il est suivi par le docteur Gachet, un ami des impressionnistes. Ce dernier s’occupe de lui et apprécie son art. Van Gogh en fera d’ailleurs son portrait. Il créera plus de 80 peintures en deux mois !
Le 27 juillet 1890, le peintre met fin à ses jours. Il se tire une balle dans la poitrine et succombe deux jours plus tard, alors âgé de 37 ans. Il est enterré au cimetière d’Auvers en présence de son frère Théo, du docteur Gachet et du peintre Bernard.
Malgré de graves troubles intérieures, Van Gogh ne s’est quasiment jamais arrêté de peindre. En huit ans, il a réalisé près de 900 tableaux et un millier de dessins. Son œuvre post-impressionniste sera prise comme source d’inspiration par le fauvisme et l’expressionnisme.

Jules Bastien Lepage-le foin
Jules Bastien-Lepage .  Les foins

bastien lepage      Jules BASTIEN-LEPAGE  1848 -1884
Né à Damvillers ( Meuse Nord ) 1848.
En 1867, après son bac , » monte » à Paris ,intègre l ‘Ecole des Beaux-Arts. Premiers succès au Salon des peintres officiels dans les années 1870. Il s’engage pendant la guerre de 1870, est blessé et retourne chez ses parents dans la MEUSE.

John Singer Sargent.

sargent john stirngerDeux jeunes filles vêtues de blanc


Sargent1887   John Singer SARGENT
Peintreaméricain, né en 1856 à Florence (Italie) et mort en 1925 à Londres.
Il est particulièrement connu pour son habilité dans les portraits, caractérisés par un style sophistiqué, une virtuosité visuelle et une certaine audace théâtrale.
Outre ses portraits, John Singer Sargent nous a laissé des toiles très intéressantes de Venise: des scènes de la ville, des paysages, des vénitiennes.
Il passa son enfance enItalie, en France et en Allemagne.
Après avoir suivi les cours du portraitisteCarolus-Duran à l’école des Beaux Arts de Paris, il passa la plus grande partie de sa carrière à Londres. L’influence de son professeur parisien marque profondément son oeuvre de sorte que ce sont ses portraits qui le rendirent célèbre.
Il fréquenta longtempsMonet à Givernyoù il se rendit plusieurs fois. Les deux hommes se portaient une admiration mutuelle même si Monet refusa longtemps de considérer Sargent comme un véritable impressionniste

 

sorolla photo  Joaquin SOROLLA

Né à Valence le 27 février 1863
Décédé à Cecedilla le 10 août 1923
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Sorolla. La sieste
Maître du naturalisme moderne, à l’image de son contemporain John Sargent, Joaquin Sorolla grandit au sein d’une famille modeste et se montre très tôt attiré par la peinture. Ses modèles sont Velazquez, Ribera et El Greco. Les années passent, et le jeune homme s’inscrit à l’école d’arts appliqués de Valence, puis suit des cours à l’académie des beaux arts de San Carlos. Il ne tarde pas à quitter son Espagne natale pour aller étudier de plus près les grands peintres dans la patrie des arts par excellence : l’Italie. Son retour lui permet de goûter à la notoriété : désormais on expose ses oeuvres parmi lesquelles ‘Pescadora Valencianna’, ‘Antes del Bano’, ‘Nino con una Bola’ ou ‘Conciendo la Vela’. Imprégnées de réalisme, les toiles de Sorolla témoignent d’une époque, de la vie quotidienne des gens. Mais ce qui frappe dans chacune de ses créations, c’est la présence de la lumière. Chaque oeuvre est un hymne au soleil, à la vie, et chaque personnage se trouve caressé ou aveuglé par l’astre brûlant. Lors de l’Exposition universelle de Paris en 1900, il reçoit le Grand Prix. Son talent le mène jusqu’à New York où, grâce à un mécène, il peut se consacrer pleinement à son art. Il laisse sa trace dans la Big Apple en décorant la Bibliothèque de la Communauté Hispanique. Affaiblit par une attaque cardiaque en 1920, Joaquin Sorolla doit renoncer à peindre et meurt trois ans plus tard.

 

  picasso    PICASSO   1881-1973

 

 

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Picasso.   Sleeping peasants (1919)

‘ » J’ai été « bluffé » par ce tableau !  J’ai essayé de l’analyser pour comprendre et je vous fais part de mon approche (sans garantie !) . Mais ça fonctionne ! »
Qu’en pensez-vous ?  Maurice Gay le 30/01/2008

Symbole du XXème siècle, immense artiste, Pablo Picasso est à la fois peintre, sculpteur, graveur et céramiste. Venu en France au début du siècle, il deviendra le chef de file du mouvement cubiste avec son ami Georges Braque. Doté d’une exceptionnelle soif de créativité, il touche à tous les courants picturaux du XXème siècle, surréalisme, expressionnisme ou néo-classicisme, pour devenir un des maîtres incontestés de l’art moderne.
Artiste dès le plus jeune âge
Né à Málaga (Espagne) en 1881, Pablo Picasso est le fils de Don José Ruiz y Blanco, peintre et professeur de dessin, et de Maria  Picasso y Lopez. Picasso peint son premier tableau à l’huile à l’âge de huit ans. Encouragé par son père, il étudie à la Guarda à la Corogne puis à l’école des Beaux-Arts de Barcelone. Lors de l’Exposition des Beaux-Arts et de l’Industrie de Barcelone, son tableau  la Première Communion est présenté. Bien que non primé, il est salué par un grand journal.
En 1900, Picasso se rend pour la première fois à Paris avec son ami Casagemas. Il découvre les œuvres de Toulouse-Lautrec, Cezanne, Degas et Gauguin. On commence à lui acheter quelques toiles en France et en Espagne. Son tableau Derniers instants (qui plus tard sera recouvert par La Vie) est présenté à l’Exposition Universelle de Paris. L’année suivante, l’artiste décide d’abandonner le nom de son père (Ruiz Blanco) au profit de celui désormais mondialement connu de sa mère : Picasso.
Période Bleue (1901-1903) et Période Rose (1905-1906)
On surnomme l’époque entre 1901 et 1903 période Bleue car cette couleur domine les toiles de l’artiste. Ce bleu est utilisé pour retranscrire la vision que le peintre a du monde, mélange d’angoisse de la vieillesse, de la pauvreté et  de la mort.
Après un retour à Barcelone en 1902, Picasso s’installe définitivement à Paris au Bateaux-Lavoir en 1904. Il tombe amoureux de Fernande Olivier, ce qui égaiera quelque peu ses toiles. Il s’intéresse au monde du cirque, peint des arlequins, des jongleurs et acrobates dans une teinte rose qui évoque une certaine mélancolie. Cette période rose s’achève en 1906, date à laquelle Picasso commence à créer des peintures beaucoup plus géométriques.
La naissance d’un mouvement : le cubisme (1906 – 1914)
Alors qu’il entre dans sa  vingt-cinquième année, Picasso change son style de peinture. Il décompose et reproduit les objets en formes géométriques simples. Cézanne, l’art primitif africain et la sculpture ibérique seraient les sources d’inspiration du peintre au moment de ce tournant vers le cubisme. C’est avec les Demoiselles d’Avignon que ce nouveau style explose en 1907. Cette même année, il fait la connaissance de Georges Braque avec lequel il développera le courant du cubisme. Les deux hommes travailleront étroitement ensemble.
Pour répondre au problème de représenter ce qui existe en trois dimensions sur une surface à deux dimensions, Braque et Picasso apportent une nouvelle réponse. Ils remplacent les codes habituels de couleurs, de volume et de perspective par un système des signes géométriques. Ils y ajouteront, dans une phase ultérieure (le cubisme synthétique), l’utilisation de morceaux de divers matériaux (sable, papier, tôle, bois, tissu, carton…)  pour ne pas tomber dans l’art abstrait. Picasso abandonne le cubisme en 1915.
Retour au classicisme (1916 – 1924)
Sur la demande de Cocteau, Picasso crée les décors et costumes pour les Ballets russes  de Diaghilev. Il  rencontre la ballerine Olga Koklova, qu’il épousera et lui donnera un fils. L’artiste retourne un temps à l’art figuratif et réaliste quelques portraits de famille. A partir des années 1920, les tableaux du peintre tendent vers le surréalisme. Il peint de grandes baigneuses aux corps disloqués.
En 1927, apparaît une nouvelle femme dans les toiles de Picasso. C’est sa maîtresse Thérèse Walter. Il en fera de nombreux portraits et sculptures.
Guernica ou l’horreur de la guerre

En 1937, alors qu’une guerre civile déchire l’Espagne, Picasso est très touché par le bombardement de la ville de Guernica. Il choisit donc de réaliser, pour honorer la commande du gouvernement espagnol pour l’Exposition Universelle de Paris, de représenter la tragédie de cette ville. A travers ce tableau monumental, qui est l’un des plus connus du peintre, Picasso exprime toute sa colère et sa révolte. C’est le premier engagement politique de Picasso. Guernica symbolise de façon universelle l’horreur de la guerre. Dans cette lutte pour la paix, Picasso peindra en 1949 la magnifique Colombe pour la paix.
Malgré le climat austère de l’Occupation, la créativité de Picasso ne faiblit pas. Il écrit une pièce de théâtre « Le Désir attrapé par la queue » en 1941. Il peint des œuvres sombres sur le thème de la déraison humaine comme « le Charnier ». En 1944, il devient membre du parti communiste. Cette période s’illumine en 1946 lorsque le peintre s’éprend de Françoise Gilot.
En 1948, l’artiste se penche sur un nouveau moyen artistique, la céramique. En 1954, il rencontre Jacqueline Roque qu’il épousera en 1955 après le décès d’Olga. Il s’attache un temps à la  réinterprétation d’oeuvres de grands maîtres tels que Le Déjeuner sur l’herbe de Manet ou Les Femmes d’Alger de Delacroix. Picasso part s’installer en 1961 à Mougins en compagnie de Jacqueline Roque. Il s’éteint le 8 avril 1973 à l’âge de 91 ans à la suite d’une embolie pulmonaire.
Artiste protéiforme et prolifique (on estime qu’il a réalisé plus de 30 000 œuvres), Picasso a bouleversé l’art moderne.Avec George Braque, il donna naissance au cubisme. Les Demoiselles d’Avignon fut la première œuvre significative de ce mouvement. Peintre, sculpteur, graveur et céramiste, son génie fut reconnu de son vivant et aujourd’hui une dizaine de musées dans le monde lui sont exclusivement consacrés.

«Pourquoi je suis communiste ? C’est bien simple : je possède un milliard et je veux le garder.»
[ Pablo Picasso ] – Journal Officiel – 17 Mai 1957

Sites:

http://www.memetics-story.com/article-1429593-6.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Bastien-Lepage

http://moniquetdany.noosblog.fr/moniquetdany/2007/03/peintres_de_la_.html

http://www.moma.org/collection/browse_results.php?criteria=O%3ADE%3AI%3A3%7CG%3AHO%3AE%3A1&page_number=10&template_id=1&sort_order=1

etc……

 

Oops ! 30 octobre 2008- Le palais idéal du Facteur CHEVAL

LE PALAIS IDEAL DU FACTEUR CHEVAL

CHEVAL-Le palais Hauterives (Drôme)

 

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« Fils de paysan je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d’énergie. Vingt-neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l’honneur mon seul bonheur; à présent voici mon étrange histoire. Où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité.  »    Ferdinand Cheval, 15 mars 1905.

  Après l’obtention de son certificat d’études primaires, il devient, à l’âge de treize ans,   apprenti boulanger, profession dans laquelle il travaille durant quelques années.

Le 12 juillet 1867, il est officiellement nommé « facteur aux postes ».

En 1869, il est affecté à Hauterives, à une douzaine de kilomètres de son village natal, ayant en charge la « tournée de Tersanne », une tournée pédestre quotidienne de 33 km.

Dès le début de ses longues tournées, qui n’avaient pas le même rythme que les tournées cyclistes ou motorisées d’un « préposé » rural du XXI ème siècle.  il occupe ses heures de randonnée à de longues rêveries au cours desquelles il bâtit un « palais féerique », rêveries qui ne commenceront à être concrétisées qu’une dizaine d’années plus tard. Selon ses souvenirs, en avril 1879, durant l’une de ses tournées, le pied du facteur bute contre une pierre, manquant de le faire tomber sur le chemin. Son œil ayant été attiré par la forme curieuse de la pierre, il la ramasse et la glisse dans l’une de ses poches avec l’intention de la regarder plus tard à tête reposée.

Dès le lendemain, repassant au même lieu, il constate la présence d’autres pierres ayant des formes encore plus singulières et, à son goût, plus belles que celle qu’il avait trouvée la veille. Il se fait alors la réflexion que, puisque la nature pouvait « faire de la sculpture », il pourrait très bien lui-même, fort de ses longues rêveries préparatoires, se faire architecte, maître d’œuvre et ouvrier dans la construction d’un « Palais idéal ».

Durant les 33 années qui suivent, Ferdinand Cheval ne cesse de choisir des pierres durant sa tournée quotidienne, les portant d’abord dans ses poches, puis se munissant d’un panier, voire d’une brouette en certaines occasions. Revenu à son domicile, il passe de longues heures à la mise en œuvre de son rêve, travaillant de nuit à la lueur d’une lampe à pétrole. Il est alors considéré comme un excentrique par les gens du cru, qui ne disposent pas de la vision d’ensemble qu’avait l’architecte.

Après l’achèvement du Palais idéal, il manifeste son désir d’être plus tard enseveli dans l’enceinte même de son œuvre, ce que la loi française ne permet pas lorsque le corps n’est pas incinéré. L’usage de la crémation n’étant à l’époque pas du tout entré dans les mœurs en France, Ferdinand Cheval se résout alors à se conformer aux contraintes légales en se faisant inhumer, le moment venu, dans le cimetière communal, mais en choisissant lui-même la forme de son tombeau.

C’est ainsi qu’à partir de 1914, il passe huit années supplémentaires à charrier des pierres jusqu’au cimetière d’Hauterives et à les assembler, pour former le Tombeau du silence et du repos sans fin, achevé en 1922.

Il y est inhumé après son décès, survenu en 1924.

Au début des années 30, il reçoit le soutien moral de plusieurs artistes tels que Pablo Picasso et André Breton (et à travers ce dernier l’admiration des surréalistes).

Le Palais idéal du facteur Cheval a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 23 septembre 1969, signé d’Edmond Michelet, ministre des Affaires culturelles. À la même époque, son prédécesseur, André Malraux, qui avait appuyé la procédure de classement avant son départ du gouvernement, avait déclaré qu’il considérait le Palais idéal comme « le seul représentant en architecture de l’art naïf ».

CHEVAL-Tombeau_Facteur_Cheval

Le Tombeau du silence et du repos sans fin a été inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, par arrêté du 12 septembre 1975.

Le Palais Idéal est le précurseur d’un phénomène, celui des Environnements d’art, et en reste peut-être le plus génial et spectaculaire exemple. Ce phénomène, faisant l’objet d’ouvrages dès 1962, reconnu aujourd’hui dans le monde entier, est lié à l’intérêt porté aux créations. Le Palais Idéal a inspiré des artistes comme ou dans l’élaboration de leurs propres architectures imaginaires.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_id%C3%A9al

 A Hauterives (Drôme), un humble facteur a, pendant 33 ans,
érigé seul un étrange palais bâti sur des rêves.

1879-1912  : 10 mille journées
93 mille heures
33 ans d’épreuves
Plus opiniâtre que moi se mette à l’oeuvre  (Ferdinand Cheval).

Le Facteur Cheval raconte lui-même dans une lettre comment il a bâti ce palais des Merveilles.

 » Un jour du mois d’avril en 1879, en faisant ma tournée de facteur rural […] mon pied accrocha quelque chose qui m’envoya rouler quelques mètres plus loin […] Je fus très surpris de voir que j’avais fait sortir de terre une espèce de pierre à la forme si bizarre, à la fois si pittoresque que je regardais autour de moi. Je vis qu’elle n’était pas seule. Je la pris […] et je l’apportais soigneusement avec moi. A partir de ce moment, je n’eus plus de repos matin et soir. Je partais en chercher; quelquefois je faisais 5 à 6 kilomètres et quand ma charge était faite je la portais sur mon dos.

A partir de ce moment, le facteur accumule des pierres et décide de construire un palais étrange. Il y travaillera 33 ans sans relâche.

Il raconte :

Je commençais à creuser un bassin dans lequel je me mis à sculpter […] toute espèce d’animaux. Ensuite avec mes pierres je commençais une cascade. Je mis deux années pour la construire.

Je commençais une grotte et une seconde cascade de manière que ma grotte se trouve entre les deux […] Je mis encore 3 ans pour l’achever.

Malgré les critiques des gens du pays, le courageux facteur poursuit.

Je me mis à creuser la terre et dans la terre j’ai formé une espèce de rocher et dans ce rocher des cercueils […] Sur ce rocher souterrain j’ai élevé le monument dont la largeur a douze pieds et la longueur 15. Le monument est supporté par 8 murailles dont la forme des pierres est des plus pittoresques. 

 J’ai commencé ce travail gigantesque à l’âge de 43 ans […] Longueur totale du monument. Elle est de 23 mètres, sa largeur à certains endroits est de 12 mètres, la hauteur varie aussi de 6, 9 à 11 mètres, la forme entière de ce travail qui n’est qu’un seul bloc de rocail qui a environ 600 mètres cube de pierres dans son ensemble.

Le tout a été construit par la main d’un seul homme.

lettre facteur Cheval

 

 

( Lettre de Ferdinand Cheval adressée à l’archiviste départemental André Lacroix en 1897)

http://jacquesmottier.online.fr/pages/palaisideal.html

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Le Palais

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Les 3 géants

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Façade Est

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Temple Hindou

 

 

 

 

CHEVAL-Le palais de nuit

Le Palais de nuit

http://www.linternaute.com/sortir/sorties/architecture/palais-ideal/diaporama/15.shtml

Vidéos

Oops ! 6 octobre 2008 – DÜRER et la mélancolie

Peintre, sculpteur, mathématicien, Albrecht DÜRER

            Albrecht Dürer, né le 21 mai 1471 et mort en 1528 à Nuremberg est un  peintre, graveur et mathématicien allemand.

Albrecht Dürer est le troisième enfant d’Albrecht Dürer l’Ancien, orfèvre originaire de Hongrie et arrivé à Nuremberg en 1455. Selon la tradition familiale, Albrecht est lui aussi destiné au métier d’orfèvre.

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   Autoportrait réalisé à 13 ans !

À 13 ans, il en devient donc l’apprenti pendant 3  ans  et apprend à se servir du burin et de la pointe. Voyant les dons de son fils pour le dessin, Albrecht    l’ancien lui donne la permission d’entrer dans l’atelier d’un peintre. C’est ainsi qu’en 1486 il devient l’apprenti de Michael Wolgemut, avec qui il apprend à manier la plume et le pinceau, à copier et dessiner d’après nature, à réaliser des paysages à la gouache et à l’aquarelle et également à peindre à l’huile. Il se familiarise également avec la technique de gravure sur bois. Il est très influencé par Martin Schongauer. En 1491, il entreprend un voyage à Colmar pour rendre visite à l’artiste, mais celui-ci meurt le 2 février 1491 alors qu’Albrecht est encore en route. Il n’arrivera à Colmar qu’en 1492.

En 1494, il rentre à Nuremberg pour se marier avec Agnès Frey, selon le désir des deux familles. Après avoir effectué son tour de compagnon à travers la France et l’Allemagne, il séjourne à deux reprises à Venise, en 1494 puis en 1505. Ce séjour le marque profondément. On lui fait alors la commande d’un retable pour l’autel de Notre-Dame, dans l’église nationale de la colonie allemande à San Bartolommeo. En 1507, Dürer rentre à Nuremberg et entreprend d’étudier les langues et les mathématiques.

En 1512, il reçoit une pension de l’empereur Maximilien de Habsbourg avec titres de noblesse en devenant le peintre de la cour. Il en fait le portrait. À sa mort, il entre au service de Charles Quint. En 1526, il peint Les Quatre Apôtres.

Il écrit des livres parmi lesquels « Les Règles de la Peinture » ou le « Traité des proportions du corps humain » publié en 1525 et traduit par Loys Meigret en 1557. Il illustre plusieurs ouvrages, tels que « l’Arc triomphal » et le « Char triomphal de Maximilien », « la Passion de J.-C », « l’Apocalypse », « l’Histoire de la vierge Marie », et « La nef des fous » de Sébastien Brant.

Il eut Barthel Beham, Hans Süss von Kulmbach, Hans Baldung comme élèves.

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Painting of the Castel by Albrecht DŸrer

               Aquarelle (Elle date de 500 ans !), incroyablement moderne!

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Encre (d’un réalisme surprenant!)

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Dessin – (1514)

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Dürer, le graveur

Rappelons que son maître Michel Wolgemut est « responsable de la publication de deux ouvrages xylographiques: le Schatzbehalter (ou thesaurus religieux) et la Chronique de Nuremberg, une sorte de précis historique publié en 1493 avec six cent cinquante-deux bois gravés comprenant trois cents personnages différents ( deux cent soixante-dix rois, vingt-huit papes et une riche série de vues de villes, de paysages et de monastères) ». En 1490 il part pour faire son apprentissage, en 1494 il rencontre Vitruve et inclut le canon des proportions dans ses œuvres gravés.

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Dürer, le mathématicien

 Déjà artiste accompli, Dürer se rend en Italie en 1494 et rencontre Jacopo de’ Barbari qui l’initie au rôle des mathématiques dans les proportions et la perspective. Dürer se plonge alors dans les Éléments d’Euclide et le traité De architectura de Vitruve. Il s’instruit aussi dans les travaux d’Alberti et Pacioli. Il met en pratique ses nouvelles connaissances dans ses œuvres artistiques. Pour construire sa gravure Adam et Ève, il prépare son œuvre par un faisceau de droites et de cercles. Il analyse et développe la nouvelle théorie de la perspective notamment dans ses illustration pour La Vie de la vierge. Le goût d’Albrecht Dürer pour les mathématiques se retrouve dans la gravure Melancholia , tableau dans lequel il glisse un carré magique, un polyèdre constitué de deux triangles équilatéraux et six pentagones irréguliers. Il s’intéresse aussi aux proportions (proportions du cheval et proportions du corps humain).

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Détail du carré magique en haut à droite.

Clin d’oeil:
1514 (Date de création de l’oeuvre)

Présence des symboles ésotériques (compas, balance, sablier…….), d’un carré magique (clin d’oeil), composition sur la diagonale, représentation d’une comète qu’a vu Dürer. Présence d’une chauve-souris, d’un chien, d’un angelot, d’une cloche, d’un rabot, d’une sphère, d’une échelle. On dirait une liste à la « Prévert ». Les interprétations sont innonbrables (voir Internet).

Il commence à rassembler de la documentation pour rédiger un grand ouvrage sur les mathématiques et ses applications dans l’art. Ce mémoire ne paraîtra jamais mais les matériaux rassemblés lui serviront pour ses autres traités. Son œuvre mathématique majeure reste les Instructions pour la mesure à la règle et au compas (1538), qui développe en quatre livres les principales constructions géométriques comme la spirale d’Archimède, la spirale logarithmique, la conchoïde, l’épicycloïde, le limaçon de Pascal, des constructions approchées des polygones réguliers à 5, 7, 9, 11 ou 13 côtés et de la trisection de l’angle et de la quadrature du cercle, des constructions de solides géométriques (cylindre, solides de Platon..), une théorie de l’ombre et de la perspective. Il laissera son nom sur un perspectographe simple à œilleton.
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La géométrie descriptive (à l’origine de la morphométrie) nécessaire à la représentation des corps dans l’espace, initiée par Dürer sera reprise, deux siècles plus tard, par Gaspard Monge qui en fera un développement complet et artistique.

Entre autres sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Albrecht_D%C3%BCrer

 

Oops ! 7 janvier 2007 – Boronali/Aliboron

Boronali ou Aliboron !

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« Coucher de soleil sur l’Adriatique ».
Entrée solennelle d’un âne dans l’Histoire de l’Art
[Extrait de Théorie du Bordel Ambiant, de Roland Moreno, Belfond, 1990]Une espèce de démonstration par le ridicule [en] a été administrée par Roland Dorgelès, en un admirable canular monté il y a plus d’un siècle :
Le Festival d’automne de 1905 ayant fait connaître les premiers fauvistes (Matisse, Vlaminck, Marquet, Derain), certains commentaires plus désagréables que d’autres avaient pu être entendus : “barbouillages informes… jeux barbares… aberrations picturales… mauvaises plaisanteries… débauche orgiaque de couleurs, cauchemar, mystification”, et d’autres encore.
À un aubergiste de ses voisins, Dorgelès emprunta son âne. Et, à la queue de celui-ci, il fixa un pinceau.
Puis, dans le jardin montmartrois du farceur, commodément installé devant une table chargée de carottes, d’épinards, de cigarettes, et, en présence d’un huissier, l’animal commença à se gorger de friandises et à remuer sa queue. Celle-ci frottait au passage contre une toile disposée par Dorgelès sur une chaise, à bonne hauteur. Toutes les dix minutes, le pinceau frotteur était autoritairement trempé dans un pot de couleur  différente.
Une fois le résultat jugé satisfaisant, Dorgelès et ses copains lui attribuèrent une signature (“Boronali ”) et un titre : « Coucher de soleil sur l’Adriatique », avant de courir l’exposer au Salon des indépendants.
Le style “excessif” de Boronali y fit l’objet de certaines critiques (en raison de la personnalité hypertrophiée qu’il semblait refléter) mais le tableau trouva preneur, pour 400 francs .
Boronali est un peu comme ce que l’on [souvenez-vous] disait de Mai 68 : rien n’aura jamais plus été comme avant dans le monde de l’Art après ce canular historique.
Toute la problématique de la création artistique se trouve en effet ramenée, grâce à Boronali, dans le champ de l’incertitude. Cet âne prouve à lui seul, que dans le domaine de l’art, l’incertitude — quelle qu’en soit la proportion — suffit à provoquer un désordre total.
Hypothèse (démonstrative et scientifique) : le Coucher de soleil est présenté à un expert ignorant le style (et surtout le nom) de Boronali. S’agit-il d’un jeune peintre albanais, très célèbre dans son pays (genre de Picasso à ses débuts), ou bien est-ce un âne à la queue duquel on a accroché un pinceau ? Pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que l’expert ne dispose évidemment de rien pour trancher.
Variante : deux toiles seraient soumises à un expert étranger qui ne connaît pas Coucher de soleil, cette fois faussement signé de Soulages , et à un autre Boronali (pourquoi pas un Lever de soleil ?) attribué à un confrère du même Soulages : l’expert est encore incapable de se déterminer.
Une seule dose de désordre suffit donc à créer 100% d’incertitude .

Oops ! 8 janvier 2008 – Honoré DAUMIER

LA CARICATURE SELON HONORE DAUMIER

Les parlementaires.


DAUMIER-Alexandre Le Comte

DAUMIER-Cunin-Gridaine

DAUMIER-Antoine ODIER

Alexandre Le Comte

 

Laurent Cunin, dit Cunin-Gridaine (1778-1859)
député des Ardennes, ministre du Commerce

Le Mauvais

Associé de Gridaine, son beau-père fabricant de draps, il est élu en 1827 député de Mézières et siège aux côtés de La Fayette. Opposé au cautionnement des journaux il fait partie des 221 opposants au régime de Charles X. Après 1830, il acquiert une grande importance politique. Il est ministre dans les cabinets Soult puis Guizot en octobre 1840. Il est, dit-on, « le Thuriféraire de toutes les mesures rétrogrades ». Le Charivari du 24 avril 1833 le décrit comme ne parlant jamais et ayant l’air de ne pas penser davantage. Il quitte la politique en 1848.

Antoine Odier

 

DAUMIER-Baron Joseph de Podenas

DAUMIER-Charles Guillaume Etienne

DAUMIER-OOPS

Baron Joseph de Podenas

 

Charles-Guillaume Etienne (1777-1845)
député de la Meuse, pair de France

Le Vaniteux

Auteur dramatique et directeur du Constitutionnel, membre de l’Académie française sous Napoléon Ier, il est révoqué en 1815. Libéral, il siège à gauche comme député de la Meuse en 1822, 1827, 1828. De nouveau député après la révolution de 1830, il soutient les gouvernements jusqu’au ministère Molé entre 1836 et 1839. Il s’allie alors au centre-gauche. Il est nommé pair de France en 1839. Selon Le Charivari du 20 septembre 1833, « Le député de la Meuse dort à la Chambre comme il dort à l’Institut. Il ne s’éveille qu’aux heures des repas ; mais alors, il retrouve toute ses capacités intellectuelles, dont la plus remarquable est d’une étourdissante loquacité. Aussi un homme d’action a dit de lui : « C’est un estomac disert. » Malheureusement, la digestion ne tarde pas à le plonger […] dans cet état de torpeur où le représente […] M. Daumier. »
          Charles Philippon

DAUMIER-Comte Antoine Maurice Apollinaire

DAUMIER-Félix Barthe

DAUMIER-Falloux

Comte Antoine Maurice Apollinaire

 

Félix Barthe (1795-1863)
député de la Seine, ministre de l’Instruction publique, garde des Sceaux, sénateur

L’important personnage

Arrivé de Toulouse à Paris il se fit connaître en faisant traduire en conseil de guerre le coupable du meurtre de l’étudiant Lallemand, abattu devant le Palais Bourbon au cours d’une rixe provoquée par la discussion d’un projet de loi. En 1827 il fut membre de la société jacobine Aide toi, le ciel t’aidera. Il fut présent à la réunion des avocats libéraux chez Dupin Aîné le 26 juillet 1830 affirmant les ordonnances signées par Charles X contraires à la Charte de 1814. D’abord libéral, ministre de l’Instruction publique puis de la Justice, il réforma le code pénal accordant aux tribunaux davantage de liberté dans l’application de la peine. Mais il réprima les délits de presse. En 1834 il présenta la loi sur la censure et les associations politiques. Les petits journaux prétendaient que son strabisme permettait de surveiller à la fois les carlistes et les républicains. La Caricature du 18 juillet 1833 en fait le portrait suivant : « A ces yeux louches, à ce sourire faux, à cette tournure épaisse, à cette figure outrecuidante, vous devinez que ce ministre est Barthe. Il n’y a guère qu’à l’administration de la justice en France, que vous auriez de la peine à reconnaître l’ex-carbonaro de la Restauration ; mais que voulez-vous ? C’est comme ça que la monarchie les aime. »

Inconnu, dit Frédéric-Alfred-Pierre vicomte de Falloux du Coudray
(1811-1885)
député du Maine-et-Loire,
ministre de l’Instruction publique et des Cultes

Un Malin

Falloux est issu d’une famille bourgeoise anoblie par Charles X. Il est proche des catholiques libéraux tels que Montalembert et Lacordaire. En 1846 il est élu à la Chambre. En décembre 1848 il deviendra ministre de l’Instruction publique dans le gouvernement d’Odilon Barrot. Il se retirera de la politique sous le Second Empire. L’identité du personnage représenté reste une énigme. Il est en fait douteux qu’il s’agisse ici de Falloux – qui avait vingt-deux ans en 1833 -, si l’on en juge par les traits du personnage, à moins qu’il ne s’agisse du père de Falloux.

DAUMIER-Jacques Lefebvre

DAUMIER-Jean Pelet de la Lozere

Jacques Lefebvre

Jean Pelet de la Lozére

  » Notre temps n’est pas celui où Daumier passerait six mois en prison pour la caricature de Louis Philippe en Gargantua (qui était aussi souvent représentésous la forme d’une poire). La prison politique, sous la monarchie de Juillet, n’était pas d’ailleurs une condition de forçat. Mais la plus grande différence qu’il y ait entre notre régime politique et ceux sous lesquels vécut Daumier, est bien plus grave, si on y réfléchit. Notre époque peut tout caricaturer, tout tourner en dérision sans que le pouvoir s’en émeuve. Au contraire, il applaudit. La raison en est simple.
Au temps de Daumier, la politique n’aimait pas trop qu’on se mêle de ses affaires et ne prisait pas la publicité. On voit qu’à notre époque c’est, bien sûr, tout le contraire ! Peu importe ce que l’on dit de vous , l’essentiel est que l’on ne vous oublie pas. « 
Propos extraits de l’article d’ Alain Calonne ; Honoré Daumier dans le ventre législatif (à l’occasion d’une exposition au Palais Bourbon : Daumier et les parlementaires); Valeurs de l’art, Nov-déc 1996
Daumier passait par le volume avant de produire sur le papier les caricatures des politiques de son temps ; il modelait donc ses personnages de mémoire lorsqu’il revenait de l’Assemblée Nationale. Baudelaire célébra cette « mémoire quasi divine qui lui tient lieu de modèle ». Et Balzac, qui collaborait dans le même journal qu’Honoré Daumier, s’exclama :  » Ce gaillard-là a du Michel -Ange dans la peau « .
Après la mort de l’artiste, les bustes furent abandonnés dans la cour de sa maison de Valmondois et vendus à vil prix.

Oops ! 22 mai 2008 Les 2 tricheurs – Georges de La TOUR

Le Tricheur à l’as de carreau et le tricheur à l’as de trèfle.

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Georges de la TOUR (1593-1652)

Georges de La Tour, né en 1593 à Vic-sur-Seille, est le plus grand peintre lorrain du XVII ème siècle. Il se maria à Diane Le-Nerf avant de devenir peintre ordinaire du Roi Louis XIII. Ainsi, Georges de La Tour faisait l’objet de nombreuses commandes de la part du Roi et d’une clientèle parisienne importante.
En janvier 1652, à Lunéville, le peintre vicois mourut quinze jours après sa femme, d’une pleurésie.

Le Tricheur à l’as de carreau (environ 1635)

Seul tableau diurne de G. de La Tour au Louvre avec le Saint Thomas, Le Tricheur illustre un thème fréquemment traité à la suite du Caravage. Le jeune homme est ici soumis aux trois tentations majeures selon la morale du XVIIe siècle : le jeu, le vin, la luxure. Il en existe une autre version comportant des variantes notables, Le Tricheur à l’as de trèfle , qui serait le premier crée .(Fort Worth, Kimbell Art Museum).

 

Quatre personnages sont réunis autour d’une table et jouent aux cartes. Ils semblent tous suspendus dans le temps. A droite, un jeune homme richement habillé passe en revue ses cartes. Il est isolé des autres protagonistes et ne partage pas la complicité de ces derniers, visible dans les jeux de regard. Légèrement excentrée, une femme, à la coiffe sophistiquée et au décolleté plongeant, nous dirige par son regard et par le geste de sa main vers la gauche de la composition. Là, un autre joueur plongé dans l’ombre sort discrètement un as de carreau dissimulé à l’arrière de sa ceinture. Enfin, entre lui et la courtisane, une servante prépare un verre de vin. La situation paraît assez claire. Le jeune homme attiré dans le jeu par la courtisane qui ne manque pas d’atouts, est enivré et va être dépouillé par l’homme de gauche.

Les différences sont visibles sur les compositions ci-dessous:

(Le haut du tableau est allongé de 10 cm,  des modifications de bijoux, de barbe chez le tricheur, de position de la main de la joueuse, la couleur de la robe de la servante,….

GEORGES de la TOUR-montage trèfle

GEORGES de la TOUR-Montage carreau

 

Oops ! 29 mai 2008 – Les vitraux de Marc CHAGALL

Marc Chagall 1887-1985

Portrait_of_Marc_Chagall       Portrait de Chagall par  Yury Pen

„J’ai choisi la peinture parce qu’elle m’était autant nécessaire
que la nourriture. Elle me
semblait être une fenêtre par laquelle je pouvais
m’envoler dans un autre monde »

Marc Chagall 1958

Moyshe Segal arrivé de l’endroit où les vaches volent dans les airs, les poissons jouent du violon et les amants unis dans des baisers passionnés s’élèvent dans les nuages, il a inscrit son chapitre du monde féerique dans l’histoire de la peinture, en se faisant connaître sous le pseudonyme de Marc Chagall. En tant que jeune peintre, il a commencé par l’observation des gens et apporté un monde de maisons de bois couverte de neige, de musiciens errants et de petits buveurs dans les métropoles européennes telles que Paris, Berlin ou New York, en y apportant le charme et l’amour de son pays natal.

Chagall a beaucoup voyagé dans le monde. Chicané par les communistes et puis par les nazis (ils ont jugé son art dégradable). Il a été obligé de changer plusieurs fois son lieu de séjour. Malgré cela il a fait beaucoup de connaissances intéressantes. Il est devenu ami entre autres avec Max Jacob et Guillaume Apollinaire, il était lié avec le couple de peintres Robert et Sonie Delaunay, son atelier parisien voisinait avec l’atelier d’Amadeo Modigliani ainsi qu’avec celui de Chaima Soutin, il entretenait des contacts avec les représentants du cubisme et du surréalisme. Pourtant malgré les rapports avec l’environnement de l’Avant-garde, il créait aux rebords du modernisme, absorbé dans son propre monde de l’imagination .La création de l’artiste très souvent a été comparée aux tableaux des surréalistes, pourtant le peintre lui-même s’est séparé de ce groupement en refusant officiellement d’y entrer en 1924. Il affirmait qu’il préfère peindre la vie que des rêves.

Il disait : « Ne m’appelez pas fantaisiste ! Au contraire je suis réaliste. J’aime le monde « . À l’aide des couleurs il racontait des histoires de sa vie, il parlait de son bonheur et de sa passion pour les femmes, il parlait de la beauté de la vie quotidienne. Sa peinture exprimait la passion de la vie!

http://www.vide.fr/vide/artysci/archiwum_chagall.html__jezyk_id–FR,kraj_id–DE

Le plafond de l’Opéra de PARIS.

chagall-opéra-chagall

 

Architecture intérieure

Peinture (Plafond peint)
Date : 1964

Artiste : Marc Chagall

Modèles : Tristan, Iseut, Daphnis, Chloé, Orphée, Eurydicé

Commanditaire : André Malraux

En relation avec : Igor Stravinski, Piotr Ilitch Tchaïkovski, Christoph Willibald Gluck, Alexandre César Léopold Bizet (Georges), Giuseppe Verdi, Jean-Philippe Rameau, Claude Debussy, Ludwig van Beethoven, Maurice Ravel, Modest Petrovitch Moussorgski, Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart, Richard Wagner, Louis-Hector Berlioz, Jules Eugène Lenepveu
http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000060489.html

Quelques vitraux….

Ce qu’il faut savoir:
Les peintres ne sont pas des « vitraillistes ».
Le peintre, guidé par les plans, les descriptions, les photos, exécute dessins et esquisses. Il fournit une maquette définissant les couleurs, les formes, le rythme des ombres et de la lumière. Vient ensuite le carton à grandeur d’éxécution déterminant le tracé des plombs, la découpe des verres, leur valeur colorée: verres plaqués, verres antiques, soufflés à la bouche, mordus à l’acide, etc.. »Allant du trait noir au lavis le plus léger, Chagall fixait l’intensité colorée de chaque verre et en modifiait la translucidité ». Le travail du vitrail est réalisé par un maître verrier. Pour Chagall, comme pour les autres peintres, le nom du maître verrier n’est pratiquement jamais cité. Le nom du peintre créateur reste, l’artiste verrier est oublié…. Réparons cet oubli.

….Charles MARQ….
Né à Paris en 1923.
Après unelicence de Philosophie à la Sorbonne il s’intéresse à la musique et fonde en 1945 avec Pierre Bonnard la « Société de Musique Italienne » à Reims.
En 1949, il épouse Brigitte Simon qu’il a rencontrée en 1946 et qui l’incite à dessiner. Il reprend avec elle l’atelier de vitraux de Jacques Simon à Reims. Après
la réalisation de vitraux personnels à Reims, Rethel et Lyon, il exécute, à partir de 1956, les vitraux avec Jacques Villon, Roger Bissière et Marc Chagall pour
la cathédrale de Metz. Jusqu’en 1985 ce sera lui qui réalisera tous les vitraux de Marc Chagall.

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Quelques mots émouvants de CHAGALL, en cliquant sur l’oreille.

Im Fraumünster Zürich

Le chœur roman qui remonte aux années 1250 à 1270 est très élevé (18m).

Le rouge sang « prophètes » sur la fenêtre de gauche (nord).

Le jaune « Sion » sur la fenêtre de droite (sud).

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http://www.salzmaenner.ch/projekte/2003/2003-04-05-chagall/index.html

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Vitrail  ( Nations Unies, New-York)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Chagall

LA RESTAURATION DU VITRAIL DE LA PAIX DE CHAGALL MARQUE LE SOIXANTIÈME ANNIVERSAIRE DE L’ONU ET LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE DAG HAMMARSKJÖLD

La Vice-Secrétaire générale s’exprime à l’occasion de la cérémonie d’inauguration

(Publié le 1er février 2006 – retardé à la traduction)

On trouvera ci-après le texte de l’allocution prononcée ce soir, au Siège, par la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Mme Louise Fréchette, à l’occasion de la cérémonie d’inauguration du vitrail de la paix de Chagall.

 La cérémonie organisée aujourd’hui pour célébrer la restauration du vitrail de la paix de Chagall, fruit du travail acharné de la Maecenas World Patrimony Foundation, marque une étape importante dans l’histoire de l’ONU. En effet, nous célébrons à la fois les 60 ans de l’Organisation et le centième anniversaire de la naissance de Dag Hammarskjöld, dont le souvenir est immortalisé par le vitrail que nous avons devant nous.

 La carrière et la mort prématurée de Dag Hammarskjöld illustrent parfaitement les qualités les plus élevées qu’un fonctionnaire international puisse posséder : dévouement à la cause de la paix, souci de la médiation et disposition à risquer sa vie pour le bien de l’humanité. Malgré de nombreuses obligations professionnelles, il a vécu une existence paisible, expression de son amour de la culture et de la méditation.

 Il était donc approprié que le personnel de l’ONU et l’artiste Marc Chagall honorent la mémoire de Dag Hammarskjöld en lui dédiant ce vitrail de la paix, à l’occasion du troisième anniversaire de sa mort. Peintre français né en Russie, dont la carrière a couvert de nombreux continents, Chagall a créé des œuvres qui symbolisaient la communion des cultures dans la paix, l’amour et l’harmonie. La couleur qui domine dans le vitrail est le bleu, couleur qui, selon Chagall, était propice à la méditation.

 Sa place près de l’entrée de la salle de méditation, pensée et créée par Dag Hammarskjöld, met en relief ce lien.

 En haut, à droite, on voit des défenseurs de la paix et des martyrs morts pour la cause. Étant donné que l’une des œuvres musicales préférées de Dag Hammarskjöld était la neuvième Symphonie de Beethoven, Chagall a également intégré quelques notes du dernier mouvement dans le vitrail.